Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Dimanche, 25 Février 2018

  •   Par Akram Belkaïd, Paris
  • dimanche 14 janvier 2018 18:14

Obsolescence programmée [ LE BLOG ECO ]

En France comme aux Etats-Unis d’Amérique, des enquêtes ou des procédures collectives de consommateurs visent des sociétés comme Apple ou Epson. A chaque fois, c’est le soupçon d’une stratégie délibérée d’obsolescence qui justifie ces actions.

 

 

Un réfrigérateur, plutôt neuf, qui tombe soudain en panne. Une imprimante, neuve elle aussi, qui ne fonctionne plus et que l’on ne peut réparer. Une cartouche d’encre à moitié pleine mais que l’on ne peut plus utiliser. Un téléphone portable dont la batterie lâche… Les exemples sont nombreux et ils témoignent d’une donne qui n’est certes pas nouvelle (elle remonte aux premiers temps de la société de consommation) mais qui a tendance à s’amplifier. Il s’agit de l’obsolescence programmée, autrement dit de la manière dont les fabricants font en sorte que tel ou tel de leurs produits ait une durée de vie limitée. Le but est évident : doper les ventes en poussant le consommateur à opter pour une solution de remplacement.

 

Société de consommation

 

Mais les fabricants ont poussé le bouchon trop loin. En France comme aux Etats-Unis d’Amérique, des enquêtes ou des procédures collectives de consommateurs visent des sociétés comme Apple ou Epson. A chaque fois, c’est le soupçon d’une stratégie délibérée d’obsolescence qui justifie ces actions. Bien entendu, les concernés se défendent d’une telle intention. Apple, par exemple, admet bien (c’est une première) que ses mises à jour sont destinées à ralentir les anciennes versions de ses iphones. Mais, selon la firme américaine, ce serait pour « augmenter leur durée de vie » en raison d’une plus forte sollicitation des batteries au lithium. On est prié de ne pas rire…

L’obsolescence programmée témoigne de l’emballement de la société de consommation mais aussi du capitalisme. Pour soutenir le cours en Bourse de leurs actions, nombre de sociétés technologiques sont obligées de présenter de nouveaux produits chaque année. Et pour les vendre, il faut déprécier les plus anciens (et tant pis pour l’environnement car ce petit jeu fait exploser les quantités de déchets technologiques). Ces entreprises peuvent aussi parier sur l’effet mode en faisant en sorte de ringardiser les vieux modèles. Mais, face aux résistances des consommateurs, à leur attachement à leur modèle ou bien encore à leur volonté de faire des économies, c’est la technologie « négative » qui entre en jeu. Et l’affaire prend une tournure encore plus scandaleuse quand ces mêmes firmes s’arrangent pour garder un monopole sur les réparations et les facturer à prix presqu’égal à celui du renouvellement. Toute personne ayant possédé un Smartphone dont la batterie ne fonctionne plus comprendra aisément ce qui précède…

 

Un délit

 

Vendre un produit, autre qu’alimentaire ou pharmaceutique, dont la durée de vie est délibérément limitée devrait être considéré comme étant un délit. C’est une vraie atteinte aux droits du consommateur. Pour l’heure, le lobbying des firmes concernées demeure efficace et il n’y a pas encore eu de condamnation qui pourrait faire jurisprudence.

Dans cette affaire, c’est donc le comportement de l’acheteur qui pourrait faire la différence. Certains l’ont compris, qui refusent, par exemple, les mises à jour de leurs téléphones ou de leurs ordinateurs (ce qui parfois les expose à de vrais risques de sécurité informatique).

D’autres, recherchent les produits de fabricants plus respectueux (il en existe), ou au moins ceux qui permettent l’émergence d’un marché ouvert pour la réparation des objets qu’ils commercialisent. L’autre piste consiste à ne louer que le service offert par un produit sans avoir à l’acquérir.

Cela ne répond pas à tous les besoins mais cela diminue le nombre d’achats nécessaire. On peut enfin décider qu’il est temps de soutenir les mouvements de décroissance ou de croissance contrôlée en acceptant de ne pas être à la page avec du matériel ancien.


Évaluer cet élément
(6 Votes)

Laissez un commentaire



  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

Le CPP divisé sur la formule qui transforme la contestation sociale en nouvelle situation politique

Sondage

la décision d’ouvrir le capital ou de céder une entreprise publique doit remonter au président de la république ? - 6.2%
les privatisations et ouverture de capital doivent passer par la bourse d’Alger ? - 33.5%
il est plus urgent de cesser le soutien financier aux entreprises publiques que de savoir qui va les racheter ? - 34%
il faut maintenir le secteur public tel quel pour préserver l’emploi et l’égalité social ? - 20.7%

Total votes: 889

Vidéos

2017 a été marquée par la répression des ahmadites et des migrants (directrice d’Amnesty Algérie, sur Radio M)

A ne pas manquer

Prev Next

Souhil Meddah:"Le système fiscal algérien n’assure aucun équilibre macroéconomique à moyen et à long termes"

Le problème du régime fiscal algérien est  dans la forme et le schéma de répartition ou de collecte de ses ressources ainsi que dans la capacité des services fiscaux à pouvoir identifier les niches cachées existantes, explique l’expert financier Souhil Meddah.

Au nom de la sécurité des investissements, les véhicules assemblés en Algérie coûtent plus cher

« Le marché local est protégé par les pouvoirs publics et les constructeurs n’ont pas le droit d’augmenter les prix que dans la proportion des augmentations des coûts », selon le Conseiller au cabinet du ministre de l’industrie et des mines.

Algérie- L'inflation moyenne annuelle a atteint 5,2% jusqu'à janvier 2018

  En termes de variation mensuelle et par catégorie de produits, les prix des biens alimentaires ont connu une baisse de 0,9% en janvier 2018 comparativement à ceux de décembre 2017.