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Jeudi, 18 Janvier 2018

  •   Younès Saadi
  • samedi 12 août 2017 15:05

Algérie : Le taux de chômage augmente à 12,3 %, les sans-diplômes sont les plus touchés

 

Les symptômes d’une économie en crise se suivent et se ressemblent. Après le déficit de la balance commerciale et celle des paiements, le tour vient aux chiffres sur le chômage pour confirmer le malaise qui range l’économie algérienne depuis la chute des prix du baril en automne 2014.

 

Le taux de chômage a connu entre septembre 2016 et avril 2017, une hausse remarquable de 1,8 point, selon les chiffres de l’Office national des statistiques (ONS), relayés par l’APS. Il est passé de 10,5% en septembre 2016 à 12,3% en avril dernier. La population en chômage est estimée par l’ONS à 1,508 million de personnes.

 En avril dernier, le nombre de la population active a atteint 12,277 millions de personnes contre 12,117 millions en septembre 2016, avec un solde positif de 160.000 personnes, soit une hausse de 1,3%. Cette hausse est due principalement à l’augmentation de la population à la recherche d’un emploi au cours de cette période. La population active est l'ensemble des personnes en âge de travailler et disponibles sur le marché du travail, qu'elles aient un emploi ou qu'elles soient en chômage. Sur cette population active, les femmes représentaient 20,6% avec un nombre de 2,524 millions en avril dernier.

Quant à la population occupée (personnes ayant un emploi), elle était estimée à 10,769 millions de personnes en avril 2017 contre 10,845 millions de personnes en septembre 2016, enregistrant un solde négatif de 76.000 personnes par rapport à septembre 2016.

Selon l'ONS, des disparités sont observées sur les plans sexe, âge, niveau d’instruction et diplôme obtenu. A ce propos, l'Office indique que le taux de chômage des jeunes de 16-24 ans est de 29,7%. Il est relevé que l'évolution du taux de chômage selon le diplôme fait ressortir que l'augmentation enregistrée a touché les personnes sans qualification ainsi que les diplômés de la formation professionnelle.

Ainsi, le taux de chômage auprès des personnes sans qualification est passé de 7,7% en septembre 2016 à 10,1% en avril 2017, alors que celui des diplômés de la formation professionnelle est passé de 13% à 14,8% entre les deux périodes de comparaison. Par contre, le taux de chômage des diplômés universitaires a légèrement reculé passant de 17,7% en septembre 2016 à 17,6% en avril 2017, en baisse de 0,1 point.

Plus de la moitié des chômeurs n’ont aucun diplôme

Quant à la répartition des chômeurs selon le diplôme obtenu, il est constaté que 787.000 chômeurs n’ont aucun diplôme, soit plus de la moitié de l’ensemble de la population en chômage (52,2%). Les diplômés de la formation professionnelle constituent 24,1% des sans-emploi, tandis que les diplômés de l’enseignement supérieur représentent 23,7% des chômeurs.

Il est observé, par ailleurs, que la baisse du volume de l'emploi entre septembre 2016 et avril 2017 a touché le secteur du BTP avec un solde négatif de 91.000 personnes, ainsi que le commerce, les services et l’administration publique (un solde négatif de 84.000).

En revanche, un solde positif a été enregistré pour le secteur de l’agriculture (63.000) et l’industrie (36.000) comparativement à septembre 2016. L'ONS fait aussi savoir que six (6) chômeurs sur dix (10) en moyenne sont des chômeurs de longue durée, c'est-à-dire que 62,2% cherchent un poste d’emploi depuis une année ou plus.


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1 Commentaire

  • Normalement les sans diplômes ont un moyen de gagner leur vie: dans le bâtiment et dans l'agriculture. Mais nos cancres préfèrent laisser ce boulot aux Subsahariens car la terre est trop basse pour la travailler et la brique trop lourde à soulever.
    Curieusement des diplômés des centres de formation professionnelle ne trouvent pas de boulot, alors que trouver un plombier, un maçon, un électricien , un menuisier relève de la chasse au trésor tant pour eux il y a du monde au portillon.
    Les jeunes se disent chômeurs, cela ne signifie pas " sans ressources": le travail informel comme taxi clandestin par la vertu de l'ANSEJ ou vendeur de n'importe quoi - ça ils veulent bien- rapporte suffisamment gros pour acheter le dernier smartphone et les Nike les plus bling bling. Car pour le reste il y a toujours papa pour nourrir sa progéniture et maman pour la servir dès cinq heures de l'après midi au saut du lit.
    Concernant les parents nourriciers je parle là d'une génération de travail garanti par l’État-providence que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre et qui arrive aujourd'hui à l'âge de la retraite mais toujours encline à nourrir ses enfants jusqu'à ce que mort s'ensuive.
    Il faudrait corriger, ne pas parler de chômeurs mais simplement de non affiliés à la sécurité sociale. Je ne crois pas une seconde à un problème de chômage chez les bac moins sept.

    Rapporter LHomme de Méchta lundi 14 août 2017 01:08
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