Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Mercredi, 23 Août 2017

  •   Amar Ingrachen
  • jeudi 10 août 2017 16:43

Algérie- Entreprises publiques: "Pourquoi mettre en péril des vrais emplois pour en sauver de faux?" (Ferhat Ait Ali)

Selon une source au ministère de l’Industrie, « les entreprises publiques sont maintenues à mi-chemin entre la vie et la mort : on efface leur dettes pour qu’elles ne meurent pas mais on ne consolide pas leur assise financière pour leur permettre de se relever et se développer ».

 

 

Pour restructurer les entreprises publiques en difficulté, le gouvernement les finance virtuellement, et les déclarations des responsables sur leurs volonté de les restructurer sont toutes infondées, a affirmé à Maghreb Emergent une source au ministère des Finances.

« Dans ce que les responsables appellent la ‘’restructuration des entreprises publiques’’, il n’y a, en vérité, rien de concret. L’opération consiste essentiellement à effacer leurs dettes à travers des artifices comptables. C’est ni plus ni moins un jeu d’écriture », a assuré notre source. De plus, a-t-elle ajouté, contrairement à ce qui se dit, « il ne s’est jamais agi de recapitalisation ou de dotations en trésorerie ». Et d’expliquer que « les entreprises publiques sont maintenues à mi-chemin entre la vie et la mort : on efface leur dettes pour qu’elles ne meurent pas mais on ne consolide pas leur assise financière pour leur permettre de se relever et se développer ».

 

La Banque centrale : Les EPE ont avalé plus de 7 milliards de dollars depuis 2015

 

Ces propos s’inscrivent parfaitement en porte-à-faux avec les déclarations de certains responsables qui présentent les entreprises publiques comme étant « un gouffre pour l’argent de l’Etat ». Un de ces responsables est le gouverneur de la Banque d 'Algérie qui a déclaré récemment que 7 milliards de dollars avaient été décaissés par le Trésor public pour éponger les déficits des entreprises publiques rien qu’en 2015 et 2016. « La situation financière nette de l’État envers le système bancaire a connu un bouleversement entre décembre 2014 et décembre 2016. L’État est, au cours de cette période, passé d’une situation de créancier net des banques, avec 1.992 milliards de DA, à celle de débiteur net avec une dette de 2,73 milliards de DA envers les banques », a-t-il indiqué en avril 2017, évoquant « le rachat, en 2015 et 2016, des créances bancaires non performantes, dues sur des entreprises publiques, par le Trésor (767 milliards de DA) à travers l’émission d’obligations ».

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda, a lui aussi déclaréque deux groupes publics, Sider et la SNVI, avaient bénéficié récemment de la mise en place de plans de restructuration, en cours d’application, et qui prévoient, pour chacun d’entre eux, des investissements de près d’1 milliard de dollars.

 

 « Financer des cadavres d’entreprises est une atteinte à l'égalité des Algériens devant la loi »

 

 

Qui dit vrai ? Selon Ferhat Ait Ali, expert financier, « beaucoup d’entreprises publiques, à l’image de la SNVI, ont eu les fonds et le plan de charges avec, mais n'ont rien fait ». « Il n y a strictement rien à renflouer, même les actifs sont obsolètes, et le sureffectif tue toute chance de redressement dans l'œuf., Une entreprise qui a un déficit égal aux deux tiers de sa masse salariale, elle-même égale aux deux tiers de son chiffre d'affaires, n'est pas une entreprise mais une œuvre de charité », estime-t-il, soulignant que « ce n'est pas en injectant des fonds qu'on sauve une entreprise vouée à des déficits chroniques ».

Pour Ferhat Ait Ali, « en droit commercial, aucune entreprise publique n'aurait pu échapper au tribunal des faillites, et en droit constitutionnel, financer des cadavres dits publics avec la fiscalité d'autrui, en mettant en péril de vrais emplois pour en maintenir de faux, est une atteinte à la Constitution et à l'égalité des citoyens devant la loi ».

Concernant les déclarations de Loukal, cet expert financier dit qu’elles tiennent la route : « Loukal a parlé d'assainissement et pas de restructuration, et il a bien précisé que les fonds provenaient du Trésor, aujourd'hui lui-même endetté auprès de la Banque d'Algérie. » Et d’ajouter : « Dans les faits, sans émission monétaire massive, ni le Trésor ni les banques ni les EPE, ne sauveront leur peau de cet exercice. »


Évaluer cet élément
(6 Votes)

Laissez un commentaire



1 Commentaire

  • Drôle de jeu d'écritures ! Quelqu'un fait des chèques et paye avec, la banque avance l'argent qu'il n'a pas en compte, va se faire rembourser par le trésor qui lui se finance par l'impôt des Algériens. Ce n'est pas un jeu d'écritures mais un carrousel où quelqu'un dépense l'argent et où un autres est baisé.
    Je me demande s'il n'y a pas une qualification pénale pour ça comme détournement de bien sociaux ou autre.

    Rapporter Bouloulou jeudi 10 août 2017 20:38
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

La fabrication des panneaux solaires coûterait très cher à l’Algérie-Pr Omar Aktouf

Sondage

L’Algérie a battu ce mois de juillet un nouveau record du pic maximum appelé (PMA) en électricité. Le PMA oblige Sonelgaz à un investissement de plus de 500 milliards de dinars par an.

Vous êtes d’accord avec ces dépenses à cause d’un pic de consommation de quelques jours par an car l’électricité est un droit constant ? - 26.7%
Vous pensez que cela est trop couteux pour le pays et qu’il vaut mieux se discipliner et arrêter la course financière derrière le PMA ? - 35.6%
Vous pensez que la croissance du PMA va se ralentir si les couts des investissements sont plus supportés par les usagers dans l’avenir ? - 28.7%

Total votes: 565

Vidéos

L’ambassadeur italien à Alger a évoqué sur Radio M le procès Saipem et l’investissement de Cevital en Italie

A ne pas manquer

Prev Next

Tunisie : "La situation risque de devenir, à très court terme, économiquement ingérable et socialement explosive" - Elyes Jouini

 La Tunisie "prise dans un tourbillon destructeur de valeur" connait un dérapage budgétaire qui nécessite des emprunts de plus en plus lourds ce qui monopolise la capacité financière des banques et étouffe l'investissement, estime l'ancien ministre des réformes économique et actuel vice-président de l'Université Paris-Dauphine Elyes Jouini.

Algérie – Le retour d’Ouyahia pourrait se traduire par une relance des privatisations

  A l’arrêt depuis 2007, le processus de privatisations des entreprises publiques va-t-il être relancé par Ahmed Ouyahia? La loi de finances 2018 pourrait remettre au gout du jour le très controversé art 66 de la LF 2016.

Algérie- Trois arrêtés vont fixer le mode d'emploi de la pêche et la commercialisation du corail

Trois (03) arrêtés interministériels devant relancer la pêche au corail à travers le littoral seront "prochainement" promulgués pour fixer toutes les procédures juridiques et mesures relatives à l'exploitation de cette ressource maritime, au traitement et à la traçabilité des quantités pêchées jusqu'à la commercialisation.