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Dimanche, 30 Avril 2017

  •   Hassan Haddouche
  • jeudi 16 mars 2017 15:05

Algérie - Nazim Zouiouéche sur Radio M : "Il faut arrêter le programme de construction de raffineries"

Nazim Zouiouèche lors de son passage dans

L’ancien PDG de Sonatrach continue à penser que l’avenir énergétique de l’Algérie réside dans le développement de ses ressources conventionnelles, notamment le pétrole : "Pourquoi dit-on que l’Algérie est d’abord un pays gazier ? Il faut concentrer le gros de nos efforts sur Hassi Messaoud. Augmenter de 1% le taux de récupérations de Hassi Messaoud ferait augmenter nos réserves de plus de 500 millions de barils."

 

 

L’ancien PDG de Sonatrach, Nazim Zouiouèche ; qui était ce mercredi l’invité du direct de Radio M, accueille avec prudence les prévisions "ambitieuses" de croissance de la production nationale d’hydrocarbures annoncées par les responsables du secteur pour les prochaines années. Il explique tout d’abord les bons résultats obtenus en 2016, qui ont mis fin au déclin de la production enregistré depuis 10 ans, par un "un peu plus de production à Hassi Messaoud et sans doute aussi un epsilon sur chaque site de production grâce à plus de rigueur". Pour les années à venir, il s’attend à la poursuite de cette tendance grâce à une "accélération de la mise en exploitation de nos gisements du Sud-ouest qui peuvent apporter 12 milliards de mètres cubes supplémentaires et soulager Hassi R’mel à partir de 2018".

 

L’avenir c’est encore Hassi Messaoud

 

A plus long terme - et c’est certainement l’aspect le plus original de sa contribution au débat public au cours des dernières années - pour Nazim Zouiouéche, l’avenir énergétique de l’Algérie se situe dans le développement de ses ressources conventionnelles. Et les ressources conventionnelles pour lui, c’est d’abord et toujours le pétrole. "Pourquoi dit-on que l’Algérie est d’abord un pays gazier ? Il faut concentrer le gros de nos efforts sur Hassi Messaoud. Augmenter de 1% le taux de récupérations de Hassi Messaoud ferait augmenter nos réserves de plus de 500 millions de barils".

L’ex-PDG de Sonatrach croit encore à l’avenir des deux gisements géants de Hassi R’mel et Hassi Messaoud qui doivent faire l’objet d’un "screening" pour évaluer leur état et définir un profil d’exploitation optimal. Pour lui, "Hassi Messaoud ce sont des réserves de 50 milliards de barils en place. Le taux de récupération actuel est de 27 ou 28 %. On peut passer à 35 ou 40 %". Comment opérer le saut technologique qui permettrait de parvenir à de telles performances ? "Sonatrach n’a pas besoin d’ouvrir son capital. La compagnie nationale peut prendre des partenaires en signant des contrats de services. C’est d’ailleurs ce qu’elle est en train de faire."

Nazim Zouiouéche est, en outre, convaincu que la découverte de nouveaux gisements est encore possible même s’il devrait s’agir à l’avenir seulement de gisements de taille modeste. "Nous avons encore la possibilité de faire des découvertes dans beaucoup d’endroits dans le Sahara mais aussi au nord du pays, car il ne faut pas oublier que les premières explorations ont été faite dans cette région", rappelle-t-il.

 

Construction de raffineries : "Il faut arrêter ça !"

 

Cet expert algérien des hydrocarbures exprime, par ailleurs, un point de vue extrêmement tranché sur les projets annoncés par les responsables du secteur dans le domaine du raffinage. "Il faut arrêter ça", affirme-t-il carrément en faisant référence au vaste programme de construction de 3 raffineries géantes qui devraient porter la capacité de raffinage nationale à près de 50 millions de tonnes. "Nous avons actuellement des besoins de l’ordre de 18 millions de tonnes et une capacité de raffinage installée de plus de 22 millions de tonnes. La priorité devrait être de construire une nouvelle raffinerie à Alger pour remplacer celle de Baraki qui date de plus de 60 ans et qui est aujourd’hui devenue prisonnière du tissu urbain. Les autres projets sont extrêmement coûteux - plus de 3 milliards de dollars par raffinerie - et leur localisation à l’intérieur du pays, à Setif et Tiaret, est un mauvais choix. Les raffineries doivent être installées sur le littoral à part peut-être le projet de Hassi Messaoud. "

Plus généralement, pour Nazim Zouiouéche ces projets posent un problème de rentabilité : "Ces raffineries coûteront très cher, leur entretien va coûter également très cher. Le raffinage a un coût élevé et la rémunération de ces différents investissements n’est pas du tout assurée sur un marché international qui connaît des surcapacités et qui est très volatile." Quitte à investir dans cette activité, "on aurait mieux fait, assure-t-il, de racheter des raffineries à l’extérieur lorsque des opportunités se sont présentées voici quelques années".

 

Des questions sur le programme du renouvelable

 

A propos du programme du renouvelable annoncé récemment par Noureddine Bouterfa, le ministre de l’Energie, c’est la taille inusitée des projets qui inspire des inquiétudes à l’ancien patron de Sonatrach. "Même divisés en trois tranches de 1.350 MW chacune, cela reste des programmes d’une ambition considérable. Est ce qu’on va encore les fractionner en projets d’une taille plus modeste ? Est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux développer le solaire dans le Sud du pays en installant des îlots de 100 à 150 MW ?"

La volonté exprimée par le ministre de l’Energie d’exiger une production locale des équipements soulève les mêmes interrogations : "Qu’est-ce qu’on veut produire localement ? Pour les panneaux solaires, il ne reste plus dans le monde que des producteurs chinois. On pourra éventuellement produire des onduleurs ou les supports métalliques des installations. Des taux d’intégration de l’ordre de 30 ou 40 % sont sans doute possibles. Dans ce domaine l’appel adressé récemment au privé national est sans aucun doute une bonne chose."

 

Ecouter l’émission

 

 


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5 Commentaires

  • Monsieur Zouioueche:

    Je ne fais pas de commentaires sur Hassi Messaoud, vous êtes probablement l'un des meilleurs experts dans le domaine.
    Concernant la construction de nouvelles raffineries, le choix de Tiaret, Sétif et Batna est judicieux d'un point de vue de proximité des oléoducs. Ajoutées aux raffineries existantes de Skikda, Alger, Arzew, Adrar, In Aménas et Hassi Messaoud, constitue un essaimage adéquat des installations de raffinage à travers le pays. Une nouvelle raffinerie à Alger poserait, évidemment, le problème du terrain d'assiette et il est prévu le revamping et extension de la raffinerie de Baraki.Le projet de "méga-raffinerie" à Skikda (qui en compte déjà deux) serait très discutable.
    Votre suggestion de fractionner les projets d’énergie solaire
    en îlots de 100, 150, jusqu'à 350 MW est plus réaliste compte tenu du coût initial insupportable, des surfaces concernées et de la complexité des opérations. Lire à ce sujet l'article Wikipedia ''Ivanpah Solar Power Facility''.

    Rapporter Brahim Rachedi vendredi 17 mars 2017 15:20
  • Quelques réponses. L'Algérie n'importe pas touts les types de carburants, elle importe par exemple le gasoil mais est excédentaire sur l'essence et les produits légers. Ceci est dû un peu aux caractéristiques du pétrole Algérien et beaucoup à la structure de parc automobile Algérien (diesel/essence). Pour le bitume, notre pétrole n'en produit presque pas et avec tout cela, les produits Algériens ne sont pas touts aux normes (a ma connaissance et jusqu'à récemment, les gasoils Algériens n'étaient pas vendables en Europe car contenant plus de souffre que la norme).

    Les capacités de raffinage en Europe restent excédentaires et ce sont les petites raffineries qui ferment. L'avenir est aux grandes raffineries géantes et modernes comme il s'en construit aux moyen orient et ces pays n'ont pas attendu pour s'y lancer pour essayer de transformer une partie de leurs brut. L'Algérie en s'y lançant tard risque d'arriver après la fin du match, surtout avec la rigueur et les délais de réalisation Algériens. Exemple, on parle de la raffinerie de Tiaret depuis au moins 15 ans et elle est toujours dans les plans...

    Le programme de construction de raffineries Algériens et avec la déplétion des gisements de brut fera qu'à leurs entrée en production, la presque totalité du brut Algérien sera raffiné et l'Algérie n'exportera plus de brut ce qui ne va plaire aux partenaires étrangers qui produisent presque la moitié du brut Algérien. Pourquoi il ne faut pas construire ces raffineries du moins pas toutes, car il n'est sûr de vendre mieux ces produits raffinés que le brut et c'est un pari couteux (une raffinerie c'est de l'ordre de 3 à 4 Mds USD) .

    Le problème en Algérie c'est que les décideurs ne peuvent concevoir que des mégas projets. C'est le cas des GNL, autoroute, plan solaire et maintenant raffineries. On peut très bien faire des petits projets, peu couteux et surtout apprendre et avoir un retour d'expérience des expériences. C'est le bon sens même...

    Rapporter Truc vendredi 17 mars 2017 10:02
  • Comment, avec une capacité installée de raffinage, n'arrivons-nous pas à couvrir les 18 millions de tonnes de produits raffinés dont nous avons besoin ? Comment se fait-il que nous soyons contraints d'importer nos carburants, peut-être notre bitume, sans compter les dizaines de produits raffinés tirés des hydrocarbures ? Les raffineries en Europe ont, parait-il, fermé, peut-être à cause de coûts de production élevés. Cela ne devrait pas pouvoir se produire dans un pays comme l'Algérie, où matières premières et main d'oeuvre reviennent moins chères aux raffineries. Si l'Europe raffine moins qu'auparavant, ses besoins en produits de raffinage restent les mêmes (y compris et pour assez longtemps, les carburants) ou même, augmenteront à l'avenir. Alors, pourquoi arrêter la construction de nouvelles raffineries ? Je suis curieux de connaitre les réponses...

    Rapporter djamal amran vendredi 17 mars 2017 04:36
  • C'est ce bonhomme qu'on aurais dû nommer ministre de l'énergie et pas le bureaucrate Bouterfa... Je ferais seulement remarquer à l'expert que toutes les raffineries proposées à la vente étaient petites, veillottes et non rentables (du moins en Europe)..

    L'énergie en Algérie c'est le pétrole et pas autre chose. Ce n'est ni l'électricité, ni le solaire ni autre chose. Le pétrole pour les autres pays notamment riches c'est une énergie. Pour l'Algérie, ce n'est pas seulement une énergie mais c'est aussi le blé (au propre et au figuré) qui fait vivre les gens. Tout doit fait et touts les moyens financiers et techniques de l'Algérie doivent être consacrés à la disponibilité pérenne de l'or noir, y compris sous la forme de schiste....

    La transition énergétique, le solaire, l'éolien et tutti quanti sont des préoccupations de pays riches ou dépourvus de sources énergétiques. Les singer pour paraitre politiquement corrects est un luxe dont l'Algérie n'en n'a pas les moyens, aujourd'hui plus qu'hier....

    Rapporter Truc jeudi 16 mars 2017 16:52
  • Entièrement d'accord avec Zouiouièche en ce qui concerne le projet 4000MW et les raffineries. Il est encore temps de revoir la copie improvisée sans aucune réflexion, ni débat.

    Pour ce qui est des perspectives de production de gaz et de pétrole, je ne partage pas son optimisme. L'avenir est sombre et il a une part de responsabilités dans cette catastrophe annoncée. Zouiouièche l a "collaboré" à la création du nouveau cadre réglementaire (ALNAFT) qui a privé l'Algérie du renouvellement de ses réserves. Pour information, le Président d'Alnaft nommé par Chakib Khelil est toujours en poste.

    Rapporter Respectueusementvotre jeudi 16 mars 2017 15:54
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