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Lundi, 11 Décembre 2017

« Je suis prêt à parier que les USA subventionnent l’industrie du schiste »-Pr Aktouf (audio-vidéo)

Omar Aktouf, Professeur à HEC Montréal /Ph: Ahmed Sahara

L’industrie du pétrole et du gaz de schiste aux USA se concentre sur les puits les plus rentables. « Or, les plus rentables, c’est  8% d’espérance de gain de rentabilité par puits alors que le conventionnel est à 30% et plus », explique le Pr- Omar Aktouf.

 

« Derrière chaque forage de pétrole ou de gaz de schiste, il y a des énormes pouvoirs financiers », a expliqué Omar Aktouf, professeur à HEC Montréal. Au cours de l’émission de l’Invité du Direct de RadioM, diffusé ce mardi. L  e Pr.Aktouf qui fustige le "court-termisme" des Américains a souligné l’importance du secteur énergétique dans la société américaine.

« La société américaine n’a pas de filets sociaux et l’origine de l’inflation c’est l’énergie. Dès que le prix du galon de pétrole augmente sur le marché américain, c’est l’effet domino : tout augmente.  Il suffit d'une inflation de 3% pour qu'il y ait  une révolte, a-t-il encore expliqué.

Le Pr. Aktouf pointe  l’esprit court-termiste’’ des Américains et se dit « prêt à parier qu’ils subventionnent ceux qui font du gaz et du pétrole de schiste », même s’il reconnait qu’il ne détient pas à ce sujet les chiffres et les indicateurs qui peuvent étayer ce propos.

Pour l’Invité du Direct de Radio M,  la vitalité de l’industrie du schiste aux USA est trompeuse et sa capacité à rivaliser avec les l’industrie pétrolière conventionnelle reste encore à démontrer. Il en veut pour preuve la fermeture de 460 puits de schiste le mois dernier. Mais pas seulement.

Selon lui, l’industrie du pétrole et du gaz de schiste aux USA se concentre sur les puits les plus rentables. « Or, les plus rentables c’est  8% d’espérance de gain de rentabilité par puits alors que le conventionnel est à 30% et plus », a-t-il argumenté.

Autre facteur qui bat en brèche la pérennité de cette industrie, c’est la mise sous pression des différents prestataires de service ( eau, transports, services aux puits etc) qui interviennent dans l’activité de forage des puits de schiste en leur imposant des conditions draconiennes. Les compagnies pétrolières ont mis  « une pression énorme sur leurs fournisseurs »  en  baissant les prix. « Donc, d’un côté, on utilise le pétrole et gaz de schiste qui maintienne la machine américaine et d’un autre côté on tue les emplois, le salariat le pouvoir d’achat, chez les fournisseurs. Mais tout ça doit s’équilibrer un jour », a-t-il résumé.

Effet retards

En spécialiste du management stratégique, le Pr- Aktouf s’est attardé sur les « effets retards » qu’induirait l’activité de forage horizontal. Il a fait état de la contamination de l’eau dans l’Illinois, bien que cette région ne soit pas proche des sites de forage. « Les effets vont venir ;  les roches souterraines sont inter-reliées,  tout ça  c’est un effet retard », a-t-il souligné.

L’autre « effet retard » c’est ce que d’autres producteurs de pétrole de gaz de schiste, qui sont très nombreux, commencent à peser dans plusieurs régions des USA  avec un effet indirect : le massacre des fermes et des terrains agricoles.  La terre est devenue complètement infertile et l’élevage intensif impossible possible  à cause de ces activités.

Pour le Pr.Aktouf, le problème ne réside pas seulement dans les produits chimiques utilisés dans la fracturation hydraulique, qui restent « la boite noire » des compagnies pétrolières.  Selon lui, « même une fracturation  avec l’oxygène pur » posera problème puisqu’elle induira des effets autres que chimiques. Il cite l’exemple de la sismicité induite et le risque de déviation de nappe phréatique, sans oublier le méthane qui s’échappe à chaque fracturation. « Le pétrole et le gaz de schiste ce n‘est pas bon. C’est clair, net et précis », a-t-il conclu.

Vidéo :

 


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3 Commentaires

  • on a beaucoup plus entendu l'interviewer que l'interviewé, c'est dommage et c'est frustrant. on aurait aimé entendre Omar Aktouf développer certains thèmes qui sont extraordinairement à contre courant des idées en vogue en Algérie. le modèle suédois ou japonnais,..., et le rôle éminemment crucial d'une structure placée en haut de l'Etat et à qui est dévolue le rôle de pilote d'une économie nationale.

    Rapporter rachid khouya vendredi 4 août 2017 21:27
  • Les Etats Unis ne veulent plus de pétrole de l’Arabie Saoudite, des Emirats, de la Russie, etc. pour des raisons spécifiques liées à chaque pays et cela avait commencé il y a quelques années. Il est difficile d’après ce que je comprends, même pour un professeur québécois d’adoption avec tout mon respect, de comprendre comment l’économie américaine fonctionne entre la multitude de petits contractants, les Big Oils, les organisations professionnelles, divers instituts académiques et les gouvernements locaux des States et l’état fédéral.
    Napoléon Bonaparte avait tout emporté par sa propre suffisance appelé l’Angleterre « une nation de boutiquiers ». Plus de 200 ans plus tard, ce dicton peut encore avoir une part de vérité non seulement en Angleterre mais a l’ensemble des pays anglo-saxons. Cela aussi s’applique paradoxalement aux EU qui avec leur démesure en tout ne les empêche pas d’être culturellement très près de cet esprit de petits boutiquiers avec quelques variations sur la même thématique.
    Le schiste ; c’est des millions de petits contractants (boutiquiers d’aujourd’hui) qui commissionnés par les Big Oils se font un peu d’argent de poche, avec bien sur des crédits bancaires relativement peu importants, et enrichissent leur pays, les Big Oils évidemment, etc. Mais ils payent les impôts et tout le monde est content sauf les anti-fossiles et bien sûr les pays de Golfe. Ces derniers ce matin d’après Goldberg feront moins de 1% de croissance cette année et encore moins l’année prochaine. Voilà l’objectif final.
    Ce matin, la BBC annonce que le gouvernement annoncera prochainement l’arrêt de l’utilisation des véhicules à moteurs à combustion interne. Voilà un bon exemple non pas de dirigisme économique mais de décision gouvernementale qui orienterait toute une industrie constituée de grandes marques mais plutôt de milliers ou de millions de petits boutiquiers, de ‘cottage industries’ ou de petits contractants sous-traitants de toutes natures et tailles différentes. C’est comme si le gouvernement algérien qui donnerait une directive quelconque pour influer sur une certaine conduite de ces millions d’algériens impliqués dans cette économie informelle tant décriée pour son imprédictibilité notamment. Je me suis tout le temps demandé pourquoi ou quelle est la cause de cette quelque peu désobéissance ou écart entre cette économie informelle et les autorités. Au contraire des économies anglo-saxonnes ou toute la vie économique est surtout basée sur cette multitude de petits boutiquiers très obéissants a quelques exceptions près depuis quelques siècles. Merci.

    Rapporter Faro Laz mercredi 26 juillet 2017 08:35
  • Vous avez entièrement raison cher éminent professeur O. AKTOUF ...

    (mes sincères et chaleureuses salutations: votre ancien élève INPED Boumerdes/DPGE 1978)

    Rapporter Mohammed-Seghir.BENSLIMANE mercredi 26 juillet 2017 07:33
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