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Vendredi, 15 Décembre 2017

  •   Dr Abderrahmane Mebtoul
  • samedi 9 septembre 2017 14:32

Algérie- Financement non conventionnel : Opportunités et risques (contribution)

Le financement non conventionnel  a été parfois utilisé dans une économie de marché concurrentielle structurée ayant un potentiel productif, loin de tout monopole et assis sur une bonne gouvernance  où existe des facteurs de production oisifs afin de relancer la demande globale  (consommation et investissement). Nous devons faire attention, car  l’Algérie souffre de rigidités structurelles. 

 

Si ce financement s’adresse aux secteurs productifs concurrentiels en termes de coût/qualité, tenant compte de la quatrième révolution économique mondiale, les tensions à court terme seront amorties  par les effets positifs à moyen terme  du fait de la création de valeur ajoutée. Entre temps,  il sera nécessaire une mobilisation de la population, passant non par des actions  bureaucratisées mais un langage de vérité pour expliquer concrètement  les  enjeux et une moralisation de la société afin de susciter son adhésion.  En cas où n’existerait pas  de dynamisation du secteur productif, de versements de salaires sans contreparties productives et l’apparition de nouvelles rentes spéculatives par  la planche à billets nous aurons les  conséquences suivantes, avec l’hypothèse d’un cours du baril tournant autour de 50/55 dollars, en dessous, la situation serait dramatique.

a.- une inflation à deux chiffres à terme et une méfiance de la population qui va pour se prémunir se refugier dans des achats comme  l’or, les devises, l’immobiliers, le stockage de biens durables,  élargissant la sphère informelle. Rappelons que  l’emprunt obligataire  a eu un résultat  mitigé vis à vis de l’insertion du  capital argent de la sphère informelle, l’essentiel  du capitalisé provenant de la sphère réelle ce qui a conduit à l’assèchement des liquidités  des banques,  tout en encourageant certaines rentes spéculatives profitant d’un taux d‘intérêt de 5 à 5,75%. Et avec un taux d’inflation supérieur ceux qui ont placé leur capital argent se trouvent pénalisés, accroissant encore plus la méfiance vis-à-vis du dinar,  

 -b.-relèvement obligatoire des taux d’intérêts des banques si on veut éviter leur  faillite,

 -c- avec des taux d’intérêts à deux chiffres frein de l’investissement productif,

-d.-une baisse du même niveau sur les revenus fixes notamment des salariés et des fonctionnaires l’Etat qui risquent d’avoir un revenu divisé par deux en termes de parité de pouvoir d’achat  avec le laminage des couches moyennes , l’inflation  réalisant une épargne forcée pour combler le déficit budgétaire avec le risque de la spirale, revendication sociales, hausse des salaires, inflation - hausse des salaires et inflation,

e.-dérapage accéléré du dinar s’orientant officiellement vers 200 dinars un euro et sur le  marché  parallèle un écart de 50% avec le renchérissement de tous les  biens importés accélérant le processus inflationniste.   

 

En résuméla sécurité nationale étant posée,  l’Algérie en ce mois de septembre  2017, ne connait pas encore de crise financière mais une crise de gouvernance. Mais le risque sans correction de l’actuelle politique économique et notamment industrielle dont le résultat est mitigé ces dernières années contrairement à certains discours démentis par le terrain, est d’aller droit vers le FMI horizon 2018/2019 ou cohabiteront crise financière et crise de gouvernance. Dans ce cadre c’est une évidence d’affirmer que le système financier algérien a besoin d'être réformé, n’existant pas de banques accompagnant les véritables investisseurs et pas de véritables bourse des valeurs. Une hérésie économique des entreprises étatiques dominantes souvent déficitaires achetant des entreprises étatiques déficitaires. Ni Sonatrach, ni Sonelgaz et ni de grandes entreprises privées n’étant cotés en bourse. L’économie algérienne est totalement rentière avec 98% d’exportation d’hydrocarbures et important plus de 70% des besoins des ménages et des entreprises. Tout est irrigué par la rente des hydrocarbures donnant ainsi des taux de croissance, de chômage et d’inflation fictifs. La richesse nationale créée puise sa source dans la relation du triptyque: stock physique (stock ressources naturelles d’hydrocarbures) - stock monétaire (transformation: richesse monétaire) - répartition (modalités et mécanismes de répartition: investissement-consommation-fonds de régulation). La société des hydrocarbures ne créait pas de richesses ou du moins très peu. Elle transforme un stock physique en stock monétaire (champ de l’entreprise) ou contribue à avoir des réserves de change qui par le passé, du fait de la faiblesse de capacité d’absorption ont été  placées à l’étranger. Cette transformation n’est plus dans le champ de l’entreprise mais se déplace dans le champ institutionnel (problème de la répartition). Or la richesse ne peut apparaitre que dans le cadre de la transformation du stock de monnaie en stock de capital, et là est toute la problématique du développement.  Aussi,  la   solution la plus sûre  est d’avoir une vision stratégique, loin de tout replâtrage, les tactiques  pour paraphraser les experts militaires, devant  s’insérer au sein d’une fonction objectif stratégique ce qui fait cruellement défaut actuellement, Comme l’a instruit   le président de la république, c’est d‘aller vers de profondes réformes structurelles et une mobilisation générale de toutes les composantes de la  société  sans lesquelles,  l’on ne pourra pas faire émerger une économie diversifiée. Sans réformes, au-delà de 2020, il sera impossible de maintenir le niveau des réserves  au vu de la  situation économique. Evitons toutefois la sinistrose. L’Algérie du fait de ses potentialités avec une nouvelle politique économique  peut   surmonter la crise.  Car toute  récession économique aurait  des incidences  sociales et politiques   internes mais également déstabilisatrices géostratégiques au niveau de la région méditerranéenne et africaine. Il y va de la sécurité nationale.   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   Professeur Abderrahmane MEBTOUL

 


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6 Commentaires

  • L'Algérie depuis l'indépendance vit de la rente et donc d'une création monétaire déconnectée de la réalité économique. Ce type de financement ne fait que temporairement palier à cette absence de rente et à favoriser le financement de l'investissement, publique et privé. La croissance de demain est issue de l'investissement, c'est la base de l'économie, et gripper le moteur de l'investissement serait la pire chose qui peut arriver à ce pays.

    Rapporter Othmane Benzaghou dimanche 10 septembre 2017 14:43
  • Je ne sais pas comment ce prétendu professeur et expert à la noix parle de FMI en 2018/2019 alors que l'Algérie n'est éligible à aucune intervention du FMI dans un avenir proche.
    Peut être qu'il ne sait pas que le FMI n'est appellé que pour structurer une dette qu'on n'arrive pas à rembourser ou qu'on n'arrive pas a avoir accès aux financements (prêts) extérieurs. Ce n'est absolument pas le cas de l'Algérie avec des réserves de change de 100 Mds USD et un endettement extérieur nul. Dans ces conditions, j'imagine que l'Algérie pourrait se financer à hauteur de 100 Mds USD à l'extérieur dans de très bonnes conditions, voire plus dans de moins bonnes.
    Cet expert parle comme dans les cafés peut être pour faire peur mais perd ainsi toute crédibilité (s'il lui en reste) auprès des économistes sérieux.

    Rapporter Hayy ibn Yaqdhan dimanche 10 septembre 2017 07:21
  • Je n'imagine pas ce pouvoir, obsédé par sa survie politique, entreprendre des réformes structurelles après avoir échoué lorsque le baril frôlait les 140 dollars.La peur du recours au FMI s'explique par les conditions draconiennes qu’implique une telle option.La Fourmi FMI exigera justement des réformes structurelles douloureuses pour les masses populaires,que la clique au pouvoir n'a pas eu le courage d'entreprendre, en se comportant en Cigale.Ils sont pris au piège,face un choix morbide:la planche à billets avec ses conséquences inflationnistes ou le FMI avec ses exigences indiscutables.La question n''est pas savoir si l'Algérie va s'effondrer,mais quand ? M. Mebtoul vous rêvez debout, l'Algérie e de Boutef est irréformable aussi bien sur le plan économique que politique.
    "Science sans conscience est ruine de l'âme"

    Rapporter AKSIL samedi 9 septembre 2017 23:12
  • Avec tout le respect au professeur, on dit que tout financement non conventionnel est appliqué uniquement dans certaines circonstances et dans un contexte spécial propice aux pays développés. Et, il est, en attendant grand temps que l’Algérie s’intègre dans le vrai monde libre ou les Investissements internationaux peuvent comme partout dans le monde remédier au manque de fonds. La situation de l’Algérie est tout à fait naturelle car partout c’est la rareté des ressources notamment financières qui est prévalente. On pallie à cela non pas par la planche à billets mais plutôt grâce aux investissements nationaux, internationaux, divers et diversifiés.
    Cela peut inclure dans un portefeuille d’investissements des possibilités de croissance, mais tous les types d’investissements impliquent des risques et les investissements internationaux peuvent présenter des risques particuliers, entre autres :
    • Les fluctuations des taux de change
    • Evolution des valeurs du marché mondial et / ou spécifique a chaque pays
    • Les événements politiques, économiques et sociaux importants
    Un investisseur opte pour des investissements de portefeuille international parce que la diversification internationale de portefeuille d’actifs permet d’obtenir un rendement plus élevé de risque ajusté. Cela signifie que l’investisseur est en mesure de réduire le risque et faire un bon retour sur des investissements internationaux. La preuve démontre une indépendance considérable entre les retours de stock des différents pays. Plus important, les portefeuilles diversifiés sur le plan international prouvent en effet d’avoir une volatilité plus faible que les portefeuilles des stocks nationaux de la même taille. Je suis convaincu, que l’Algérie rendue la, s’en sortira a merveille.
    Les économies émergentes se rattrapent avec leur progrès le monde avancé et sont prévus pour doubler bon nombre d'entre eux d’ici à 2020. Cela entraînera un changement important dans l’équilibre global du pouvoir économique.
    SVP ne soyez pas impressionnes par ce commentaire ; c’est un ami Indien qui membre du Lloyd of London m’a bien aidé à sa rédaction. L’inde traversait cette étape dans les années 60 et 70 et s’en est sortie la tête haute. Merci.

    Rapporter Faro Laz samedi 9 septembre 2017 22:18
  • C'est une analyse classique de l'inflation par la hausse de la masse monétaire... Ce qui est étonnant, c'est que le gouvernant sait qu'il joue avec le feu, mais il le fait quand même... N'y a t il pas d'autres moyen pour se sortir de ce cercle vicieux? D'autres pays en sont ressorti... Prenons example sur eux?

    Rapporter Azzedine el Oujdi samedi 9 septembre 2017 22:14
  • Pas credible, ce bonhomme.

    Rapporter Abu al alaa al maari samedi 9 septembre 2017 15:42
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