Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Lundi, 20 Novembre 2017

  •   Oxford Business Group
  • jeudi 18 mai 2017 11:00

Le Maroc entrevoit une croissance de ses exportations portée par un investissement chinois (document OBG)

Grâce à un investissement de 10 milliards de dollars sur 10 ans, un projet de ville nouvelle industrielle au Maroc pourrait déboucher sur la création de 100 000 postes, et ainsi hisser le pays au rang de centre régional de production au cours des années à venir.

 

 

Fin mars, le roi Mohammed VI et la société aéronautique chinoise Haite ont conclu un accord de financement préliminaire portant sur la Cité Mohammed VI Tanger Tech, une ville industrielle et technologique chiffrée à 10 milliards de dollars, qui s'étendra sur 2 000 hectares à proximité de la ville de Tanger.

Le projet sera déployé en trois phases, et financé par Haite, la banque nationale BMCE et le gouvernement marocain ; néanmoins, les détails relatifs à la contribution financière de chaque partenaire n’ont pas encore été communiqués. Une fois le projet lancé, le gouvernement espère parallèlement attirer les investissements de quelque 200 multinationales.

En mars toujours, le roi Mohammed VI a initié la première phase du projet, qui verra la construction de 500 hectares de complexes industriels. Les deux phases suivantes seront marquées par la mise en place de services intégrés sur 500 hectares, puis la construction de logements résidentiels sur 1 000 hectares.

 

Les ambitions du projet

 

Dans le contexte des efforts déployés par le gouvernement pour développer les secteurs automobile, aéronautique et des transports, le parc industriel de la ville technologique ouvrira ses portes à des fabricants de pièces automobiles, d'équipement aéronautique et de produits routiers et ferroviaires.

Le parc a par ailleurs pour ambition de développer des technologies dans des secteurs à forte valeur ajoutée, notamment le commerce électronique, l'industrie pharmaceutique, les télécoms, le matériel informatique et l’équipement pour la production d’énergie renouvelable, ainsi que des sites de production d'appareils électroménagers, de matériaux de construction et de produits agricoles.

Les autorités espèrent voir les exportations dans ces segments de marché atteindre 5 milliards de dollars d’ici 10 ans. D'après la Banque mondiale, les exportations totales du pays ont été chiffrées à 22 millions de dollars en 2015.

Au terme du projet, qui devrait s'étaler sur 10 ans à compter du lancement de la construction, la ville technologique devrait pouvoir accueillir 300 000 personnes et créer 100 000 postes, dont 90 % seront alloués aux Marocains.

 

Tanger-Med

 

La ville technologique bénéficiera du développement considérable des infrastructures auquel le pays a œuvré ces dernières années : en 2016, le réseau autoroutier national s’étendait sur 1 772 kilomètres, un linéaire 17 fois plus important qu’en 2001.

Le potentiel d’exportation de la ville nouvelle émanera essentiellement des quatre zones franches de Tanger et de son port en eaux profondes, appartenant tous au complexe Tanger Med. Situé à moins de 15 kilomètres de l’Europe, le port Tanger Med sert de centre de transbordement et d’exportation. Il verra sa capacité plus que doubler pour atteindre 8,2 millions d'unités équivalents vingt pieds lorsque son second terminal, Tanger Med II, entrera en activité en 2018.

Ces développements s’inscrivent dans la lignée du vaste Plan d'accélération industrielle 2014-20, qui vise à porter la production industrielle à 23 % du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2020 (contre 16 % l’an dernier), notamment en développant des grappes autour d'industries existantes, telles que l'aérospatial et l’automobile. Le Maroc espère ainsi que la ville technologique parviendra, grâce à son offre diversifiée, à attirer des acteurs industriels de premier plan, qui permettront la création de chaînes d'approvisionnement autour des nouvelles usines.

Des signes de progrès peuvent d’ores et déjà être observés. En septembre dernier, le gouvernement a signé un accord avec Boeing portant sur la création d’un parc industriel spécialisé dans l’aéronautique, afin d’encourager 120 fournisseurs à lancer des opérations dans le pays. Au mois d'avril, le constructeur automobile français Renault a signé une série d’accords avec des entreprises locales afin d’investir 10 milliards de dirhams (924,5 millions d’euros), qui devraient permettre de créer 50 000 emplois locaux.

 

Des stratégies bilatérales

 

La collaboration entre la Cité Mohammed VI Tanger Tech devrait par ailleurs renforcer les relations bilatérales entre la Chine et le Maroc. Une fois achevée, la ville pourrait constituer la dernière étape en Méditerranée sur la nouvelle route de la soie chinoise.                                 

Alors que les nouveaux accords entre les deux nations pour définir les modalités futures du projet prennent forme, il est probable que les échanges financiers s’intensifient entre les deux pays, la Chine ayant besoin d’un nouveau point d'accès au marché européen, et le Maroc cherchant à attirer de nouveaux investissements et à dynamiser ses exportations.

 


Évaluer cet élément
(10 Votes)

Laissez un commentaire



  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

Le CPP n’a pas comparé Bouteflika à Mugabe, mais n’en pense pas moins

Sondage

Le discours de Ahmed Ouyahia sur les déficits publics a provoqué une chute du dinar sur le marché parallèle de la devise. Est ce que vous avez l'intention de

Transformer en euros ou dollars votre épargne en devises ? - 31.8%
Ne pas céder à la panique car l'inflation sera encore maitrisée en 2018 ? - 11.2%
Plaider pour un changement de monnaie afin de bancariser l'argent informel ? - 50.9%

Total votes: 1822

Vidéos

«Une augmentation des tarifs d’électricité en 2018 n’est pas impossible »-Badache

A ne pas manquer

Prev Next

Plus de 220 millions de personnes sous-alimentées en Afrique subsaharienne (FAO)

Au cours de la première décennie du millénaire, l'Afrique subsaharienne a réalisé des progrès remarquables dans la lutte contre la faim mais la situation a changé entre les années 2015 et 2016.

Pendant ce temps au Maroc: L’industrie du cinéma est une chose sérieuse

Le nombre croissant de tournages qui ont rapporté quelque 280 millions de dirhams (3,4 milliards de dinars) qui ont été investis par des étrangers en 2016.

Algérie : Les partis de l’opposition réagissent à l’annulation de l’Impôt sur la fortune

Les partis politiques de l'opposition critiquent le retrait par la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) de l'impôt sur la fortune du projet de loi de finances 2018. Ils  qualifient cette démarche de "décision populiste " qui intervient dans le contexte des élections locales.