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Mercredi, 26 Novembre 2014

  •   Nejma Rondeleux
  • samedi 26 janvier 2013 20:10

Les recommandations de Nabni pour que l’Algérie rêvée de 2020 devienne une réalité

Nabni Algérie

 

Le collectif « Notre Algérie bâtie sur de nouvelles idées » (Nabni) a présenté ce samedi à Alger son rapport "Cinquantenaire de l’indépendance : enseignements et vision pour l’Algérie de 2020". Exposant en 265 pages, à l’aide de chiffres et de documents, un "projet global" constitué de "50 chantiers structurants" dans les domaines de l’économie, l’éducation, la santé, le vivre-ensemble et la gouvernance afin qu’à l’horizon 2020 l’Algérie soit dans une configuration de réel changement.

 

 

"L’Algérie de 2020 est celle que je voudrais pour mon fils de huit ans", a déclaré en guise d’introduction un des membres de Nabni, Abdelkrim Boudra. Cette Algérie, a-t-il poursuivi, aura rompu avec le "statu-quo" actuel en termes de gouvernance publique et de politique économique qui entraîne inévitablement le pays vers la catastrophe. Vers le naufrage, même, pour reprendre la métaphore du Titanic utilisée par le collectif dès le début des présentations publiques, en mai dernier. Car avec un niveau de consommation énergétique national qui ne cesse d’augmenter et des exportations d’hydrocarbures amenés à baisser, l’Algérie aura tôt au tard à recourir à l’endettement extérieur pour couvrir ses exportations. Les réserves de change ainsi que la Fonds de régulation financier sont donc en train de s’épuiser.

Mais "Nabni a choisi le scénario du verre à moitié plein", tempère Abdelkrim Boudra. Celui du changement, seul capable d’empêcher le "navire algérien" de heurter l’iceberg. Pour cela "commençons par mobiliser les ressources d’ici et d’ailleurs pour bâtir un nouveau pacte national de développement économique et social", suggère le collectif qui préconise, entre autres, "un budget de l’Etat financé à 50 % par la fiscalité pétrolière en 2020" et "une multiplication par sept des exportations des entreprises algériennes par rapport à 2012". C’est que le "rêve est permis" annonce en titre la seconde partie de l’exposé du rapport Nabni 2020.

Un projet global cohérent et indissociable

Le volumineux rapport a été présenté par les différents membres de Nabni sous la forme d’une synthèse des "50 chantiers structurants" recommandés dans chacun des cinq domaines retenus par Nabni : l’économie, l’éducation, la santé, le vivre-ensemble et la gouvernance. Le rapporteur commençait par un bilan des cinquante dernières années dans le secteur avant de livrer les enseignements et les "principaux leviers de rupture". Dans le domaine de l’économie, l’urgence est à la diversification a alerté le collectif. "Rompre le cordon de la rente, créer un fonds souverain, rendre le climat des affaires plus attractif, réformer le système financier, changer la vision sur l’emploi", ont été quelques-uns des leviers de rupture évoqués.

Dans le domaine de l’éducation, Nabni a insisté sur "l’amélioration de  la performance et de la qualité » préconisant une « plus grande autonomie des établissements", "une revalorisation de la formation professionnelle et technique", "une pédagogie accès sur l’éveil", "un système plus ouvert en terme d’éducation", etc. En matière de san, l’accent a été mis sur le contrôle et la transparence. Parmi les chantiers de rupture cités : "l’accès équitable au juste soin et à des services de qualité", notamment par réforme de la PCH et "la complémentarité entre secteurs privé et  public" avec des opérateurs privés soumis à "l’ensemble des mécanismes de régulation instaurés par la tutelle publique".

Dans le domaine du vivre-ensemble regroupant la culture et l’urbanisme, les leviers de rupture préconisent "une augmentation de l’offre et des espaces culturels", "une libération des initiatives artistiques" - grâce à la mise en place de résidences d’artistes, d’un statut social et fiscal de l’artiste et à des formations des métiers de la culture - et un "aménagement directif du développement urbain sur le territoire". Enfin, le rapporteur du chapitre sur la gouvernance, Zoubir Benhamouche, a mis en évidence l’impératif de changer les "institutions" afin que Nabni 2020 se réalise. "Changer les institutions et vous aurez un autre visage de l’Algérie" a-t-il lancé. Pour cela, le premier axe fondamental est la "redevabilité des institutions et des élus", selon Nabni, qui considère qu’il "faut faire de l’Etat, un outil d’excellence, le transformer en catalyseur du développement économique et social".

La finalité du rapport Nabni 2020

C’est la question qui a été la plus posée par le public au cours du long débat engagé avec les membres de Nabni. "Que comptez-vous faire du rapport ?", a interpellé un monsieur du public. "Qu’est-ce qui fait que ces solutions seront appliquées un jour ?" a renchéri un autre monsieur suggérant qu’elles ne pourraient pas se passer d’une volonté politique. La couleur politique, l’identité exacte des membres de Nabni, les intentions du collectif ont d’ailleurs fait l’objet d’interrogations dans plusieurs interventions des membres du public.

Déjà confrontés à ces remarques, les membres de Nabni ont souligné "la modestie du projet". "On fait ce qu’on peut faire", a ainsi répondu un des rapporteurs. "L’objectif de ce collectif constitué de jeunes et de moins jeunes est d’aider l’Algérie à amorcer son décollage grâce à des recommandations mais veillez à leur application serait se substituer à 37 millions d’Algériens", a-t-il ajouté. Le rapport "Cinquantenaire de l’indépendance : enseignements et vision pour l’Algérie de 2020" a été distribué aux institutions publiques, partis politiques, associations, etc. Une version en arabe sera bientôt disponible sur le site Web de Nabni.

 

 

Téléchargez ici la Synthèse du rapport Nabni 2020

Téléchargez ici le rapport complet Nabni 2020

 

 

 


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