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Dimanche, 18 Février 2018

  •   Nadir Allam
  • mardi 26 septembre 2017 18:38

"Pas de panique, l’Algérie n’est ni le Zimbabwe, ni le Venezuela" - Abderrahmane Benkhalfa sur Radio M (Audio-vidéo)


Benkhalfa: Le discours sur les risques d’inflation encourage l’inflation, surtout dans les circuits informels (Ph A. Belghit) 

L'ancien ministre des finances Abderrahmane Benkhalfa défend la démarche du Gouvernement et appelle à ne pas paniquer devant les  résultats, jugés forts néfastes par nombre d’experts, du recours au financement non-conventionnel.  Il a tenté de tempérer les discours alarmistes en relevant qu’il « y a pire » dans d’autres pays.

 

 Selon lui bien que la situation financière et économique du pays soit difficile, l’Algérie dispose de suffisamment de moyens pour se redresser dans la sérénité. «Je pense que la communication officielle doit être débattue pour aller vers plus d’apaisement. Il faut que la Banque d’Algérie rassure. Le discours sur les risques d’inflation encourage l’inflation, surtout dans les circuits informels. »

«Nous ne sommes ni au Zimbabwe, ni au Venezuela. Le financement non-conventionnel, s’il demeure seul, est un grand risque.  Ce n’est pas le cas aujourd’hui, », a-t-il indiqué lors de son passage sur Radio M. en affirmant que « Ahmed Ouyahia a les capacités de gérer des situations difficiles ».

 «Le financement non-conventionnel, il faut le gérer. Mais, c’est surtout vers des réformes structurelles qu’il faut aller et le Gouvernement s’y attelle. C’est clairement dit dans son plan d’action », a-t-il ajouté. 

 Il y a pire que ça …

 Commentant les propos fort alarmistes, y compris d’Ahmed Ouyahia qui a déclaré que si on ne recourait pas au financement non-conventionnel, l’Algérie n’aurait pas de quoi payer les fonctionnaires à partir du mois de Novembre, il a reconnu qu’il y a « un déficit du budget doublé d’un déficit du trésor » mais il considère que « cette situation existe dans tous les pays » et qu’ « il y a pire que ça ».

De plus, explique-t-il, « on n’aurait pas pu faire mieux parce que, depuis au moins 2015, c’est la même médication qui est administrée à la situation économique du pays et elle est toujours en cours ».`

« Le budget, ce n’est pas l’économie. C’est le fonctionnement des services, c’est que dépense l’Etat à partir de ses ressources fiscales ordinaires et pétrolières.  Beaucoup de pays roulent avec moins de budget que ça. ». Pour lui, l’Algérie cherche depuis dix ans et encore plus depuis 2015 à distancer l’économie du budget, des ressources publiques.

 « Nous sommes sur cette voie avec un budget qui connait une situation difficile. Pour en sortir, il y a eu une option souveraine qui  consiste à financer par le non-conventionnel.  Quelles sont les limites de cette option ? Je sais que quand on est dans une situation comme la notre, on fait trois choses en même temps.  Premièrement, on contracte le budget. Deuxièmement,  on augmente les ressources fiscales sans augmenter la pression en étendant l’assiette fiscale. Troisièmement,  on entre dans ce qu’on appelle la rationalisation budgétaire ». « Les thérapies économiques sont essentielles, les thérapies financières sont conjoncturelles » a-t-il poursuivi.

Vidéo : 

 

 


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8 Commentaires

  • Le recours à la planche à billet doit impérativement s'accompagner de mesures libératrices pour l'économie.
    L'Algérie deviendrait un eldorado pour investisseurs si la loi sur le 49-51 était ménagée au moins pour les secteurs à forte employabilité. Car si un investisseur a pour objectif de rapatrier ses profits il n'en reste pas moins qu'il paye ses impôts en Algérie, produit algérien et emploie algérien. Ils sont nombreux à attendre un changement de la loi et ce sera assurément la ruée vers l'or ne serait-ce que pour approvisionner le marché algérien. Plutôt que stopper purement et simplement les importations, privilégions le referencement en GMS des produits fabriqués en Algérie par des entreprises algérienne ou étrangères peu importe. Agir , investir, produire, créer des richesses et cesser de pleurnicher ou de paniquer. Libéral pour la production, social dans la redistribution...Le catastrophisme doit cesser, tous les acteurs doivent être mobilisés. L'attentisme n'est plus de mise. Certains devront faire des concessions et accepter l'ouverture, il en va d'ailleurs de leur intérêt. Le pouvoir politique doit mettre au pas les récalcitrants, car loin d'être une situation de crise le pays vit une opportunité sans précédent pour créer enfin une nouvelle Algérie créatrice de richesses par tous et pour tous. Enfin plutôt qu'un système de subventions il faut réserver l'argent à l'allocation incitative au travail mais aussi pour les personnes les plus fragiles, à la santé, à une revalorisation des salaires afin que l'algérien paye le vrai prix mais qu'il ait les moyens de payer au préalable.

    Tahya el Djazayer.

    Rapporter K Boujday jeudi 28 septembre 2017 08:39
  • UN ex ministre d'un régime obscurantiste doit avoir honte d'avoir servi cette dictature ignoble.et sans foi ni loi.L'Algérie est dans une situation pire que celle du Venezuela et du Zimbabwe..Ces deux pays peuvent s'en sortir car ils ont une opposition réelle qui peut être une alternative aux tyranneaux en place.Et en plus de ça,ces deux pays ne sont pas gangrenés par l'intégrisme religieux comme l'Algérie .L'Algérie arabo-islamique est irréformable et non démocratisable faute d'un courant réformateur et de démocrates.La seule alternative pour l'Algérie des despotes incultes et incomptétents, c'est l’islamisme radical version FIS ou le chaos.
    Qui sème le vent...

    Rapporter AKSIL mercredi 27 septembre 2017 19:39
  • Je préférerais avoir les réserves d'hydrocarbures du Venezuela car c'est la crise énergétique qui nous guette dans 5 ans.
    On est donc menacé à double titre.
    En fait cette crise financière est révélatrice d'un complot qu'on essaie de nous cacher qui vise depuis 20 ans la destruction du pays.
    La nomination -sans reactions- d'un lieutenant de Khelil repris de justice comme PDG de Sonatrach démontre qu'on est déjà sous terre!

    Rapporter sousterrain mercredi 27 septembre 2017 19:36
  • Ce monsieur fait la tournée des studios pour faire le service après vente d'une mesure dont tous le monde nous dit " nous avons pas d'autres choix "
    On nous parle de réforme structurelle mais sans toucher aux subventions ,aux entreprises publiques ,aux fonctionnaires, bref sans volonté de dé-Venezuealiser le fonctionnement profond de ce pays
    Ici ,on ne fait que donner une dose d'héroïne supplémentaire malade car oui l'Algérie est un pays profondément malade.
    La solution ne réside ni dans les réserves de change ,ni dans le prix du baril,ni d'ailleurs dans aucun chiffre. La solution réside dans les " mots " ,dans un nouveau logiciel, dans une nouvelle vision de ce que doit être l'Algérie dans le monde,la mondialisation, l'espace maghrébin et africain,ect
    Vaste programme certes,mais c'est ça ou disparaître

    Rapporter Sam mercredi 27 septembre 2017 14:29
  • Quelqu'un (Ouyahia, Benkhalfa ou autre) peut-il m'expliquer comment un pays qui dort sur un matelas de 100 milliards de $ (réserves de changes) peut dire qu'il est en difficulté financière ?
    Est-ce différent d'un particulier qui possède 10 milliards de centime, qui dit qu'il a des difficultés financières ?
    Ya Nass, Arretez de mentir à tour de bras. Le pays n'a pas de problemes d'argent. Il a un problème de management.
    Me trompe-je ?

    Rapporter Tahat mercredi 27 septembre 2017 11:01
  • L'Algérie est un pays en quasi faillite !

    Rapporter Bonny mercredi 27 septembre 2017 10:32
  • Il n'a pas honte à nous comparer au Zimbabwe, quelle visionnaire!
    Je ne dit pas non plus qu'il faut nous comparer au US, ni à l'Allemagne (4ème et 5ème mandat MDR), la Turquie, l'Indonésie, le Maroc et la Tunisie (OUI le Maroc et la Tunisie!) sont des exemples d'économies réelles, pas un BAZAR.

    Rapporter derdour mercredi 27 septembre 2017 09:09
  • ils l'ont dégagé et il continue a les caresser dans le sens du poils.

    Rapporter louahem mercredi 27 septembre 2017 02:28
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