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Jeudi, 25 Mai 2017

  •   Oussama Nadjib
  • samedi 25 mars 2017 07:43

L’Algérie fait de la pub dans le Washington Post pour vanter ses "atouts"

 Un contenu payant indique le Washington Post en précisant que sa rédaction n'y est pas impliquée

 

Une publicité payante est parue le 22 mars sur le site web du Washington Post pour mettre en exergue la stabilité de l’Algérie «partenaire clé des Etats-Unis et du reste du monde" dans la lutte antiterroriste et son "potentiel de croissance". Un coup de pub à l'efficacité improbable.

 

 L’agence APS le présente comme un « dossier de presse sur les atouts de l’économie algérienne et son potentiel d’investissement» tout en donnant un résumé du contenu des différents articles agrémenté de citations du président Bouteflika et des ministres Abdesslam Bouchouareb, Hadji  Baba Ammi et du gouverneur de la Banque centrale, Mohamed Loukal.  Mais on retrouve également Abdelmadjid Tebboune expliquant le programme public du logement ou Smail Chikhoune, président de l’US executive of the U.S.-Algerian Business Counci..

 "On ne peut parler de l'Algérie sans parler de son rôle de leader énergétique ( ), le pays, le plus grand d’Afrique, de la rive méditerranéenne et du monde arabe a amplement de ressources énergétiques à canaliser et à vendre " rapporte APS en parlant d’un «dossier destiné à promouvoir le marché algérien auprès de la communauté d’affaires américaine».

Un contenu payé

 Il s’agit bien d’un «dossier de presse » mais il faut préciser cependant qu’il ne s’agit pas d’un dossier réalisé par la rédaction du Washington Post mais d’un contenu payant, d’une publicité. Une mention le précise clairement : «Ce contenu est payé par un annonceur et édité par WP BrandStudio. La rédaction du Washington Post n’est pas impliquée dans la rédaction de ce contenu ».

 Le journal précise que le contenu provient de l’agence de communication True Media.  En Aout 2016, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) a eu recours à cette même agence TrueMedia pour publier dans un «hors-série » dans le Washington Post pour «de valoriser la destination Algérie à l’international".

 Le recours à cette forme de marketing publicitaire est banal même si beaucoup doutent de son impact. Les cibles de ces campagnes – les hommes d’affaires – s’informent de manière différente sur les pays où ils peuvent investir, le plus souvent auprès de leur ambassade ou des agences spécialisées.

 

 Le Monde, exemple d'une contre-pub coûteuse

 

Parfois, ce type de publicité est totalement contre-productif. Cela a été le cas d’un supplément publicitaire de 16 pages publié dans le journal Le Monde sur les «réalisations » de l’Algérie sous la présidence de Bouteflika. Publié le 4 juillet 2012 à la veille du cinquantième anniversaire de l’indépendance, le supplément a suscité une vive réaction de la société des rédacteurs du monde.

 Les journalistes du Monde ont reproché à leur direction de ne pas avoir veillé suffisamment à mettre en exergue le caractère de publireportage. « Il ne faut pas laisser nos moyens de vivre compromettre nos raisons de vivre » avait rappelé la société des rédacteurs du monde en citant sont fondateur Hubert Beuve-Mery.

 Les journalistes du Monde s’insurgeait du fait l’appel en page « Une » du journal ne mentionnait pas le « caractère publicitaire et commercial de cette opération » et que ce supplément « nuit gravement à la crédibilité du journal et au travail des rédacteurs du Monde ».

 Les 16 pages du supplément auraient coûté 1,5 millions d’euros. Et la mise au point des journalistes aurait transformé l’opération en une fâcheuse contre-publicité chèrement payée.

«Tout ce qui figure dans ce supplément – même quand cela est vrai – se trouve ainsi décrédibilisé et clairement catalogué comme simple propagande. D’un point de vue purement commercial, les entreprises algériennes qui ont acheté de pages dans le supplément et ont donc financé l’opération, seraient fondées à réclamer le remboursement. L’agence de publicité qui leur « offrait » le Monde ne leur livre au final qu’un petit scandale de presse…" a relevé un éditorialiste.

 

 

 


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