Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Mercredi, 26 Juillet 2017

  •   Abed Charef
  • mardi 21 avril 2015 11:04

Le patron de Sonelgaz conteste publiquement la politique des prix de l’électricité en Algérie (mise à jour)

Noreddine Bouterfa, PDG de Sonelgaz

Noureddine Bouterfa, PDG de Sonelgaz, demande une augmentation du prix de l’électricité. Il va à l’encontre de la politique de subventions tous azimuts décidée par le président Bouteflika et maintenue par le premier ministre Abdelmalek Sellal et le ministre de l’Energie, Youcef  Yousfi.

Noureddine Bouterfa se rebiffe. Alors que le gouvernement algérien exclut une révision des prix de l’électricité, le PDG de Sonelgaz a publiquement  demandé, mardi, une révision des tarifs, estimant que son entreprise ne peut plus supporter la situation actuelle. « Ce n’est pas possible » de continuer avec les prix actuels, fortement subventionnés, a déclaré M. Bouterfa au cours d’une émission de radio.

« Il faut revoir la tarification actuelle », a déclaré M. Bouterfa, qui appelle à « libérer les prix ». Selon lui, il faut « avancer ce rendez-vous » au terme duquel l’Algérie sera amenée à réviser les prix de l’électricité. « Je demande une augmentation des tarifs », car il y a « des logiques à mettre en place ». Il a appelé les autorités à « se déterminer », en versant une subvention d’exploitation ou en augmentant les tarifs.

Sonelgaz fait face à un déficit de 80 milliards de dinars (800 millions de dollars) par an à cause des prix, qu’elle est obligée de combler grâce à des emprunts. En plus de cet effort, l’entreprise fait face à un pic d’investissement, qui se poursuivra jusqu’en 2017 pour combler le retard. L’entreprise investit 20 milliards de dollars en cinq ans, pour doubler ses capacités et répondre à la demande. C’est un effort « unique » dans le monde se poursuivra jusqu’à 2017. Au-delà, le niveau d’investissement reviendra « à la normale », a-t-il dit.

La qualité de service a un prix

M. Bouterfa justifie les investissements massifs de la période 2012-2017. « L’Algérie a pris la bonne décision », a-t-il déclaré, ajoutant qu’en tout état de cause, le marché algérien représente 1.000 à 1.500 mégawatts supplémentaires par an. Cela justifie certains investissements pour produire les équipements, a-t-il dit.

Mais Sonelgaz « n’a pas la réserve » financière pour répondre à ces objectifs, notamment à cause de la politique des prix. Le coût de revient du kilowatt/heure est de trois dinars hors taxe. Sonelgaz le vend à 2.20 dinars, a indiqué M. Bouterfa. « Ce n’est pas possible de continuer ainsi ». Autre argument pour défendre une augmentation des prix, « la qualité de service a un prix », a-t-il déclaré.

Sans aller dans le détail, il a admis que l’Etat peut avoir une politique sociale en vue d’aider les ménages. Mais une augmentation peut, dans un premier temps, être imposée aux autres clients, qui représentent 20% de la consommation.

Le renouvelable, « ce n’est pas ma priorité »

D’autre part, M. Bouterfa s’est montré très réservé sur les énergies renouvelables, affirmant que les investissements prévus dans ce secteur ne sont pas du ressort de Sonelgaz. « ce n’est pas ma priorité », a-t-il déclaré, affirmant qu’il se préoccupe plus des investissements nécessaires pour répondre aux besoins du marché algérien. Des investissements massifs ont été décidés dès 2012. Cela a déjà permis de franchir le pic de la demande de 12.200 mégawatts cet hiver. Mais il faut aller encore plus loin, pour disposer d’une marge de 20%, ce qui n’est pas encore le cas, a-t-il indiqué.

Sonelgaz se lance aussi dans un vaste projet pour fabriquer ses propres équipements, notamment avec des projets structurants pour fabriquer des turbines. Sonelgaz importe 80% de ses équipements, alors que 20% seulement sont produits localement. Il faut inverser ces chiffres, a-t-il dit.


Évaluer cet élément
(8 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

2 Commentaires

  • Les subventions ont etouffé toutes les entreprises productrices telles que Sonelgaz et Naftal, la baisse des prix du pétrole mettra à nu toutes les carences de l'Etat. Il est temps d'apprendre aux gens la valeur des choses et ne pas continuer à acheter la paix sociale en sabotant le pays. Même nos pires ennemis n'ont pas fait ce que fait ce gouvernement.

    Rapporter zz mercredi 22 avril 2015 08:32
  • C'est une très bonne idée .. mais commencez d'abord Monsieur le PDG par éradiquer les sempiternels problèmes de détournement et de mauvais payeurs entre autre

    Rapporter Benyellès mardi 21 avril 2015 12:29
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

L’ambassadeur italien à Alger a évoqué sur Radio M le procès Saipem et l’investissement de Cevital en Italie

Sondage

L’Algérie a battu ce mois de juillet un nouveau record du pic maximum appelé (PMA) en électricité. Le PMA oblige Sonelgaz à un investissement de plus de 500 milliards de dinars par an.

Vidéos

Le CPP part en vacances avec le routard du 5e mandat

A ne pas manquer

Prev Next

Maroc: Nette amélioration du moral des ménages au 2eme trimestre 2017 (HCP)

Les résultats de l’enquête permanente de conjoncture auprès des ménages, menée par le HCP, montrent une nette amélioration du moral des ménages au deuxième trimestre.

Tunisie- Le déficit de la balance commerciale du secteur industriel s’est fortement creusé au 1er semestre

Les exportations du secteur industriel ont généré des recettes estimées à 14 502,6 millions de DT (MD)  contre 19 103, 2 MD pour les importations.

Feux de forêt :Tebboune ordonne l'indemnisation des victimes dans un délai n'excédant pas 40 jours

Une superficie de 6 276 hectares a été parcourue par les feux du 1er juin au 19 juillet, selon un bilan de la Direction générale des forêts (DGF).