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Voilà où mène l'impéritie de tous ceux qui se sont proposés d'élaborer et de mettre en oeuvre une politique industrielle susceptible de nous projeter dans le 21ème siècle! L'Algérie disposait pourtant d'une base industrielle solide dans la filière mécanique: un complexe-intégré de tracteurs à Oued-Homimine, un complexe de matériel de TP à Aïn-Smara, un complexe véhicules industriels à Rouiba, un complexe de machinisme agricole à Bel-Abbès. Que sont-ils devenus? Qu'a-t-on fait du projet Véhicules Particuliers (FATIA) deTiaret? Les aurait-on, au nom du réalisme/libéralisme économique prôné par le FMI, passés à la moulinette pour ouvrir toutes grandes les portes à une faune d'importateurs, plus adeptes du CKD ou SKD que d'investissements directs pour intégrer la filière? Tous ces complexes qu'on a euthanasiés, auraient pu constituer le noyau dur d'un dense réseau de sous-traitants pour assurer un taux d'intégration appréciable. Les bien-pensants réformateurs de Hamrouche et les Uber de l'économie auxquels Bouteflika a fait appel, ont contribué à la désindustrialisation du pays. Lorsqu'on n'a ni plan, ni cap, ni stratégie, ni boussole, on est condamné à errer à l'aveuglette. Voilà ce qu'il en coûte au pays de confier son destin, son avenir à des incompétents!