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Lundi, 25 Septembre 2017

  •   Abed Charef
  • lundi 10 avril 2017 14:47

Le gouvernement se comporte en ‘’bagarreur de quartier’’ face aux investisseurs - Slim Othmani (Audio-Vidéo)

 Slim Othmani: d’experts ‘’dogmatiques gravitent autour du gouvernement’’ (Ph A.Belghit)

 

Slim Othmani, président du d’Action et de Réflexion sur l’entreprise (Care), a déploré lundi que le gouvernement se comporte comme ‘’un bagarreur de quartier’’ : il veut imposer ses règles et sa force dans le fonctionnement de l’économie.

 

 

 M. Slim Othmani président du cercle d’Action et de Réflexion sur l’entreprise (Care), a déploré lundi ce qu’il considère, chez le gouvernement algérien, comme une ‘’incompréhension assez surprenante des mécanismes qui gèrent l’économie mondiale’’.

 Il y a, selon lui, un ‘’décalage’’ entre le fonctionnement de l’économie et la perception de l’économie chez les dirigeants algériens. Il impute cela, entre autres, à la présence d’experts ‘’dogmatiques’’ qui ‘’gravitent autour du gouvernement’’.

 Au cours de l’émission ‘’l’invité du direct’’ de Radio-M, M. Othmani a aussi mis en doute l’utilité de la tripartite, telle qu’elle est organisée actuellement. Avec le format actuel, cette réunion se résume à ‘’un message des pouvoirs publics’’, mais ce n’est pas un lieu de négociations, a-t-il dit. ‘’Il y a des speechs, on déjeune ensemble puis chacun rentre chez soi’’.

 

Selon lui, les ‘’quatre moteurs de la croissance’’ sont en panne en Algérie : l’investissement, la consommation, les exportations et la commande publique. Avec une telle situation, il est difficile d’envisager une relance de l’économie, alors que le pays a le potentiel pour développer une croissance à deux chiffres.

 

Syndromes

 

M. Othmani a aussi longuement insisté sur ce qu’il appelle les six ‘’syndromes de l’économie algérienne’’. Ceux-ci constituent des blocages sur lesquels bute le gouvernement : la crise de la dette, Khalifa Bank, Djezzy, Rebrab, la crise financière de 2008 et l’effondrement des cours pétroliers depuis bientôt trois ans.

 Depuis l’affaire Khalifa, le gouvernement n’a plus permis l’émergence d’une banque algérienne privée, a-t-il noté. Au lieu d’étudier sérieusement cette affaire, de déterminer les défaillances, de comprendre les mécanismes qui l’ont provoqué, le gouvernement a préféré tirer un trait sur les banques à capitaux privés algériens.  De son côté, le capital étranger est ‘’décrié, montré du doigt’’.

Face au capital étranger, à l’investisseur privé, le gouvernement se comporte comme ‘’un bagarreur de quartier’’ alors qu’il faudrait institutionnaliser toutes ces activités.  Il a plaidé pour l’établissement d’une ‘’relation apaisée avec l’étranger’’, en vue de faciliter les investissements étrangers qui ont besoin de ‘’stabilité et de visibilité’’. Quant à la fameuse règle du 51/49, il a été tranchant : ‘’ce n’est pas possible’’ d’envisager un afflux d’IDE avec cette règle.

 

 Méthode non efficiente

 

 Bien qu’il soit lui-même patron de l’entreprise privée NCA Rouiba, M. Slim Othmani a affirmé que l’idée de protéger la production nationale, avec des méthodes administratives pour restreindre les importations, n’est pas efficiente. Selon lui, il faudrait mettre en compétition les entreprises algériennes et étrangères, en les mettant ‘’dans les mêmes conditions’’.

 Il a toutefois mis en doute la capacité des entreprises publiques algériennes à supporter la comparaison. ‘’Quand je vois les Conseils d’administration des Entreprises Publiques Economiques, j’ai envie de pleurer’’ a-t-il dit, ajoutant : ‘’vous ne pouvez pas faire fonctionner des entreprises avec des personnes non concernées’’ occupant des ‘’postes honorifiques’’.

 

 


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3 Commentaires

  • Mr othmani dresse un portrait apocalyptique de la gouvernance. Être entrepreneur dans ces conditions, moi je pourrai pas. Ceux qui tentent tout de même de jouer le jeu, je leur tire mon chapeau
    Maintenant il faut pousser plus loin la critique. Les défauts et. Nombreux bugs du logiciel économique trouvent leurs sources dans une certaine faillite culturelle plus globale. C'est tout le roman national et la vision du monde traditionnelle qui ne fonctionne plus et isole le pays de manière dangereuse
    Reconstruire un roman national et une relation plus apaisé avec le monde nécessite de tirer un bilan et des leçons du passé récent. Les années de guerre civile ont été mis sous le tapis, la place de l'islam est toujours défini par les injonctions de l'alliance française et par quelques moustachus alcooliques sans aucune interaction avec la société. La question de l'identité arabe/amazigh reste flou et folklorique, la relation avec le maroc reste prisonnière de logique tribale.... To be continued
    Pour remettre le pays sur des rails économiques réalistes, il faut une culture realiste et tenant compte de la société, pas un bric a brac inventé par le fln et saupoudré de nif

    Rapporter Samir14 mardi 11 avril 2017 10:02
  • A la minute3 :46 de la vidéo on ne comprend pas l’objection du « spécialiste » en économie Hassan Hadouche. Selon lui, la dévaluation du dinar n’a pas entrainé directement une baisse du pouvoir d’achat.
    Mais si Monsieur Hadouche ! Considérant la structure du commerce extérieur de l’Algérie (pour simplifier on dira qu’on importe pratiquement tout !) L’exemple suivant, certes fictif, mais très simple nous permettra d’affirmer le contraire, c’est-à-dire, que la dévaluation du dinar entraine directement la baisse du pouvoir d’achat.
    Exemple : supposons qu’un kg de banane coûte 1$
    Pendant l’année 2016 (année de référence) 1$ = 100da. Ces 100 da me permettaient donc d’acheter 1kg de banane.
    Année 2017 : le gouvernement décide de dévaluer la valeur du dinar de moitié, cela voudra dire que les 100 da que je possède ne valent maintenant que 1/2$. Ce demi-dollar ne me permet d’acheter qu’un demi-kg de banane. Donc mon pouvoir d’achat a bel et bien diminué
    Comme quoi, on n’a pas besoin d’être économiste pour savoir qu’il ya une causalité directe (à fortiori s’agissant de l’économie algérienne) entre les deux phénomènes. Un simple bon sens suffit !

    Rapporter Yuva mardi 11 avril 2017 09:51
  • Messieurs,
    Ce qui va mal à avoir une économie centralement planifiée ? Car il s’agit bien de cela, en Algérie ; une économie planifiée mais médiocrement depuis toujours qui est le mal et fait toujours mal. Les révolutionnaires des années 60 et 70 qui avaient pris le contrôle du pays et le contrôlent jusqu’à aujourd’hui avaient imposé cela mais ne peuvent pas changer du jour au lendemain leur approche ni leur philosophie politique même devant la faillite probante du planisme et centralisme politique. Je suis donc enclin à conclure que et je dirais qu’il n’y a quelque chose d’intrinsèquement mauvais avec une économie planifiée.
    L’ennui avec cette politique, est que vous êtes fondamentalement dans le jeu qu’une seule personne, ou une clique de petits bonhommes arrivés au pouvoir au moyen d’un système pas très élaboré, prendra toutes les décisions de politique au nom de tous les gens lors de l’exécution de l’économie. Il n’y a pas d’interface de différents courants et / ou écoles de pensées différentes.
    Cela n’est très improbable que cela manquera de consensus car une économie est fondamentalement un écosystème en constante évolution : certaines entreprises vont devenir obsolètes et seront remplacés par quelque chose de nouveau sur une base constante. Pour vous donner un exemple : l’énergie solaire est rapidement devenu moins cher que les combustibles fossiles et finalement le remplacera. Toutefois, bon nombre de décideurs dans l’administration Trump proviennent de l’industrie du fossile, où ils ont fait leur fortune et sont intéressé à prolonger sa durée de vie aussi longtemps que possible et ne se soucient pas de l’effet sur l’environnement.
    C’est ce qui arrive quand vous avez une économie planifiée qui ne change pas avec le temps.
    Amicalement.

    Rapporter Faro Laz lundi 10 avril 2017 21:04
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