Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Lundi, 11 Décembre 2017

  •   Aboubaker Khaled
  • jeudi 5 octobre 2017 17:10

Une amnistie fiscale en Algérie ne sera qu’"une escroquerie" légitimant le vol (Mourad Goumiri, audio-vidéo)

Mourad Goumiri lors de son passage sur Radio M. (photo : Ahmed Sahara/Maghreb Emergent). 

Pour l’expert financier Mourad Goumiri, invité aujourd’hui du « Direct de Radio M »., « l’amnistie fiscale veut dire que tous les gens qui ont volé depuis 1962 seront amnistiés et pourront revenir avec leur argent ». Une telle amnistie, a-t-il ajouté, a été appliquée dans certains pays où il y avait des situations très compliquées, ce qui n’est pas, selon lui, le cas de la situation de l’Algérie.

 

« Pourquoi avons-nous attendu jusqu’à aujourd’hui pour instaurer un impôt sur la fortune ? Nous aurions pu l’instaurer il y a longtemps. D’ailleurs, où sont les impôts sur le foncier et l’impôt sur les réévaluations ? », s’est interrogé Mourad Goumiri aujourd’hui, dans  « L’invité du direct », émission de Radio M, en réponse aux nouvelles dispositions du projet de loi de finances pour 2018.

Mourad Goumiri, professeur des universités et expert financier, a ajouté : « Tout le monde est au courant qu’il y a énormément de riches en Algérie, et ces derniers doivent contribuer à la recette fiscale du pays ». Et de rappeler que « le ministère des Finances, qui privilégié depuis 30 ans le taux par rapport à l’assiette, a passé ces années à augmenter la fiscalité à chaque fois qu’il a eu besoin d’argent : IBS, TVA, etc. »

Abordant les effets de ces nouvelles dispositions fiscales, l’invité du direct de Radio M a estimé qu’elles ne feront que consolider le secteur informel, qui est, lui aussi, a-t-il assuré, le produit « d’une mauvaise décision politique ».

La politique de l’informel est aujourd’hui arrivée au point où l’informel influence les décisions politiques, a estimé Mourad Goumiri, pour qui « la plupart des décisions ne sont pas prise par les institutions publiques, mais par l’informel qui impose ses prix, ses coûts et son langage à la sphère économique du pays ».

 

L’amnistie fiscale n’est pas nécessaire en Algérie

 

A une question d’Ihsane El Kadi sur la possibilité de prolonger les délais définis par la loi sur la mise en conformité fiscale destiné à amener l’argent du circuit informel vers les banques, Mourad Goumiri a répondu : « Le discours sur l’amnistie fiscale et les autres décisions est une escroquerie », car « il faut dire les mots dans leurs sens : l’amnistie fiscale veut dire que tous les gens qui ont volé depuis 1962 seront amnistiés et pourront revenir avec leur argent ». Et d’expliquer qu’une telle amnistie a été appliquée dans certains pays où il y avait des situations très compliquées, ce qui n’est pas, selon lui, le cas de la situation de l’Algérie.

 

Appel au Premier ministre à ne pas craindre de « mécontenter la rue »

 

« Les vrais enjeux pour le gouvernement sont les politique budgétaire et la maîtrise de l’arbitrage », a insisté Mourad Goumiri, qui a adressé un message au Premier ministre : « Est-ce que vous êtes capable de mettre en place des instruments et des politiques qui vont mécontenter la rue ? »

 

Ecouter l'émission

 

Vidéo :

 


Évaluer cet élément
(1 Vote)

Laissez un commentaire



  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

Le CPP remet la visite de Macron à l’endroit et la Fetwa de Trump à l’envers

Sondage

Quelle est parmi les mesures de la loi de finances pour 2018 en Algérie celle que vous redoutez le plus pour votre budget

Vidéos

L'échéance 2019 ne nous détournera pas de la construction de la citoyenneté en Algérie

A ne pas manquer

Prev Next

Le marché de la téléphonie n’a pas été affecté par le contingentement des importations-Said Benmesbah (audio-vidéo)

Les représentants des marques de téléphonie mobile Algérie se sont très vite adaptés au nouveau contexte du marché qui impose le régime des quotas à l’importation, en s'orientant vers l'assemblage local.

"Le gisement monétaire de la finance islamique est surestimé en Algérie"- Hachemi Siagh (audio-vidéo)

Actuellement, les transactions de la finance islamique ne sont rentables ni pour les banques ni pour les citoyens, estime Hachemi Siagh, expert en finance internationale.

Kamal Kheffache (économiste):"L’Algérie manque de réactivité pour s’adapter aux exigences de la mondialisation"

Dans cette interview, l’économiste Kamal Kheffache considère que l’Algérie ne s’est pas adaptée aux exigences de la mondialisation » et que, en se fermant, elle ralentit « le développement économique ».