Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Dimanche, 19 Novembre 2017

  •   Akram Belakaïd
  • jeudi 21 avril 2016 17:22

L'OPEP est victime de la guerre froide entre Riyad et Téhéran

Illustration publiée sur Iran.Fr.

Si l'OPEP devient, comme ce fut le cas de manière brève au milieu des années 1980, un terrain d'affrontement entre Arabie Saoudite et Iran, ses intentions risquent de ne pas être prises au sérieux. Et, du coup, certains membres, dont l'Algérie, peuvent se demander s'ils ont intérêt à rester en son sein.

 

 

Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) n'ont pas réussi à trouver un accord pour réduire leur production d'or noir afin de contenir la baisse des cours.

L'objectif n'était pourtant très ambitieux puisqu'il s'agissait de revenir à la production de janvier dernier et de maintenir ce niveau jusqu'à octobre prochain, date de la prochaine réunion de l'organisation.

Plusieurs pays non membres de l'OPEP étaient prêts à s'associer à cette démarche. Parmi eux, la Russie qui n'a pas ménagé ses efforts diplomatiques pour trouver une solution et qui se propose d'ailleurs d'accueillir la réunion de l'automne prochain.

 

Une responsabilité saoudienne

 

A dire vrai, cet échec n'a guère surpris au regard des positions prises par l'Arabie Saoudite et l'Iran au cours des jours qui ont précédé la rencontre de Doha au Qatar. Pour Riyad, la baisse de production doit concerner tous les membres de l'OPEP sans aucune exception. En clair, l'Iran ne saurait y échapper au prétexte de vouloir revenir à son niveau de production d'avant les sanctions (4 millions de barils par jour contre 3,3 millions de barils actuellement).

De son côté, Téhéran ne veut pas en démordre. Pas question de lui demander de réduire ses pompages alors qu'il s'estime en droit de reprendre les parts de marché que les sanctions internationales lui ont fait perdre au cours de ces dernières années.

Si une bonne partie des médias arabes accuse l'Iran d'être responsable de cet échec, il convient de relever que les Saoudiens ne pouvaient ignorer le caractère irrémédiable de cette issue en formulant une exigence de réduction de production pour tous.

Autrement dit, Riyad a fait passer la politique et des considérations de fierté nationale avant l'économie et l'urgence d'inverser la courbe des prix du baril. Cette affaire n'est que le prolongement de la guerre froide et par procuration que se livrent les deux puissances du golfe Arabo-persique.

Jusqu'où ira ce bras de fer ? Nul ne le sait et tout est possible y compris une concurrence par les prix encore plus féroce qu'aujourd'hui.

 

Crédibilité entamée

 

Ce qui est certain, par contre, c'est que la crédibilité de l'OPEP vient de prendre un sérieux coup. Pendant longtemps, le Cartel a vendu plusieurs images de lui-même. L'esprit de responsabilité en est une.

L'Organisation a toujours fait passer le message selon lequel l'un de ses objectifs principaux est d'assurer la permanence de l'approvisionnement. Cela personne ne le conteste. L'autre message concerne l'esprit de cohésion quelles que soient les circonstances et les tensions politiques.

L'OPEP se décrit volontiers comme une entité cohérente, solidaire et capable de bâtir des accords en interne au nom du pragmatisme et de l'intérêt de tous ses membres. C'est cela qui vient d'être sérieusement écorné.

Si l'OPEP devient, comme ce fut le cas de manière brève au milieu des années 1980, un terrain d'affrontement entre Arabie Saoudite et Iran, ses intentions risquent de ne pas être prises au sérieux. Et, du coup, certains membres, dont l'Algérie, peuvent se demander s'ils ont intérêt à rester en son sein.


Évaluer cet élément
(1 Vote)

Laissez un commentaire



  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

Le CPP n’a pas comparé Bouteflika à Mugabe, mais n’en pense pas moins

Sondage

Le discours de Ahmed Ouyahia sur les déficits publics a provoqué une chute du dinar sur le marché parallèle de la devise. Est ce que vous avez l'intention de

Transformer en euros ou dollars votre épargne en devises ? - 31.8%
Ne pas céder à la panique car l'inflation sera encore maitrisée en 2018 ? - 11.2%
Plaider pour un changement de monnaie afin de bancariser l'argent informel ? - 50.9%

Total votes: 1822

Vidéos

«Une augmentation des tarifs d’électricité en 2018 n’est pas impossible »-Badache

A ne pas manquer

Prev Next

Le Comité de soutien au journal Al Fadjr est né: "Pour un nouveau modèle de l’édition de presse"

Le comité de soutien au journal Al Fadjr est né, lors d’une assemblée générale, ce samedi 18 novembre 2017 à la maison de la presse Tahar Djaout.

PLF 2018 : La Commission des finances de l'APN retire l'impôt sur la fortune

  La Commission des finances de l'APN a jugé "inutile" d'introduire un impôt sur la fortune, dont la mise en application est impossible faute d'une législation fiscale moderne et de mécanisme d'évaluation de la fortune.  

Tunisie- L'âge de départ à la retraite sera porté à 62 ans à partir de 2020

A partir de 2020, l’âge de la retraite sera porté  à deux ans de façon obligatoire et progressive et il est possible de proroger l’âge de départ à la retraite de 62 à 65 ans pour ceux qui le désirent.