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Mardi, 22 Mai 2018

  •   Abed Charef
  • mardi 6 mars 2018 15:58

Nouria Benghabrit, ou l’archaïsme sous le vernis de la modernité (Opinion)

 

Mme Benghabrit poursuit sa chute. Elle subit une nouvelle humiliation, et entraine avec elle l’école, la loi et la république.

 

La ministre de l’Education était supposée sauver l’école, y apporter de la modernité et de la réflexion, faire reculer le charlatanisme et les approximations. Elle a fait illusion dans certains cercles, qui continuent à la soutenir malgré tous ses déboires.

Son bilan est terrible, parce qu’il y avait erreur sur le contenu dès le départ. Une ministre qui fait son entrée au gouvernement au début du 4ème mandat ne peut pas porter un projet moderne. Comment faire partie d’une abjection et prétendre faire avancer le pays ?

Il fallait payer pour voir. L’Algérie a payé pour prendre la mesure de tous les dégâts causés par la ministre de l’Education. Mme Benghabrit a discrédité le ministère, dévalorisé les institutions, humilié la République. L’histoire de la seconde session du bac avait déjà montré son aptitude aux compromissions. La coupure de l’internet pour éviter la fraude au bac a confirmé son penchant aux décisions les plus absurdes. La crise de février 2018 a confirmé qu’elle était disposée à aller loin, très loin dans cette direction, pour des objectifs mystérieux.

Cela ne veut pas dire que l’accord mettant fin à la grève est une mauvaise chose. On ne peut que se féliciter du retour des élèves à l’école, plus que celui des enseignants au travail. Cela veut dire que le conflit a été géré de la pire des manières.

Mme Benghabrit s’est engagée dans un bras de fer avec les syndicats enseignants, multipliant les menaces et faisant de la surenchère. A-t-elle mal apprécié la situation ? A-t-elle présumé de ses forces et de ses soutiens ? A-t-elle été induite en erreur ? A-t-elle obéi à des instructions ?

Peu importe. Elle a fait licencier des enseignants avant de les réintégrer. Ce faisant, elle a discrédité la parole d’un ministre, qui n’a désormais aucune valeur. Elle a confirmé qu’un ministre ne décide pas, mais que son rôle se limite précisément à jouer un rôle de figurant. Elle a piétiné la loi, en en faisant un simple instrument pour justifier ses décisions. Elle a provoqué une crispation dans un secteur sensible, et perturbé la scolarisation de millions d’élèves pour être finalement contrainte à une reddition en rase campagne.

De la modernité

Mme Benghabrit n’est pas une femme moderne. Elle se contente du vernis de la modernité, alors qu’elle patauge dans un monde totalement archaïque. Elle ne valorise pas les institutions, les règles du droit, la transparence, le respect des autres. Elle ne croit pas aux élections honnêtes, au rôle central du parlement, au respect de l’opposition. Elle se contente de mettre un peu de vernis supposé moderne sur un fonctionnement à mi-chemin entre la bande et le clan. Comment, du reste, peut-on prétendre combattre l’obscurantisme quand on est né avec le quatrième mandat ?

Son attitude est contre-productive, y compris pour les idées qu’elle est supposée défendre. Elle donne du grain à moudre à ses « adversaires » idéologiques, avec qui elle partage pourtant les mêmes archaïsmes. Qui va prendre au sérieux une femme « moderne » après tous ces reniements ?

De manière plus large, l’Algérie a un sérieux problème avec le concept de modernité. Pour beaucoup, ce concept est lié à l’apparence. Le hidjab est devenu le symbole, la ligne de démarcation. On a découvert cela avec KhalidaToumi et Nouria Benghabrit, mais aussi avec ces hauts responsables qui ont fait les meilleures écoles, le plus grandes universités occidentales, avant de revenir en Algérie pour se réinsérer à la tribu, aux réseaux, à ce qui peut être assimilé à un modèle de type mafieux, au détriment de la république et de la loi. Comme si la science, les méthodes de gestion et d’organisation modernes les avaient effleurés, sans les changer.

La modernité, ce sont les actes et non les paroles, dans un pays où parler ne veut plus rien dire. La modernité, c’est un comportement conforme aux règles légales et éthiques de la république. C’est le respect de la règle du droit, y compris, et surtout, quand elle est défavorable. Le reste, c’est de l’opportunisme.


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11 Commentaires

  • Mr Abed Charef, vous avez tout compris et contrairement à ceux qui disent que c'est un torchon, je dirai qu'au contraire, votre article analyse bien la situation, ce n'est pas parceque les islamistes ne l'aiment pas qu'on devrait cautionner les dérives de ce qui est en train d'anéantir l'école publique. Ce n'est pas la personne, mais c'est cette politique d'abrutissement des générations opérée par le gouvernement, il faut rester pragmatique.

    Rapporter Faiza Lahlou jeudi 29 mars 2018 16:24
  • Vous faites honte à voir ,monsieur Abed Charef. Et depuis toujours . Depuis que vous avez ravalé le peuple algérien à moins que rien ,comme n'a pas manqué de vous le reprocher, sévérement, la défunte Fanny Colonna lors du salon du livre et de la presse en 1994 en Suisse par ces mots inoubliables .: "Je ne comprends pas que vous puissiez présenter le peuple algérien avec cet esprit de primitivisme politique . Non mais ce n'est pas possible de dire des choses comme cà !" , vous déversez aujourd'hui avec la même rage votre fiel sur Mme Benghebrit , femme et ministre qui mène une lutte aux antipodes de la votre pour hisser l'école vers le modernisme et la soustraire à l'archaisme et au chaos.
    Honte à vous dont les attaques sournoises sont également menées contre Kamel Daoud dont les chroniques courageuses et subtiles vous dérangent . Et sa réussite par delà notre frontière soulève votre ire et jalousie .

    Rapporter A.Benaouda dimanche 11 mars 2018 22:05
  • Abded Charef est un haineux, il a une rage profonde contre Benghabrit et les gens qui reussisent, .......... Il n'avance aucun argument dans cet article a deux balles. Benghabrit est l'une des meilleures ministres depuis 1962, qu'on la laisse travailler.

    Rapporter Dahmane samedi 10 mars 2018 15:05
  • On dirait que M. Abed Charef est enragé et a des compter à régler avec M. Benghabrit
    Sa critique est, pour reprendre ses mots "contre productive" et est loin de refléter un esprit de modernité qu'il reproche à Mme Benghabrit. On attendait une opinion fondée et argumentée.
    En lisant le pamphlet indignement calomnieux, on peut avoir une idée sur son esprit acariâtre
    On dirait qu'il mène un en un exercice de philosophie sur la modernité. Et vous M. Charef, êtes-vous moderne ?
    Et qu'en est-il des syndicats ? Sont-ils dans la modernité ? Ont-ils au moins le sens et l'éthique de responsabilité dans cette crise ? M. Charef n'en dit rien.
    Et comme disait P. Vaéry "Il y a des critiques qui ne demeurent "critique" que le temps de n'avoir pas réfléchi."

    Rapporter Yahia Ziani vendredi 9 mars 2018 21:26
  • Il est regrettable qu'un journaliste animé par un minimum d'éthique déverse autant d'ineptie sur une personne , sur cette ministre, La ministre en question appartient à un gouvernement aux modes de fonctionnement datant de 1962. Plus proche de nous, si Mr.A.Charef et ses proches( intellectuellement ) avaient dit le dixième de cela du temps de Mr.Kharroubi ou de Mr.Benbouzid, on en serrait pas là ! la lecture du procès, il s'agit bien de cela en l'occurence, nous renvoie à un constat très claire. Mr.A.Charef exprime une posture, une aversion "ad ominem" pour Mme. Belghebrit. Tout le discours est construit sur un socle nourri plutôt par la haine. C'est ce qui transparait le plus, à la lecture de cette contribution. Mr. Charef, votre papier aurait eu du sens s'il était étayé sur de consistants arguments, lisibles par tous. Votre procès est baclé. Vous faites, dommage , une faute de goût; ce qui n'est pas rien ...
    Mes respects.

    Rapporter Tibourtine vendredi 9 mars 2018 14:08
  • Bonjour. Rien à ajouter au post de M. T. Medani, si ce n'est que ce vomi est carrément pétrifiant ! C'est précisement à cause de telle postures, pensées irresponsables que tout ministre d'éducation devra subir et combattre cette part obscurantiste de notre population. Un (très) long chemin, quoi. Je respecte cette Dame et je vous plains, M. A.Charef.

    Rapporter SamSa mercredi 7 mars 2018 18:04
  • Il y a un certain temps déjà que l'auteur a "dérivé". Lorsqu'il s' est attaqué aux usines de voiture sans argument convaincant...Il en va ainsi de la carrière des journalistes. Autrefois brillant chroniqueur dont on se régalait a lire les billets qui étaient d'une clairvoyance remarquable, aujourd'hui médisant ou plutôt calomniant une ministre qui "tient" contre vents et marées dans un panier à crabes. N'est il pas temps monsieur A.C. de songer à prendre un repos bien mérité et de faire valoir vos droits à ce que vous savez?

    Rapporter Kahoui mercredi 7 mars 2018 11:26
  • je ne vais pas alimenter de plus ce discours byzantin , le problème est plus profonds que cela ; il s'agit à mon avis que c'est une oeuvre de destruction bien élaborée et bien ficelée qui consiste à saper tous les fondements de la société Algérienne , en commençant par un secteur névralgique qu"est l'enseignement ; vous n'avez qu'a voir le niveau de nos étudiant pour vous rendre compte ! et, j'en passe ;enfin , je terminerais par cette parabole très explicite : peut on redresser l'ombre, quand l'arbre est tordu !!!

    Rapporter Abderrazak mercredi 7 mars 2018 09:42
  • Ce qui transparait surtout dans l'article c'est le désabusement d'un ancien gaucho qui à force de compromission avec le système déverse sa dissonance cognitive sur l'obscurantisme.. Mais bon sang de bonsoir, bien sûr, c'est le problème, l'obscurantisme, ennemi de la modernité (avant on disait le progrès).....

    Le péché originel de la ministre c'est d'avoir accepté de s'embarquer dans un rafiot pourri de touts parts, une société sclérosé, du détournement à touts les étages, du sabotage et j'arrête là et chercher à avoir dans ce purin une éducation moderne?

    Chevènement l'a théorisé en son temps par une phrase célèbre : "Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne." Chevènement a démissionné et Belghebrit pas...

    Rapporter Hayy ibn Yaquadhan mercredi 7 mars 2018 07:35
  • Étonnant de la part de abed. C effectivement un torchon,du verbiage. M Abed n'a évoqué aucun argument quant à cet archaïsme,à ce vernis de modernité,aucun argument. Si pour M Abed être ministre lors du 4 eme mandat est une abjection ya pas que benghabrite dans ce cas. Décevant abed charef.

    Rapporter Mobencous mercredi 7 mars 2018 02:02
  • Bonjour,
    Je suis sidéré par la violence de ce torchon, exagéré à outrance, ni factuel ni professionnel.
    L'auteur a délibérément travestis les faits. Quels desseins et quels objectifs, mon sentiment c'est que cet article lui a été commandé et que probablement il en a déjà touché la contre partie.
    Je trouve dommage qu'il soit publié sur votre respectable site. Il vous portera certainement préjudice auprès de vos lecteurs.
    Cordialement.

    Rapporter Tewfik medani mardi 6 mars 2018 18:13
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