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Mercredi, 23 Mai 2018

  •   Par Akram Belkaïd, Paris
  • dimanche 7 janvier 2018 08:48

Numérisation et emploi [ LE BLOG ECO ]

Les robots tueront-ils l’emploi ? On connaît le débat à propos du couplage entre robotisation et intelligence artificielle et de ses conséquences. Pas un jour ne passe, sans un dossier spécial sur ce thème avec de nombreuses craintes exprimées et des prédictions toujours très alarmistes.

 

L’humanité serait-elle engagée dans une voie dangereuse où, demain, le travail n’appartiendra qu’à une minorité de privilégiés tandis que la majorité sera cantonnée aux aides ou aux tâches subalternes ? Les robots, sous toutes leurs formes, nous remplaceront-ils dans la grande majorité des tâches, qu’elles soient répétitives ou délicates à mener (comme par exemple un diagnostic médical ou la lecture d’une radiographie).

 

L’exemple d’ABB

 

Le sujet reste ouvert mais le pire n’est pas forcément inéluctable. Dans un entretien accordé à la presse suisse dominicale, Peter Voser, le président du groupe industriel zurichois ABB esquisse des pistes intéressantes et pour le moins inattendues. Selon lui, la numérisation tant honnie présente tout de même quelques avantages importants dont une contribution positive en matière de baisse des délocalisations (et donc de lutte contre le chômage). Le mécanisme est simple. Avec des robots, on améliore la productivité et, surtout, on peut agir sur la production avec plus de flexibilité. Peter Voser cite ainsi l’exemple d’une usine d’ABB, en Allemagne, (site de Manheim) où la numérisation a permis un gain de 30% de la productivité et où la chaîne de fabrication permet, désormais, de faire sortir des séries limitées de moins de 100 appareils. Dans ce cas précis, les robots sont programmés et pilotés par des travailleurs ultra-qualifiés. La taille réduite de la série permet à ABB de s’adapter à des demandes individualisées ou à viser un segment particulier de clientèle. Et cela sans passer par la traditionnelle recherche des coûts faibles de main-d’œuvre pour financer de grandes séries (et amortir ainsi les coûts de fabrication et de conception).

 La numérisation peut donc, dans certains cas, permettre de rapprocher le lieu de fabrication et le lieu de vente. Du coup, cela permet de maintenir de l’emploi voire d’en créer. Bien entendu, il faut se garder d’en faire une règle absolue. Les délocalisations sont loin d’avoir cessé, au cours de ces dernières années. Il faudra attendre, encore un peu, avant de conclure que le robot sauve l’emploi local.

 

L’enjeu de la formation

 

Mais quelle que soit l’évolution, le patron d’ABB insiste sur un point fondamental. Pas de numérisation efficace sans formation. Et il ne s’agit pas, selon lui, du simple parcours académique mais bien de ce qui vient après. Pour Voser, deux seuils de retours «à l’école» sont, désormais, identifiés. Entre 35 et 40 ans mais aussi, et c’est peut-être le plus important, à 50 ans. Pour le premier seuil, les mentalités sont habituées à une telle exigence. Par contre, imaginer des formations à 50 ans, alors que dans nombre de pays c’est l’âge où les employeurs cherchent à faire partir les intéressés en pré-retraite, relèvera d’un grand changement de paradigme. Mais on le sait, rien ne semble pouvoir arrêter la robotisation. Cela rend, donc, indispensable la réflexion sur les questions de formation continue et de recyclage.


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1 Commentaire

  • Je ne sais si cela est le cas à Paris, d’où l’auteur de cet article lance cet avertissement concernant l’emploi comme menacé par la robotisation de plus en plus envahissante, ici comme dans tout le monde dit Anglo-Saxon, les entreprises digitalisées ont généralement pris de la valeur en maîtrisant l'utilisation des modèles d'exploitation de nouvelles générations de l’automatisation.
    Au cours des 30 dernières années, une gamme de sociétés pilotées numériquement ont capturés d’énormes valeurs mais à un coût très important. Les observateurs attribuent souvent ce succès aux défis de l’utilisation novatrice et au développement de technologies, notamment de l’automatisation.
    Automatisation ne veut nécessairement pas dire robots.
    En effet, la Robotique qui se veut par l'automatisation industrielle de produire une certaine amélioration de la production.
    Celle-ci idéalement adapté pour des applications comme par exemple toutes opérations de soudage à l'arc, de manutention et de découpage plasma, l'automatisation industrielle permet aux entreprises d'améliorer leur production et de réduire leurs coûts mais pas seulement car les avantages de l'automatisation industrielle sont :
    -Répétabilité
    -Contrôle de la qualité
    -Réduction des déchets
    -Intégration avec les systèmes d'entreprise
    -Productivité accrue
    -Réduction des coûts de main-d'œuvre
    -Temps de cycle plus rapides
    -Amélioration de la sécurité au travail
    -Demeurer compétitif dans l'économie mondiale
    Tout cela, comme souligné ci-dessus n’est applicable qu’a certaines économies très avancées et que cependant placée dans le monde sous-développé, cette automatisation / robotisation / digitisation peut aussi dire commander une certaine production mais à distance, sans l’encombrement de syndicats autonomes d’employés, etc. Les conséquences de tout cela commence à peine a se faire sentir comme cette mondialisation qui veut surtout dire diminution de l’intervention des petites autorités locales et / ou nationales.

    Rapporter Faro Laz dimanche 7 janvier 2018 12:34
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