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Dans la vidéo du CPP de Radio M, qui ne dure bizarrement que 5 minutes 23 secondes, je n’ai pu visualiser donc que la séquence traitant du livre consacré au BACHAGHA BENGANA.

De la famille du BACHAGHA BENGANA, j’ai connu intimement à Paris l’un de ses descendants, KAMAL BENGANA, et je peu affirmer qu’il n’était aucunement fier ni de son père ni de ses aïeux, mais il était sincèrement fier d’être algérien.

Ma stupéfaction en suivant le débat du CPP n’était pas d’apprendre qu’une descendante de BACHAGHA BENGANA ait écrit un livre pour glorifier l’un de ses aïeux, ni qu’elle soit passée sur une chaine de télévision publique algérienne, mais d’entendre certains participants au CPP mettre le colonel AMIROUCHE dans le même sac que le BACHAGHA BENGANA en matière d’assassinats de personnes.

Sans manichéisme aucun, je ne crois pas qu’il soit juste de comparer le colonel AMIROUCHE qui combattait pour libérer le Peuple algérien du joug du colonialisme français et qui était confronté à une guerre psychologique sans merci à un BENGANA qui voulait garder ses frères sous l’emprise de la domination coloniale.

J’ai connu personnellement le colonel AMIROUCHE, lorsque j’étais enfant, j’ai lu beaucoup de livre sur l’histoire de la guerre de libération et rencontré un certains nombres de vieux moudjahidines qui ont combattus sous ses ordres, dont ZINET, le réalisateur de TAHIA Y DIDOU.

Tous reconnaissaient au colonel AMIROUCHE de grandes qualités morales. L’image de sanguinaire donnée au colonel AMIROUCHE, tient plus de l’intox et d’une interprétation de faits historiques qui occulte pour les purges d’étudiants algériens qui ont rejoints les rangs de l’ALN après la dite ‘’ batail d’Alger’’ l’existence d’une réelle manipulation (La bleuite) qui mettait en danger les structures de l’ALN de la Wilaya 3

J’accepte aisément de débattre avec des français au sujet du colonel AMIROUCHE, mais j’envoi paître tout algérien qui s’autorise de salir l’image d’un homme qui a commencé à défendre l’Algérie au tout début des années 1950, alors qu’il était simple ouvrier chez Citroën en France.

En 1991, le Président MOHAMED BOUDIAF, avait demandé un rapport sur l’état de la corruption en Algérie à mon ami, feu Si M’Hamed TOLBA, qui était alors Directeur Général de Sûreté Général.

Après avoir pris connaissance du rapport, BOUDIAF s’était écrié « …mais c’est aussi pourri que cela ?!!! » puis après réflexion, il avait ajouté : « S’il faut éliminer un millions de personnes pour sauver l’Algérie, je le ferais »

C’est de cette trempe d’hommes qu’était le colonel AMIROUCHE.

Cordialement, GUENZET SOFIANE, inventeur des technologies de la biométrie et du Système Bancaire Biométrique SAOIB 31 et applications dérivées