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Dimanche, 19 Novembre 2017

  •   Karim Sabeur
  • mercredi 18 octobre 2017 15:00

« Le désordre architectural est total et coûteux en Algérie», Kamal Rezig, économiste

La gestion urbaine est abordée en partie à travers le concept de nouvelles villes même si elles n’ont pas été une panacée et la ville d’Ali-Mendjelli à Constantine en est la preuve. Il faut donc revoir la politique d’urbanisation en Algérie par une nouvelle réorganisation des villes pour en finir avec le désordre architectural, suggère Kamal Rezig, enseignant en économie à l’université de Blida. 

 

Maghreb Emergent: Que pensez-vous des décisions concernant la structuration urbaine des grandes villes comme Alger, Oran et Constantine ?

Kamal Rezig: Sur ce chapitre, on constate malheureusement que depuis l’indépendance, il y a eu une urbanisation catastrophique avec la création des pôles urbains sans commodités de la vie et sans aucune harmonisation avec les anciennes villes coloniales. Nous nous retrouvons avec des grandes villes sans âme et sans charme, presque des bidonvilles.

Ceci a poussé nos responsables à lancer des grandes opérations de structuration urbaine de nos grandes villes pour corriger les erreurs et aussi pour les rendre habitables et présentables. Mais malheureusement, cela coûte trop cher et c’est difficile à réaliser parce qu’on ne peut pas corriger les erreurs de 55 ans aussi facilement et dans un délai très court.

Est-ce que les propositions des gouvernements successifs dans ce domaine sont adéquates ?

C’est un vrai problème en Algérie. Chaque gouvernement a une vision différente du précédent. Il n’y a pas une continuité dans la politique d’urbanisation ce qui a rendu les interventions successives non efficaces et inadéquates par rapport à la réalité du terrain. On a 1541 communes et aucun plan d’urbanisme d’une commune n’a de relation avec ceux des communes voisines. Le désordre architectural est total. Nous nous trouvons devant plusieurs lois sans que ces dernières ne règlent définitivement le problème de ce désordre. Après 55 ans d’indépendance, on n’a pas créé de villes nouvelles et on n’a pas gardé intactes les anciennes villes.

Les nouvelles villes devaient structurer le tissu urbain, est-ce que c'est la seule solution à adopter dans ce domaine ?

Les nouvelles villes sont dans un désordre total. Elles n’ont pas solutionné le problème et la ville d’Ali-Mendjelli de Constantine en est une preuve. Pour les autres villes nouvelles, elles n’ont rien solutionné et elles ont créé d’autres problèmes. Donc, à cause de cela, il faut revoir la politique d’urbanisation en Algérie par une nouvelle réorganisation des villes. Les nouvelles villes peuvent être une partie de la solution pour en finir avec ce désordre.

Les villes intelligentes font leur apparition, sont-elles la panacée pour dépasser le désordre architectural ?

Les villes intelligentes sont effectivement la solution au désordre architectural en Algérie, mais leurs coûts très élevé rend impossible la création de milliers de villes nouvelles. Avec la croissance démographique qu’on connaît, nous ne pouvons pas régler ce problème de désordre architectural. Il faut réduire le désordre des villes qui existent avec la possibilité de création des nouvelles villes intelligentes comme leur prolongement.

Les pays méditerranéens ont leur propre politique du logement, cet agenda urbain peut-il être adopté en Algérie ?

Cela est possible mais pas avant d’avoir trouvé une solution définitive à la crise du logement en Algérie. Nous sommes en train de construire pour solutionner cette crise d’où le souci de la création des nouvelles villes. Actuellement, il s’agit de donner un logement à chaque citoyen sans tenir compte de l’aspect architectural des villes.

Il est grand temps de remédier à ce problème est de construire des villes qui ont des identités arabo-islamiques et berbères de telle manière à permettre notamment le développement touristique. On voit que la ville de Barcelone en Espagne draine des millions de touristes annuellement pour la visiter car elle a un cadre architecturale spécifique. Donc, le développement de nos villes ouvre aussi un horizon pour le tourisme.

 


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