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Samedi, 16 Décembre 2017

  •   Nadir Allam
  • mercredi 11 octobre 2017 15:21

« La culture fiscale des Algériens peut être une entrave à l’application de l’impôt sur la fortune » (économiste)

 

L’économiste Belkacem Boukherouf estime que « la culture fiscale des Algériens peut être une entrave à la mise en œuvre de l’ISF (impôt sur la fortune) et aggraver la crise fiscale que notre économie vit, l’informel pouvant ressurgir et la débancarisation des avoirs pouvant s'accélérer ».

Un impôt sur la fortune a été  introduit par le PLF 2018. Y seront assujetties les personnes  détenant un patrimoine d’une valeur supérieure à 50 millions DA et qui se décline notamment  en  résidences secondaires, yachts, avions privés, voitures de luxes, pierres précieuse, etc.  50 millions de dinars, est-ce une fortune ? Belkacem Boukherouf, économiste, estime que le montant est trop élevé. « Le seuil de 50 millions est, à mon sens, trop élevé. Il devrait être ramené à des proportions moindres, histoire d'inciter les détenteurs d'avoir à les réinvestir au lieu de les thésauriser », plaide-t-il rappelant que « l'impôt sur la fortune a été, pendant longtemps, une exception française puisque c'était le seul pays à taxer le patrimoine des personnes physiques en plus de leurs revenus » et en expliquant que « cette taxe revêt, dans son esprit, un caractère de solidarité, en lui faisant jouer le rôle de mécanisme de péréquation et de redistribution de la richesse en ôtant au riches une partie de leurs avoirs ».

Par ailleurs, relevant une particularité de la situation prévalant en Algérie, Belkacem Boukherouf  estime que « l’'ISF est par nature progressif et plusieurs paliers de fortune y sont définis pour soumettre les concernés à des taxations graduelles ». « L'ISF augmente au fur et à mesure qu'augmente la fortune des personnes physiques. 1% sur une fortune personnelle de 50 millions de dinars représenterait 500000 DA. Pour une personne physique, ce n'est pas trop payé », ajoute-t-il.

Toutefois, M. Boukherouf considère que la culture fiscale des Algériens peut être une entrave à la mise en œuvre de l’ISF. « Le problème est que l'aversion à l'impôt qu'on connait à l'Algérien peut aggraver la crise fiscale que notre économie vit, l’informel pouvant ressurgir et la débancarisation des avoirs pouvant  s'accélérer », avertit-il en comparant l’Algérie à la France  « où la tradition fiscale est ancrée et où les dispositifs de contrôle et de mesure de la fortune sont fiables ». « Le gouvernement algérien, à moins d'opérer par forcing, ne disposera pas à court terme, de ces dispositifs opérationnels de collecte et de contrôle. Il sera question d’estimer les valeurs immobilières et foncières des concernés, les droits d'usufruit et d'usage ainsi que les actions, les obligations et autres titres détenus », assure-t-il.

 

 


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3 Commentaires

  • Déjà instituer un impôt sur la fortune dont le seuil est fixé à la contrevaleur de 430.000 $ est une hérésie puisque seuls quelques états ont ce type de fiscalité sur le patrimoine à l'exemple de l'Inde, la France, l'Espagne, la Norvège, les Pays-bas et dans une moindre mesure quelques cantons suisses ou encore le Liechtenstein où les taux sont à la limite du ridicule mais au caractère symbolique.

    Ensuite, proposer de réduire ce seuil est quasiment un encouragement à retourner dans un régime socialiste et pourquoi pas communiste qui fait que tout doit être taxé et tout le monde doit être logé à la même enseigne.

    On voit là la formation de cet économiste a oublié l'évolution et la transformation des systèmes économiques qui tendent vers leur changement et leur transition vers l'économie de marché.

    Des sous, des sous, tout le monde en veut sans fin.

    Bien évidemment, on fini par atteindre un plafond duquel la chute sera rude et c'est probablement ce qui se passera au système actuel dans lequel semble vivre l'Algérie tout comme le reste du monde.

    ON reviendra probablement vers le système socialiste ou carrément communiste. Mais là ne sont que supputations.

    L'impôt sur la "fortune" doit à mon humble avis être banni du langage des gouvernements algériens. S'il y d'autres sources de revenus et il y en a, ce ne sont pas ces roupies de sansonettes provenant de cet impôt qui vont sortir le pays de l'impasse.

    Mettre l'informel dans la légalité en obligeant les "commerçants" à payer leurs impôts de toutes sortes à l'état n'est pas très compliqué mais il faut de la volonté et surtout du courage car affronter ce prétendus barbus prétendus musulmans qui pratiquent ce type de commerce en toute illégalité et souvent dans l'arnaque liée eu faux produits ou périmés n'est vraiment pas un acte de foi.

    La police doit sévir et fermant et en pourchassant ces individus qui sous leur gandouras crades et leur barbe crasseuse, pratiquent un commerce qui n'est vraiment pas sous le sceau de la religion. Et d'ailleurs le simple fait d'accepter, d'engranger, de rendre et en gros de commercer avec des billets de banques est non hallal.

    Alors qu'ils cessent de nous enfumer avec leur ribba, leur produits halal ou non ou encore leur mensonges d'instaurer des sukkuks par le biais d'une prétendue finance islamique.

    Rapporter Vangelis jeudi 12 octobre 2017 11:40
  • La "culture" fiscale des algériens!!! Quand on ne sait pas faire, on se rabat sur la "culture" que les algériens pour masquer son incompétence.
    Bien sur que l'on peut mettre en place une fiscalité qui marche. Il faut juste être compétent au lieu de copier des mauvais exemples d'ailleurs.

    Rapporter Moh mercredi 11 octobre 2017 21:59
  • Il a raison Boukherouf. Pour certains algériens formatés a l'islam des ténèbres encouragé et propagé par l'Etat archaique,voler l'Etat (doula) en ne s'acquittant pas de ses impôts est HALAL.C'est la triste réalité.Le commerce sans impôts;sans sécurité sociale sans Casnos est sport national.On le voit avec ces gens qui refusent les prêts bancaire à cause des intérêts,réactions inimaginables il y a 20 ou 30 ans.Seul une dictature éclairée peut sauver peut-être l'Algérie !

    Rapporter Imula mercredi 11 octobre 2017 20:03
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