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Lundi, 11 Décembre 2017

  •   Nabil Ferhat
  • mercredi 17 février 2016 17:32

« La politique des subventions est une catastrophe nationale ! »- A. Harchaoui sur RadioM (audio)

Abdelkrim Harchaoui, ancin ministre des Finances/ Ph Ahmed Belgheit

L’ex-ministre des Finances Abdelkrim Harchaoui est revenu ce mercredi, dans l’ « Invité du Direct » de RadioM, sur toutes les questions qui agitent la sphère économique nationale : la baisse des prix du pétrole, les subventions, les réformes, le marché, etc.

Fidèle à son franc parler et à son attachement à la souveraineté du marché, Abdelkrim Harchaoui, ex-ministre des Finances, plaide énergiquement pour une démarche libérale. « Je suis contre les entreprises qui bouffe la rente. Je suis pour une privatisation maîtrisée. C’est incontournable, mais il faut des conditions pour privatiser. Nous vivons sur une rente depuis la nuit des temps, mais jusqu'à quand? » a-t-il relevé d’emblée avant de décliner sa vision de la situation économique actuelle du pays et son avenir immédiat, notamment à l’aune de la crise induite par la chute des prix du pétrole qui la traverse.

Commentant les réformes enclenchées par le Gouvernement Sellal depuis quelque temps, il a estimé  que celles-ci ne doivent pas s’arrêter là où elles sont actuellement et qu’elles devraient continuer. « La réaction avec la loi de finances 2016 était une réaction d'urgence. C'était incontournable! Mais le train des réformes ne doit pas s'arrêter. Il doit continuer », a-t-il indiqué. Pour mener cette entreprise, il a préconisé « la création d'un noyau technocrate au sein de la présidence, capable de penser les réformes avec les ministères, et de faire des évolutions trimestrielles ».

Au sujet des déficits budgétaires  qu’enregistre la balance des paiements, il a fait savoir que la crise que vit le pays  « n'a pas encore fait mal, parce qu'on a des réserves. Mais c'est temporaire», d’où l’urgence de conjuguer tous les efforts afin de trouver les solutions adéquates. En effet, selon lui, l’Algérie est appelée à faire face à une situation très difficile  dans les prochaines années et ce, d’autant plus que le niveau actuel des prix des hydrocarbures va se prolonger dans le temps puisque même « l'accord entre l'Arabie Saoudite et la Russie pour geler leur production pétrolière n'apportera aucun changement à la situation actuelle », l’appel de l’Algérie et du Vénézuala à la baisse de la production n’ayant pas été pris en compte par les grands producteurs.

« L'amnistie fiscale est une excellente mesure »

Néanmoins, Abdelkrim Harchaoui pense que la pente peut être remontée mais à condition d’une rupture s’opère avec les pratiques anciennes. Dans ce sens, il a plaidé pour une perception plus rationnelle de l’impôt en rappelant que celui-ci « n'est pas une amende, mais une contribution ». Il a également, toujours au sujet de la fiscalité, indiqué que « l'amnistie fiscale est une excellente mesure »  et qu’il ne « faut pas avoir honte de le dire ».

Rappelant par ailleurs que « le prix à la consommation en Algérie représente 10 à 12% du prix international des produits, ce qui entraîne des fraudes, il a appelé à une réforme du système des subventions ». «C'est urgent. On ne peut plus négliger le dossier des subventions! Il n'y a pas d'autres formules. Il faut recenser les familles dans le besoin et les aider.[…] Les subventions implicites et explicites coûtent 45 milliards de dollars à l’Algérie. Cette politique est une catastrophe nationale », a-t-il soutenu, rejoignant en cela, les propositions du FCE et de nombre d’analystes qui plaident pour un meilleur ciblage  des catégories démunies en matière de subvention. De plus, continuant sur la même lancée, Abelkrim Harchaoui a carrément renversé la table sur les tenants de l’ordre conservateur actuel en appelant indirectement à une libération totale des prix en avançant que « stabiliser les prix et les geler amène au gaspillage ».

Ecouter l’émission : 


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2 Commentaires

  • Monsieur Harchaoui si je me rapelle bien a travaillé au ministère du commerce dans les années 80 et a été ministre des finances ensuite et par conséquent a été l'un des artisans des politiques économiques de l'époque à savoir défendre la politique des subventions des prix qui continue jusqu'à aujour d'hui. Ce soir, dans cette interview que je viens de lire , il s'oppose à cette politique et parle de catastrophe nationale. Nos anciens responsables comme c'est le cas de Mr Harchaoui se renient comme si de rien n'était. Lorsqu'ils se retrouvent de l'autre côté de la barrière c-a-d lorsqu'ils ne sont plus des officiels attitrés , tenus par le devoir de réserve, reprennent langue avec la réalité du terrain et dénoncent des politiques qu'ils ont eux même approuvé par le passé et défendu âprement auprès des instances parlementaires. Alors que penser de ces gens là? Pourquoi n'a t-il pas défendu ses convictions quitte à démissionner du poste de ministre? Normalement, c'est l'attitude que devrait prendre chaque individu à ce niveau de responsabilité ou bien, on peut considérer cela comme de l'opportunisme pure et simple lorsqu'ils y consentent . Et ceci est aussi le cas pour les autres ministres et responsables qui passent aujourd'hui devant les télés et dans les forums pour défendre des thèses tout à fait à l'opposé de ce qu'ils proféraient lorsqu'ils étaient ministres ....Toutefois, pour terminer, on peut dire que même si l'exercice de la politique implique les situations les plus invraisemblables ( trahisons, retournements, reniement de ses principes...) , l'homme politique véritable ne devrait jamais renoncer à ses idées ni à ses convictions et ce pour plaire simplement au puissant du moment.

    Rapporter Habibi Najat jeudi 18 février 2016 00:00
  • Bonjour, des subventions de 45 milliards de dollars!!!
    Un petit calcul: nous sommes 40 millions, supposant qu'une famille moyenne en Algérie est de 5 personnes et que les trois quart de ces familles nécessitent de l'aide. Nous aurons 6 millions familles à aider.
    Alors, 45 milliards de dollars sur 6 millions familles donne presque 8000 dollars , ce-ci équivaut à 480 000 dinars ( parité de 1/60) par famille .

    Messieurs, c'est le salaire annuel de beaucoup de gens!! Prière donnez nous des chiffres que nous pouvons " Gober".

    En fin un grand salut à l'équipe du CPP et merci pour votre professionnalisme relatif.

    Rapporter Ali Bennadji mercredi 17 février 2016 22:22
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