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Samedi, 20 Janvier 2018

  •   Amar Ingrachen
  • lundi 8 janvier 2018 17:32

"Le tourisme peut être la locomotive de l’économie algérienne" (Karim Cherif)

Le tourisme, par son côté transversal et intersectoriel, doit être compris comme un levier essentiel, stratégique et prioritaire du nouveau modèle économique algérien, lit-on dans le livre de Karim Cherif.

 

Karim Cherif, entrepreneur et PDG de la chaîne hôtelière Eden, vient de publier un livre riche en informations et en exemples mais aussi audacieux dans l’analyse qu’il fait de la situation économique critique du pays et des meilleures voies et moyens de lui insuffler des dynamiques de relance : Economie du tourisme. Un investissement d’avenir pour l’Algérie.

«  Seule la somme des richesses individuelles crée la richesse parce que, fondamentalement, avant de distribuer, il faut d’abord produire », écrit-t-il d’emblée dans ce livre pour annoncer la couleur. En effet, Karim Cherif considère que seul l’investissement productif peut permettre à l’Algérie de sortir de l’ornière rentière dans laquelle elle patauge depuis des décennies et se donner un destin, à moyen terme, de pays émergent. Livre instructif.

Le tourisme, un investissement productif

Tout en rappelant qu’il contribue à hauteur de 10% au PIB mondial, le patron de la chaine hôtelière Eden indique dans son livre que le tourisme est le premier secteur des services dans beaucoup de pays dans la mesure où il constitue une locomotive qui remorque l’ensemble des secteurs de par son côté transversal et intersectoriel. Mais pas seulement. Selon lui, l’économie du tourisme peut aussi jouer un rôle de soupape de régulation de la balance des paiements à travers l’exportation de services touristiques et les apports en devises qu’elle génère, ce qui permet, dans des situations de déficit notamment, d’effectuer les rééquilibrages macroéconomiques nécessaires. Toutefois, M. Cherif ne se fait pas d’illusion quant à la possibilité d’avoir une économie touristique performante dans un univers contraignant et peu adaptée à l’épanouissement de l’entreprenariat.

« C’est en améliorant le climat des affaires ou en se dotant d’un code qui favorise les investissements que des pays ont pu développer leur économie avec, parmi leur priorités, le tourisme », écrit-il dans ce sens.  Par ailleurs, Karim Cherif a insisté sur l’importance de mobiliser l’ensemble des acteurs, ceux qui sont directement concernés et ceux qui interviennent à des niveaux intermédiaires, ainsi que la population, pour réussir à injecter une dynamique de performance dans le secteur. « Ce que nous sommes capables de faire dans un cadre privé doit devenir une réalité collective dans notre manière de recevoir les touristes », écrit-il pour souligner l’importance de l’ambiance qui règne dans le pays et des attitudes et représentations des uns et des autres dans le développement du tourisme.  Il s’agit selon lui, en somme, d’instaurer une culture du tourisme en Algérie.

Le tourisme domestique : un enjeu pour l’Algérie

L’importance du tourisme domestique est qu’il prépare le lit au développement du tourisme international d’une part et contribue, d’autre part, au développement des régions et  de l’économie locale. De plus, le tourisme domestique joue un rôle majeur dans la diffusion de la culture touristique dans le pays et la préparation des Algériens à s’adapter aux attentes et exigences des « touristes », ce qui en fait « un enjeu pour l’Algérie ». Ces aspects sont, selon Karim Cherif, « essentiels », d’où l’importance de prendre en charge l’amélioration de ce type de tourisme en le « marketant » de sorte à susciter l’intérêt des candidats potentiels et à les fidéliser.

Il a cité, à titre d’exemple, les Etats-Unis et l’Australie où des régions font des campagnes marketing qui, parfois, durent des mois, pour inciter leurs populations à les visiter.

«  Aux Etats-Unis, le tourisme intérieur est surtout stimulé par des campagnes réalisées par les Etats comme celles lancées par  le Michigan et l’Utah qui possèdent à eux deux plusieurs parcs nationaux. L’une était intitulée Pure Michigan et l’autre Utah Mighty 5. A nous Algériens d’imaginer des campagnes originales pour vendre la destination Algérie  à nos nationaux », écrit en précisant que, présentement, seuls 20% des clientèles des établissements hôteliers algériens représentent une clientèle de loisirs, faite essentiellement de familles riches de l’intérieur et du Sud du pays, alors que la clientèle d’affaires représente 80%.  

Karim Cherif pense aussi que le tourisme domestique doit viser la diaspora algérienne qui représente plus de 7 millions de personnes. Mais sans trop d’illusion. «  Cela ne sera envisageable  que le jour où l’offre sera diversifiée et que la concurrence jouant, l’Algérie sera en mesure de proposer un bon rapport qualité/prix », lit-on dans Economie du tourisme.

Le vecteur Unesco

Faire de l’économie du tourisme nécessite évidement un travail en amont  qui consiste à construire une offre compétitive à l’échelle mondiale en rapport qualité/prix, mais aussi « la vendre ». Or, si pour marketer une destination à l’intérieur du pays demande une campagne publicitaire plus ou moins originale, vendre la destination Algérie à l’étranger est une entreprise pas du tout facile d’autant plus que la concurrence à ce niveau est ardue.

Karim Cherif propose d’avoir recours à tous les moyens qui s’offrent à l’Algérie pour y arriver en mobilisant l’ensemble des acteurs économiques, institutionnels et ceux de la  société civile. Mais, s’agissant du patrimoine et de tout ce qui est lié à la culture, il estime que les classements Unesco, vraisemblablement la plus crédible instance internationale, sont d’un immense apport.

« S’il y a une référence dans le monde de la culture et de l’histoire, c’est bien cette liste  des sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Vendre la destination Algérie, c’est bien évidemment mettre en valeur ce patrimoine afin que ce label devienne prescripteur de voyages », lit-on dans le livre de Karim Cherif qui ajoute qu’associer notre patrimoine à l’Unesco représente une opportunité tant en termes d’images que de capacité à développer ce segment touristique ».

Karim Cherif, Economie du tourisme. Un investissement d’avenir pour l’Algérie, Casbah Editions, Alger, 2017.

 

 


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5 Commentaires

  • il n'existe pas au monde entier un état fachiste clos où le tourisme est une priorité car le tourisme est un poisson il ne peut vivre que dans son environnement qui'est l'eau. Les molécules de Ce dernier sont l'ouverture d'esprit et la démocratie.

    Rapporter Bm mercredi 10 janvier 2018 10:54
  • De la vie il faut prendre un choix ::! Nationalité française ou bien nationalité algérienne

    Rapporter kadri khelifa mardi 9 janvier 2018 21:55
  • Très bonne analyse. Ces propositions méritent de figurer dans un schéma directeur de relance de cette activité. Cela peut être un moyen de créer de l'emploi pour nos jeunes.

    Rapporter Belaid mardi 9 janvier 2018 11:42
  • Une priorité , privatiser les hotels étatiques

    Rapporter Citoyennementnotre lundi 8 janvier 2018 22:52
  • J'ai adoré votre optimisme concernant le tourisme en Algerie. Le tourisme domestique ne produit pas de devises ou si peu mais en consomme beaucoup. Nos émigrés viennent dans leur maison familiale ou parfois louent chez l'habitant en bord de mer. Les étrangers qui viennent chez nous restent peu de temps et seulement pour leurs affaires. Ce n'est pas demain que le tourisme international va se développer. L'Espagne de Franco était touristiquement boycotter. C'est un cas à étudier.
    Un pays rentier, avec une très mauvaise insertion internationale, celle de l'importation de tous les biens et particulièrement ceux capital avec une population subventionnée très fortement et qui voit les disparités de richesse s'accroitrent ne peut devenir un pays touristique. Rien ne fera changer l'attavisme de l'algérien, sa méfiance envers l'étranger, et surtout son esprit "baylik" qui de l'Algerie un des pays les plus sale, le plus corrompu, le plus triste, donc le moins accueillant.

    Rapporter Souak cherif lundi 8 janvier 2018 20:05
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