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Mercredi, 20 Juin 2018

Mali-Mausolées de Tombouctou: la CPI fixe les dommages à 2,7 millions d'euros

La Cour pénale internationale (CPI) a estimé jeudi qu'un djihadiste reconnu coupable d'avoir participé à la destruction de sites religieux et historiques à Tombouctou au Mali en 2012 devrait verser 2,7 millions d'euros de dommages et intérêts.
Amad al Faki al Mahdi a été condamné en septembre 2016 à neuf ans de prison pour avoir participé, lors de l'insurrection menée par des groupes islamistes, à la destruction de dix mausolées et sites religieux de Tombouctou, remontant au XIVe siècle, l'âge d'or de l'islam soufi.
Al Mahdi étant en prison et n'ayant pas les moyens de s'acquitter des dommages, la CPI a demandé à son Fonds au profit des victimes de le faire à sa place.
Créé en 2004, ce fonds gère les programmes qui prennent en charge les préjudices découlant des crimes de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. L'argent sera versé sous forme de programmes éducatifs et d'aide économique.
La construction d'un monument commémoratif ou d'une cérémonie de commémoration ou du pardon est évoquée par la CPI, "afin que soit reconnu publiquement le préjudice moral subi par la communauté de Tombouctou et ses membres".
La CPI a demandé au Fonds de soumettre un projet de plan de mise en œuvre d'ici au 16 février 2018.
Dans son arrêt, la Cour souligne "l'importance du patrimoine culturel" et insiste sur le fait "qu'en raison de leur but et de leur valeur symbolique, la plupart des biens qui constituent le patrimoine culturel sont uniques et revêtent une valeur sentimentale".
"Leur destruction porte donc un message de terreur et d'impuissance, annihile une partie de la mémoire partagée et de la conscience collective de l'humanité et empêche celle‑ci de transmettre ses valeurs et ses connaissances aux générations futures", ajoute la Cour.
Les trois juges de la CPI qui ont statué soulignent l'importance des réparations individuelles à verser aux personnes dont la subsistance dépend exclusivement des sites détruits, ainsi que pour les descendants des défunts dont les sites funéraires ont été endommagés.
Lors de son procès, al Mahdi avait demandé pardon. Il avait expliqué avoir été en état de confusion mentale à l'époque, pris dans le climat d'effervescence créé par les groupes islamistes Ansar Dine et Al Qaïda.

Reuters


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