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Dimanche, 25 Février 2018

  •   Ihsane Elkadi
  • vendredi 24 février 2017 12:29

Algérie - Ce que suggère la valse des DG en phase de fin de mandat des tutelles ministérielles



La chronique hebdomadaire d’El Kadi Ihsane sur El Watan a fait un lien entre l’accélération des changements à la tête des entreprises publiques et l’approche des législatives. D’où les idées tardent à filtrer.


La campagne électorale qui démarre ne prépare pas les Algériens au débat d’avenir auquel ils ont droit. Elle est déjà complètement absorbée, et risque de le rester jusqu’au bout, par le départ sur les procédures, la mobilisation pour le vote ou le boycott, la fraude et ses conséquences politiques. C’est comme pour les choix de politiques économiques. Ils ne peuvent pas se déployer. Parasités par une suspicion endémique. Ceux qui veulent le tout Etat sont suspects de vivre sur les dessous de table de la commande publique. Ceux qui veulent déréguler pour plus d’efficacité économique sont suspectés de dérouler le tapis pour leurs amis du secteur privé. Un rappel, les deux chefs de gouvernements qui incarnent le plus l’une et l’autre option de politique économique dans l’histoire de l’Algérie, Belaïd Abdesslam et Mouloud Hamrouche s’équivalent en probité et en désintéressement. Il est donc possible pour un homme politique de soutenir plus d’étatisme économique ou plus d’ouverture vers le marché sans être suspect d’être personnellement intéressé par les dividendes du modèle qu’il préconise. Les partisans de l’ouverture du capital de Sonatrach ne sont pas ceux qui vont profiter de la revente de ses actions à la bourse d’Alger tout comme ceux qui préconisent le statu quo à son sujet ne sont pas des candidats pour le casse du siècle version Chakib Khelil. Les convictions politiques existent. Dans l’absolu, elles surdéterminent le reste.

Des convictions pour chez Belaid Abdeslam et Mouloud Hamrouche

Au printemps 2017, il faudra cependant accepter un clivage dans les idées. L’économie algérienne souffre t’elle d’avoir été trop ou mal dérégulée dans les années 90 sous tutelle du FMI et au début des années 2000 sous Bouteflika premier ? C’est un point de vue politique qui induit un discours sur l’avenir. Protectionnisme commercial, préservation du périmètre marchand de l’Etat, contrôle de l’investissement notamment étranger. L’économie algérienne est elle plutôt victime d’un ralentissement, ou plus, d’une halte de son passage aux règles concurrentielles de marché ? Et dans ce cas les options programmatiques sont inverses : démonopolisation (y compris par l’ouverture commerciale), réduction du périmètre économique de l’Etat, libération de l’investissement. Les deux options ne préjugent pas vraiment du positionnement de droite ou de gauche de celui qui les porte. La droite s’est divisée dans les pays capitalistes avancés entre protectionniste et dérégulatrice, et la gauche également. C’est le niveau de redistribution et de couverture solidaire qui désormais sépare les programmes de gauche et de droite. Un peu plus que la manière dont sont générés les revenus du pays. Dans le giron de l’Etat Nation ou dans celui de la mondialisation. En Algérie, ce clivage a toujours existé. Il a aussi toujours été émasculé par des questions d’urgences : le FIS, Le terrorisme, la réconciliation, la stabilité politique, le gonflement de la rente pétrolière, sa redistribution, la maladie du président. Dans deux ans et demi, avant que la législature qui démarre au printemps prochain n’ait atteint son mi-terme, les réserves de change de l’Algérie seront passés sous le seuil technique des 30 milliards de dollars, selon le trend actuel. Alors il serait bien venu de parler tout de suite et sans attendre comme Belaid Abdesslam et comme Mouloud Hamrouche. C’est à dire avec des idées claires et des convictions fortes. De ce clivage là viendra la modernité.

Cherche un Mohamed Meziane pour un Chakib Khelil ?

En attendant ce grand bond en avant du débat d’idées, il reste la chronique journalière de l’action du gouvernement. Elle dit toujours la même chose. Air Algérie, CNRC, après Algérie Télécom, Mobilis, Saidal, SNVI, … le contrôle politique de la création des richesses et de leur régulation donne le tournis. La tutelle sur la gouvernance des entreprises publiques (c’est pas le cas du CNRC) est un enjeu de pouvoir plus aigu en Algérie qu’ailleurs. « Pour cause de périmètre hypertrophié du secteur public marchand » . Le premier ministre Abdelmalek Sellal a renvoyé en janvier dernier aux ministres une note ou ils leurs rappelaient les règles d’indépendance des conseils d’administration des entreprises publiques économiques. Message particulier au ministre de l’industrie et des mines Abdeslam Bouchouareb, pris en flagrant délit de énième remaniement des managements des entreprises à capitaux d’Etat via leurs fiduciaires publiques.

Il y’a, pour faire vite, deux catégories de motivations dans les remaniements de DG d’entités publiques par les ministres de tutelle. La première est un conflit sur la conduite des affaires, la seconde est une divergence sur tout le reste. Entendre y compris et surtout les contrats d’approvisionnements. Tous les ministres qui débarquent un PDG par dessus même l’avis de son conseil d’administration, ne sont pas nécessairement à la recherche d’un manager de rechange docile qui fera passer les contrats d’achats ou d’équipements dont il sont déjà sélectionné le bénéficiaire. Le penser serait suicidaire pour le vivre ensemble algérien. Tout de même. Le syndrome Khelil-Meziane hante la gestion des actifs publics. Peut on dire non à son ministre de tutelle ? La réponse est oui. Mais tous les managers publics savent ce qu’il en coute. Ils ne peuvent plus engager eux mêmes les actes de gestion opérationnelle qui font avancer leur entreprise sans risquer de se mettre à découvert. Dans le management des actifs publics comme dans le reste, rien n’équivaut une volonté politique de respecter la loi. Elle existe infiniment moins aujourd’hui qu’il y a 25 ans une fois déployés les fonds de participation sous le magistère de Ghazi Hidouci. Dans le brouhaha des changements de DG ici et là, qui pourra alors empêcher les électeurs, conviés à voter, de penser qu’il se prépare de gros larcins en fin de période pour le gouvernement Sellal ? Un gros contrat de gré à gré scellé dans une urgence très discutable se prépare déjà à défrayer la chronique peu tranquille des affaires à Alger. Ce sera peut être l’objet de la chronique de la prochaine semaine.


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1 Commentaire

  • Je viens apporter ma modeste contribution en matière de réflexion au sujet de la réalité de notre économie depuis l’indépendance à ce jour.

    D’abord, je tiens à demander à IHSANE ELKADI de me pardonner ma franchise, mais l’honnêteté intellectuelle m’oblige à lui dire que si je partage partiellement le constat qu’il fait, cependant à mon humble avis les vraies raisons pouvant expliquer les échecs répétés des politiques économiques de l’Algérie sont pour l’essentielles imputables au coup de force qui a conduit en 1962 à la disparition des structures du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) et son remplacement par le Parti-Etat qu’était et reste le Front de Libération National qui s’était imposé par les chars et une constitution, faut-il le rappelé, écrite dans une salle de cinéma.

    Les prismes des économies dites de gauche par référence à BELAID ABDESLAM ou de droite par référence à MOULOUD HAMROUCHE n’ont aucun sens, car elles furent, pour la première, gauche, pour la seconde, maladroite et là je ne fais pas un jeu de mot, mais je pointe seulement du doigt les maux des deux politiques et je m’explique :

    La politique d’industrialisation de BOUMEDIEN qu’on attribut à son Ministre de l’industrie, BLAID ABDESLAM, si il est vrai qu’elle demeure louable, il n’est cependant pas moins vrai qu’elle a échouée a cause d’un faux plein emploi décrété qui obligeait les entreprises industrielles à être constamment en sureffectifs, ce qui par ailleurs était également le cas dans les administrations et dans le secteur agricole.

    La politique de libéralisation de CHADELI BENDJEDID qu’on attribut à son Premier Ministre MOULOUD HAMROUCHE, s’il est vrai que la tentative demeure louable, il n’est cependant pas moins vrai qu’elle a échoué parce que l’Etat s’est retrouvé fauché et étranglé par ses créanciers du club de Paris et donc du FMI

    La politique de privatisation et des conteneurs à outrance de BOUTEFLIKA qu’on attribut à son Premier AHMED OUYAHIA, s’il est vrai qu’elle aurait pu être une grande catastrophe pour l’Algérie, si ce n’était la bénédiction de l’envolée du prix du baril de pétrole qui est passé de 20 à 120 Dollars, il n’est pas moins vrai qu’aujourd’hui avec la baisse des recettes des hydrocarbures cette politique elle fait planer la hantise de voir de nouveau l’Etat fauché et retourner au financement de son économie par l’endettement auprès du FMI

    Pour étayer mon commentaire, je vais emprunter :
    - D’une part, à l’ancien Premier Ministre Britannique, Tony Blair, sa célèbre phrase disant en substance : « Il n’existe pas de programme de gauche ou de droite, mais juste de bons et de mauvais programmes »
    - D’autre part, à l’ex Directeur Général du FMI, Dominique Strauss-Kahn sa fameuse, phrase disant en substance : « Dans l’absolu l’Etat n’a pas d’argent, il reprend d’une main ce qu’il donne de l’autre main »

    Les mauvais programmes sont ceux que nous avons connus en Algérie et les bons programmes sont ceux que nous devons choisir en nous inspirant des autres pays qui ont réussis ou carrément inventer pour nous en sortir une fois pour toute de la gabegie qui caractérise notre économie depuis l’indépendance à ce jour, même si dans le bilan global nous ne pouvons pas nier, du moins me concernant, que c’est bien sous le Présidence de BOUTEFLIKA que le pays a connu le plus de progrès en matière de développement économique.

    Comme dirait DSK, même si dans l’absolu l’Etat Algérien n’a pas d’argent, il peut réussir sa politique économique en reprenant d’une main, ce qu’il donne de l’autre main et je m’explique :

    Un Etat gestionnaire des deniers publics pour réussir efficacement sont développement économique se doit absolument de bannir dans ses pratiques la corruption, le clanisme et le clientélisme, favoriser le vrai entreprenariat et surtout l’innovation et avoir une politique monétaire qui repose sur un subtile dosage combinant judicieusement ingénierie fiscale et ingénierie financière.

    Exemple, au lieu d’accorder des licences de montage de véhicules à des copains, l’Etat devrait plutôt faire de l’ingénierie financière et fiscale en prenant des parts sociales dans les sociétés auxquelles il accorde les dites licences

    Exemple, au lieu de laisser des terres en jachères, il devrait créer un fonds d’investissement agricole qui prendrait des parts sociales dans les multinationales souhaitant s’installer en Algérie ou alors encourager les vrais entrepreneurs nationaux qui souhaiteraient le faire

    Exemple, au lieu de financer l’intégralité des infrastructures hôtelières touristiques, l’Etat devrait investir dans des partenariats avec plusieurs pays étranger pour mieux promouvoir son tourisme tout en bénéficiant de facto de touristes venant des pays partenaires.
    En opérant ainsi, un PDG ne se fait pas débarquer par une arbitraire décision Ministérielle, mais par décision du conseil d’administration

    Pour conclure, je dirai qu’il est inadmissible que l’Algérie qui dispose d’immenses ressources puisse continuer à importer chaque année pour plus de 70 milliards de Dollars.

    Cordialement, GUENZET SOFIANE, inventeur des technologies de la biométrie et du Système Bancaire Biométrique SAOIB 31 et applications dérivées

    Rapporter GUENZET SOFIANE vendredi 24 février 2017 21:08
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la décision d’ouvrir le capital ou de céder une entreprise publique doit remonter au président de la république ? - 6.2%
les privatisations et ouverture de capital doivent passer par la bourse d’Alger ? - 33.5%
il est plus urgent de cesser le soutien financier aux entreprises publiques que de savoir qui va les racheter ? - 34%
il faut maintenir le secteur public tel quel pour préserver l’emploi et l’égalité social ? - 20.7%

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