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Vendredi, 28 Juillet 2017

  •   Tunis Afrique Presse
  • vendredi 16 décembre 2016 15:43

L’évolution du cours du pétrole, obligerait la Tunisie à adopter une Loi de Finances Complémentaire (universitaire)

 Fatma Marrakchi Charfi, professeur de Sciences Economiques Fatma Marrakchi Charfi, professeur de Sciences Economiques


«L’évolution du cours du pétrole à l'échelle internationale, mettrait la Tunisie, face à l’obligation d’adopter, très tôt en 2017, une loi de Finances complémentaire (LFC), afin de contenir ses répercussions sur le Budget de l’Etat », a affirmé à l’agence TAP, Fatma Marrakchi Charfi, professeur de Sciences Economiques, à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Tunis (Université de Tunis El Manar).

 

« L’ARP vient de voter la Loi de finances 2017, dont l'une des hypothèses est basée sur un baril à 50$ en 2017, celui-ci est aujourd'hui à 54$ et pourrait grimper à 60$ en 2017 », a-t-elle précisé.
«Une brève évaluation de l’impact de la hausse du prix du pétrole sur la balance commerciale montre que cet impact est négatif puisque la Tunisie est devenue un importateur net de pétrole. En effet, en se basant sur les quantités importées et exportées en 2015 toute augmentation du prix du baril d'un dollar rapporte environ 18,3 millions de dollars (effet positif) mais coûte presque 40 millions de dollars (effet négatif). L’effet net serait un effet négatif dû à la différence entre les pertes du côté des importations et les gains générés par les exportations, soit 21,7 millions de dollars, toutes choses étant égales par ailleurs», développe l'universitaire.
« En convertissant les 21,7 millions de $ en dinars sur la base du cours du jour (2,3 dinars par dollar), il est facile de constater que toute augmentation du prix du baril d'un dollar entrainerait une perte d’environ 50 millions de dinars. Ainsi à 60$, la perte serait de 500 millions de dinars, ce qui alourdirait le budget de l’Etat. Par ailleurs, il est évident que l’augmentation du prix du baril aura un effet inflationniste important sur les prix domestiques en Tunisie, c’est l’inflation importée » explique-t-elle.

D'après Mme Charfi, il est également attendu que le dollar s’apprécie à l’échelle mondiale. "L’effet de l’appréciation du dollar sera encore plus prononcé sur la Tunisie, si on prévoit en plus que le dinar aura tendance à se déprécier par rapport au dollar étant donné la détérioration des fondamentaux de l’économie tunisienne et de la demande excédentaire de devise".
Globalement, « toute dépréciation du dinar de 10 millimes par dollar US, coûterait environ et en moyenne annuelle 20 millions de dinars. Ainsi, si le dollar passe à 2,3 dinars (au 15 décembre 2016) à 2,4 dinars par dollar, en moyenne en 2017, cela coûterait 200 millions de dinars à la communauté. Si le prix du pétrole grimpe à 60 $ et que le dinar monte à 2,4 dinars pas $, sachant que la loi de finance 2017 table sur 2,25 dinars par dollar, une loi de finance complémentaires s’impose» a-t-elle conclu.


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