Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Vendredi, 20 Octobre 2017

  •   Rédaction Maghreb Emergent
  • jeudi 20 avril 2017 16:03

Le FMI ne nous a pas demandé de dévaluer le dinar mais de réduire les interventions de la BCT pour le soutenir (responsable tunisien)

Taoufik Rajhi a critiqué des déclarations faites mardi dernier par la ministre tunisienne des Finances Lamia Zribi dans lesquelles elle a prédit une dépréciation progressive du dinar qui le ramènerait à une cotation de 3 pour 1 euro, contre 2,6 pour un euro actuellement.

 

Niant que le FMI ait formellement imposé à la Tunisie la dévaluation de sa monnaie, Taoufik Rajhi, ministre conseiller du Chef du gouvernement Youssef Chahed, a néanmoins admis que lors des négociations avec cette institution financière internationale, il a été recommandé aux autorités monétaires tunisiennes de réduire les interventions de la Banque centrale pour soutenir le dinar.

Dans un entretien publié aujourd’hui dans le magazine économique électronique African Manager, Taoufik Rajhi a expliqué que l’engagement de la Tunisie envers le FMI ne porte pas sur la dévaluation de sa monnaie mais sur « la limitation des ventes nettes de devises sur les marchés de change au financement des importations indispensables pour l’économie afin de lisser les fluctuations excessives du taux de change ». Et d’ajouter : « Ce qui est le cas, puisque les ventes nettes ont atteint en moyenne 22 % des transactions totales sur le marché depuis 2016, alors qu’elles étaient en moyenne de 30 % durant le programme Stand-By Arrangements. »

Dans ce même entretien accordé à African Manager, qui a également porté sur la dépréciation que connaît actuellement le dinar tunisien, Taoufik Rajhi a critiqué des déclarations faites mardi dernier par la ministre tunisienne des Finances Lamia Zribi dans lesquelles elle a prédit une dépréciation progressive du dinar qui le ramènerait à une cotation de 3 pour 1 euro, contre 2,6 pour un euro actuellement.

 

« Gare aux prophéties autoréalisatrices »

 

Le ministre conseiller du Chef du gouvernement tunisien a qualifié ces déclarations de « mauvaise annonce » pouvant avoir un effet sur « les marchés et les anticipations des agents économiques ». Il a ajouté : « Dire aujourd’hui que la valeur de la monnaie nationale devrait être aux alentours de 3 dinars pour un euro pourrait générer à tort ou à raison des anticipations auto-réalisatrices ». Et de définir une « prophétie auto-réalisatrice », comme « une assertion qui génère des comportements des agents économiques de nature qui valide la prophétie même si elle n’est pas a priori fondée ».

Taoufik Rajhi a rappelé à ce sujet que la crise de la monnaie thaïlandaise, le baht, en 1998, a surgi « suite à un phénomène de spéculations auto réalisatrices » alors que « les fondamentaux étaient bons ». « Les spéculateurs ont fait bruiter qu’il y’aurait une dévaluation ce qui a conduit les opérateurs à croire à tort la nouvelle et vendre le baht », a-t-il expliqué.

 

 


Évaluer cet élément
(1 Vote)

Laissez un commentaire



  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

« Une inflation à 4 chiffres n’est pas souhaitable mais n’est pas exclue », Ahmed Benbitour

Sondage

Le discours de Ahmed Ouyahia sur les déficits publics a provoqué une chute du dinar sur le marché parallèle de la devise. Est ce que vous avez l'intention de

Vidéos

Sonatrach a du retard à rattraper-Mourad Preure

A ne pas manquer

Prev Next

Le point de l'actualité économique de Radio M

  Nous vous présentons, en français et en arabe, le point de l’actualité économique de Radio M., la web radio de Maghreb Emergent.

Le flash info de Radio M.

  Nous vous présentons, en français et en arabe, le flash d’informations de Radio M., la web radio de Maghreb Emergent.

Maroc - 33 activistes du Hirak comparaîtront devant la cour d’appel de Casablanca le 24 octobre prochain

Ces détenus et d’autres ont été arrêtés suite aux contestations qu’a connues le Rif, au nord du Maroc et qui avaient été déclenchés par la mort d'un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures fin octobre 2016 à Al Hoceïma. Selon le président de l'Association marocaine des droits de l'Homme, Ahmed Haij, leur nombre total se situe entre...