Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Mardi, 17 Octobre 2017

  •   Dr Abderrahmane Mebtoul
  • jeudi 10 août 2017 15:00

L’action du gouvernement est soutenue principalement par les tenants du "socialisme de la mamelle" (opinion)

Les méthodes autoritaires, bureaucratiques du passé, sans concertation ou dialogue avec l’ensemble des composantes de la société, ainsi que les politiques périmées des années 1970 sont suicidaires pour le pays.  

 

Les différentes composantes de notre société, les forces sociales et politiques qu´elle recèle, les intérêts particuliers et ceux de la collectivité nationale, les acteurs connus ou méconnus de drames terribles, sont aujourd´hui puissamment interpellés et mis devant leurs responsabilités historiques. En vidant définitivement une querelle qui a fini par un passé récent (1990-1999) de manière tragique et avait mis quasiment le pays à genoux, ils doivent concourir ensemble au retour de la paix, de la concorde et de la stabilité. Il s´agit là de l´unique voie pour les Algériens de transcender leurs différends, de vaincre la haine et les peurs qui les habitent, d’exorciser leurs démons, de trouver de nouvelles raisons de vivre harmonieusement ensemble et de construire le destin exceptionnel que de glorieux aînés de la génération du 1er novembre 1954 ont voulu désespérément pour eux.

En ces moments de tensions géostratégiques dans la région et de tensions budgétaires inévitables entre 2017 et 2020, l’Algérie a besoin de rassembler tous ses enfants dans leur diversité. C´est le sens profond de ce message animé seulement par la raison et le patriotisme. Tout en relevant effectivement d´une problématique complexe, cette entreprise est, sans exagération aucune, une œuvre de survie nationale et un acte de courage lucide, de générosité raisonnée et d´espoir mérité. Car des défis importants attendent l´Algérie, principalement ceux d´une transition véritable qui doit voir la poursuite de la stabilisation macro-économique, la mise en œuvre de véritables réformes structurelles et la modernisation de notre système politique pour renouer avec le développement et la démocratie.

Aujourd´hui, nous n’avons droit ni à l´échec ni aux tergiversations. Nous n´avons d´autre choix que celui de mobiliser l´ensemble de nos ressources, surtout humaines. Le choix des hommes renvoyant à la moralisation de la société et devant éviter les règlements de comptes inutiles, sera déterminant en ce XXIème. Les méthodes autoritaires, bureaucratiques du passé, sans concertation ou dialogue avec l’ensemble des composantes de la société, ainsi que les politiques périmées des années 1970 sont suicidaires pour le pays.

Il s’agit de lever concrètement les contraintes d’environnement au milieu des affaires afin de mettre fin au statu quo que je définis comme l´inertie par autosatisfaction. L’objectif stratégique est de traduire en termes concrets nos potentialités, pour être en mesure de relever avec succès les défis innombrables qui nous sont lancés par le monde moderne, à l’aube de la quatrième révolution économique mondiale fondée sur les nouvelles technologies et le défi écologique. 

L’Algérie connaît en 2017 la paix et la stabilité et il faut rendre un hommage à l’Armée nationale populaire (ANP) et à nos forces de sécurité. Il existe un lien dialectique entre développement et sécurité. Sans véritable développement, il y a un risque de tensions sociales qui engendrent l’insécurité. Cependant, restent d’autres défis qui sont autant de préalables à une entreprise plus grande : la transformation profonde de l´Algérie, en tant que société et que nation, et sa projection dans un avenir que les grandes nations préparent aujourd´hui avec la plus grande rigueur : un partenariat de choix avec les puissants de ce monde et une position de « pivot » dans l’espace géopolitique africain et dans l´environnement géopolitique euro-méditerranéen.

Notre peuple trouvera sans nul doute les ressources morales et psychologiques qui lui permettront, comme il l’a fait maintes fois face à l´adversité, de transcender avec dignité et honneur les rancunes et les haines tenaces. C´est pourquoi, comme je l’ai démontré dans des interviews au quotidien américain American Herald Tribune (publiée le 28 décembre 2016) et au quotidien financier français La Tribune.fr (publiée le 7 mai 2017), je tiens à considérer que la stabilité de l’Algérie, acteur stratégique de la stabilité de toute la région, est un passage obligé vers la reconquête de notre cohésion nationale et la construction d´un front intérieur solide et durable en faveur des réformes politiques et socio-économiques face aux enjeux des nouvelles mutations mondiales dans les domaines militaires, sécuritaires, politiques, économiques, sociaux et culturels.

Pour conclure, face aux tensions actuelles, je constate malheureusement, avec de nombreux observateurs internationaux, que les actions menées par le gouvernement actuel sont soutenues en majorité par les tenants du « socialisme de la mamelle » rêvant d’un retour à la gestion étatiste bureaucratique du passé, au monopole source de rente, de pénuries et de corruption comme dans els années 1970-1990, en marginalisant le secteur privé productif. Un tel retour serait suicidaire pour le pays et étoufferait ses énergies créatrices. Il donnerait une image négative de l’Algérie auprès des partenaires étrangers et découragerait tout investisseur potentiel, qu’il soit étranger ou local.

Le retour à la confiance, sans laquelle aucun développement n’est possible, surtout avec les tensions budgétaires actuelles, implique une concurrence saine et loyale et donc un changement de l’actuelle politique économique, déphasée par rapport tant aux réalités nationales que mondiales. 


Évaluer cet élément
(6 Votes)

Laissez un commentaire



2 Commentaires

  • Apparemment Mr Mebtoul fait allusion au programme du Premier Ministre.
    Assimiler la volonté de réduire le déficit de la balance commerciale ,de rééquilibrer le budget national et de reprendre les éléments constitutifs qui font la souveraineté de l'Etat, à une volonté sournoise de restaurer un quelconque socialisme bureaucratique, constitue un écart cruel et une entourloupette que Mr Mebtoul fait allègrement sans y apporter le moindre argument.
    Je pose une question simple:
    est ce que Mr Mebtoul dépense chez lui plus d'argent qu'il n'en gagne, si oui, il doit être certainement bien endetté; mais jusqu'à quand? il viendra un jour où harcelé par les créanciers, il vendra jusqu'à sa dernière chemise.
    Redoutant ce moment, Mr Mebtoul, comme tout homme doué de bon sens et en bon père de famille prendra garde au contraire à ce que ce moment ne se produise point en veillant à ne jamais dépasser les limites qu'autorise son budget.
    Pourquoi refuserait il à l'Etat, et corrélativement à son gouvernement ce qu'il s'applique à lui même, c'est-à-dire se conduire en bon père de famille?

    Rapporter rachid khouya jeudi 10 août 2017 21:20
  • Un plaidoyer pour plaire, helas. Il y a un mot qu'il faut dire: les reformes structurelles nécessitent en premier lieu un changement d'hommes. Le Parti Communiste chinois a montré que le regime communiste pouvait faire des reformes structurelles pour promouvoir une économie de marché, Notre problème est que, nous n'avons jamais eu un Deng Xio Ping qui impose la règle "peu importe la couleur du chat pourvu qu'il attrape la souris". Bouteflika comme ses prédécesseurs n'ont jamais eu de doctrine politique autre que de faire vivre le système par le jeu negative de la distribution de la rente pétrolière sur laquelle règne une poignée d'hommes pour la plupart peu au fait des questions du développement. La seule courte période d'espoir de reformes structurelles a été ouverte par Hamrouche, mais Chadli a vite été convaincu par les hommes du système de s'en séparer. Ou est le Deng Xio Ping algerien ?

    Rapporter Chaib Sidi Boumediene jeudi 10 août 2017 20:05
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

L’image "négative" de l’entreprise au sein de l’opinion publique fait mal à l’Algérie-Taïeb Hafsi

Sondage

Ahmed Ouyahia est de retour à la tête du gouvernement dans un contexte de crise des finances publiques

vous vous attendez à ce qu'il se contente de gérer l'austérité ? - 17.4%
vous pensez qu'il est capable d'aller plus loin et d'engager une modernisation de l'économie ? - 13.4%
Vous pensez qu'il sera pris de vitesse par la dégradation de la situation ? - 61%

Total votes: 1325

Vidéos

TSA, Boudjedra, Boukrouh, Nekkaz, le CPP défend l’expression puis descend dans l’arène

A ne pas manquer

Prev Next

La Chine veut acquérir directement 5% de Saudi Aramco

"Une série d'options pour l'entrée en Bourse de Saudi Aramco continuent de faire l'objet d'un examen attentif", a dit un porte-parole de la compagnie pétrolière.

Affaire Air-Algérie-SMI International : Mohamed Salah Boultif réagit

 M. Boultif attire l’attention sur le fait que le groupe canadien de travaux publics ait eu des démêlés avec la justice de son pays.

Les normes industrielles algériennes reconnues à l’étranger

Si un laboratoire accrédité par ALGERAC donne un certificat à une entreprise quelconque ses produits sont susceptibles d’être exportés en Europe sans subir un nouveau contrôle à la frontière.