Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Mardi, 21 Février 2017

  •   Merouane Korso
  • jeudi 5 janvier 2017 19:00

Le Maroc se met à l’heure de la finance islamique

CIH Bank a noué un partenariat avec Qatar International Islamic Bank, BMCE Bank of Africa avec le groupe à capitaux saoudiens et bahreïnis Dalla Al-Baraka, la Banque centrale populaire avec le groupe saoudien Guidance, le Crédit agricole du Maroc avec ICD, une filiale de la Banque islamique de développement basée à Djeddah.

 

  

Lundi, Bank Al-Maghrib (BKAM) a annoncé, dans un communiqué, avoir donné son agrément à cinq banques marocaines pour exercer « l’activité bancaire participative », formulation officielle pour désigner l’activité des banques islamiques au Maroc.

Après avoir analysé « l’actionnariat, la valeur ajoutée au marché marocain, la gouvernance et des risques », le comité des établissements de crédit présidé par le gouverneur de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, a validé la création de cinq nouveaux établissements entièrement conformes à la charia, la loi islamique prohibant la stipulation d’intérêts et la spéculation.

Pour la plupart, il s’agit de coentreprises entre des banques marocaines conventionnelles et des institutions financières du Golfe, expérimentées dans ce domaine.

 

Capitaux du Golfe

 

CIH Bank a ainsi noué un partenariat avec Qatar International Islamic Bank, BMCE Bank of Africa avec le groupe à capitaux saoudiens et bahreïnis Dalla Al-Baraka, la Banque centrale populaire avec le groupe saoudien Guidance, le Crédit agricole du Maroc avec ICD, une filiale de la Banque islamique de développement basée à Djeddah.

De son côté, Attijariwafa Bank est « toujours en discussion pour un futur partenariat », précise le communiqué de la Banque centrale marocaine. La première banque marocaine est contrôlée à 48 % par la Société nationale d’investissement, le holding de participations de la famille royale. Attijariwafa avait été la première banque à proposer, dès 2010, des produits financiers « halal », via sa filiale Dar Assafaa. Mais l’expérience n’a pas été concluante, à cause d’une fiscalité désavantageuse pour les produits conformes à la charia.

Fin juin 2016, la BAM avait reçu sept demandes d’agrément pour des banques dites « participatives » et trois pour des départements dédiés à la finance islamique au sein d’établissements bancaires classiques.

Pour l’heure, la Banque centrale n’a pas accordé son agrément à deux établissements étrangers qui souhaitaient ouvrir des banques islamiques sans passer par un partenaire marocain. Il s’agit de l’émiratie NBD et de la Qatarie Al-Rayan. En revanche, trois filiales de banques françaises (Société générale, BNP Paribas et Crédit agricole) sont autorisées à proposer des produits « islamiques » sans créer de filiale.

Le royaume est le dernier pays à majorité musulmane à autoriser des banques islamiques. Une réticence qui s’explique par le souci de ne pas bousculer l’équilibre concurrentiel et la stabilité des banques conventionnelles. Pour certains, le choix de la dénomination « participative », plus neutre, découle de la même logique.

Ces nouvelles banques seront par ailleurs soumises au contrôle du Conseil supérieur des oulémas, seule entité habilitée à autoriser les produits « halal » à laquelle elles devront adresser annuellement un rapport d’évaluation

 

10 à 20% du système bancaire marocain ?

 

Selon l’agence américaine de notation Standard & Poor's, la finance islamique pourrait représenter entre 10 et 20% du système bancaire du Maroc.

En outre, le comité a également donné un avis favorable pour autoriser trois établissements bancaires conventionnels (la Banque Marocaine du Commerce et de l’Industrie, le Crédit du Maroc et la Société Générale) à mettre en place des « fenêtres », autrement dit des départements dédiés à la finance islamique.

 

 


Évaluer cet élément
(1 Vote)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Sondage

Les mesures du gouvernement algérien pour bancariser l’argent de l’économie parallèle ont échoué. Vous êtes favorable à quelle autre solution :

Vidéos

CPP : Alger, sous stress étudiant, a-t-elle déjà voté Macron ?

Vidéos

Ali Hamani, président de l’APAB: "Les prix des boissons augmenteront en 2017"

A ne pas manquer

Prev Next

Algérie: Les activités du syndicat de l'enseignement supérieur (Cnes) gelées par le ministère

     Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a décidé de geler toutes les activités syndicales du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes).

FanZone.dz : Les footballeurs de l’EN dominent Twitter en attendant la montée des comptes locaux

  La première étude FanZone.dz dédiée à Twitter n’a comptabilisé que 77 comptes de contenus algériens suivis par plus de 10 000 followers. Mais cela bouge vite. Ils seront sans doute beaucoup plus nombreux à la prochaine mise à jour.

Le secteur des hydrocarbures est le premier créneau porteur pour l’industrie mécanique algérienne - Adel Bensaci

Le premier créneau porteur à court terme pour l’industrie mécanique reste le secteur l’énergie et plus généralement les hydrocarbures, a indiqué ce lundi à Alger Adel Bensaci, président du cluster mécanique de précision.