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Dimanche, 25 Février 2018

  •   Boualem Alami
  • jeudi 16 mars 2017 17:14

Maroc- Le limogeage d’Abdelilah Benkirane ne ferme pas aux islamistes les portes du Premier ministère

Saâd Eddine El Othmani, dirigeant du PJD, est un des candidats à la succession d'Abdelilah Benkirane (photo non signée publiée sur http://www.assdae.com.

En confiant la direction de l’exécutif à une autre personnalité du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste), Mohamed VI ne veut pas bousculer l'équilibre des forces politiques au Maroc. Il ne veut surtout pas s'aliéner le PJD, un parti islamiste modéré, au sein duquel se sont dilués d’autres mouvements islamistes marocains, dont le MUR (Mouvement pour l'unicité et la réforme), dont l'un des deux fondateurs en 1996 est Abdelilah Benkirane.

 

 

Sitôt rentré de sa tournée africaine, le roi du Maroc a tranché hier soir dans le vif en limogeant le Premier ministre Abdelilah Benkirane, le chef du Parti Justice et Développement (PJD, islamiste), qui avait remporté, le 7 octobre dernier, pour la seconde fois consécutive, les élections législatives au Maroc.

Cette décision n'est pas en soi une grande surprise pour les milieux politiques marocains : la crise couvait depuis le début de l’année, le Premier ministre reconduit dans ses fonctions après ces élections n’ayant toujours pas réussi à former son équipe.

Le texte du cabinet royal annonçant le limogeage et le remplacement prochain d’Abdelilah Benkirane par une autre personnalité du PJD est un geste important du monarque marocain, qui ne veut pas bousculer l'équilibre des forces politiques.

Parmi toutes les options offertes à lui, le roi redonne en fait la main au PJD pour qu'il soit toujours à la tête de l'exécutif, car il n’a pas seulement remporté les législatives d'octobre 2016, mais reste aussi la première force politique au Maroc. C'est ce qu'exprime le communiqué officiel du cabinet royal en soulignant le souci ''de consolider le choix démocratique et de préserver les acquis réalisés par notre pays dans ce domaine.'' Le monarque ne veut ainsi pas s'aliéner le PJD, un parti islamiste modéré, au sein duquel se sont dilués d’autres mouvements islamistes marocains, dont le MUR (Mouvement pour l'unicité et la réforme), dont l'un des deux fondateurs en 1996 est Abdelilah Benkirane avec Ahmed Raissouni.

 

Qui sera chargé de constituer le prochain gouvernement?

 

Le nom du prochain chef de gouvernement, issu du PJD, sera annoncé dans les tous prochains jours. Le parti islamiste marocain compte plusieurs personnalités politiques susceptibles d'être désignées pour diriger le prochain exécutif gouvernemental.

Il y a d'abord Saad Eddine El Othmani, ex-chef du PJD, qui a dirigé la diplomatie marocaine entre 2012 et 2013. Très discret, El Othmani, titulaire d'un diplôme de médecine et spécialisé en psychiatrie, a un atout important: originaire du Souss, et issu de l'une ''des deux seules familles au Maroc où la science s'est perpétuée depuis plus de mille ans'', pourrait être coopté par Aziz Akhanouch, une des grosses fortunes du Maroc, chef du RNI et proche du roi. Il y a également Mustapha Ramid, ministre de la Justice dans le gouvernement sortant, natif de la région de Sidi Bennour, dans le gouvernorat d'El Jadida. Lahcen Daoudi, en charge du ministère de l'Enseignement supérieur dans le gouvernement sortant, est la troisième personnalité du PJD qui pourrait être chargée de former le prochain gouvernement. Il y a également dans la course Aziz Rabbah, en charge du ministère de l'Equipement et des Transports dans le gouvernement sortant, ou encore Driss El Azami (ministère des Finances, chargé du Budget). Mais, le mieux placé serait El Othmani.

 

Le PJD acceptera t-il le choix du Roi ?

 

Le PJD, en tant que parti, acceptera t-il la sentence royale ? Il y a une semaine, Abdelilah Benkirane avait prévu ce scénario, lors d'un rassemblement de la jeunesse du PJD. Face au blocage de la formation d'un gouvernement d'union, qu'il avait imputé aussi bien au RNI qu'à l'USFP, il avait notamment déclaré qu'au retour en mars du roi, il devrait soit présenter son gouvernement, soit sa démission. Il avait même parlé d'une possible dissolution du PJD en cas de blocage ou d'échec pour la formation d'une majorité gouvernementale. ''Ce qui est normal, c’est que je forme le gouvernement. Mais, s’ils trouvent une autre sortie constitutionnelle, nous irons dans l’opposition'', avait t-il martelé. Il avait, toutefois, ajouté : ''Nous n’allons pas perturber la structure de l’Etat. Et s’il faut dissoudre le parti ou se retirer du gouvernement et des communes, nous le ferons.''

 

Réactions mitigées au communiqué royal

 

Mercredi soir, après avoir pris connaissance de la décision du roi, Abdelilah Benkirane a demandé aux membres du PJD de s’abstenir de tout commentaire sur cette décision. Il a cependant déclaré à Reuters : ''C’est notre Roi et sa décision s’inscrit dans le cadre de la Constitution que je respecte et que je considère comme un référentiel.’’

Le SG du PPS (communiste), Nabil Benabdallah, a déclaré espérer que le PJD ''réagira positivement à cette proposition''. Nabil Benabdallah, allié de Benkirane, a confié au site Yabiladi que le roi ''a préféré une solution alternative, qui respecte le texte constitutionnel, l’approche démocratique et la volonté populaire exprimée lors du scrutin du 7 octobre.''

Ahmed Laenser, chef du Mouvement Populaire (MP, Haraka), a estimé, quant à lui, que le limogeage d’Abdelilah Benkirane est ''une décision la plus conforme à la Constitution'' : ''A partir du moment où Abdelilah Benkirane n’arrive pas à constituer le gouvernement, Sa Majesté a pris la décision la plus conforme à la Constitution, qui a respecté la lettre et l’esprit de ce texte''. Il a également estimé que le choix d'une personnalité du PJD ''est la meilleure option.''

 


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