Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Samedi, 27 Mai 2017

  •   Envoyé spécial à Oran, Ahmed Ferki
  • dimanche 30 octobre 2016 18:01

Sur le renouvelable, Boutarfa se cramponne au discours traditionnel

 Boutarfa manque-t-il d'enthousiasme pour le renouvelable? (Ph DR)

 Noureddine Boutarfa était attendu au salon des énergies renouvelables, qui s’est tenu à Oran. Il n’a annoncé aucune décision majeure, renforçant le scepticisme des opérateurs.

 Le ministre de l’Energie, M. Noureddine Boutarfa, évoque, du bout des lèvres, un virage vers les énergies renouvelables. Il le fait toutefois de manière très prudente, sans réelle conviction, se contentant d’annonces, comme ses prédécesseurs. A peine succombe-t-il à l’effet de mode, sans arriver à imposer une démarche novatrice susceptible d’impulser une véritable dynamique au secteur.

 Au 7ème salon des énergies renouvelables, qui s’est tenu du 24 au 26 octobre à Oran, M. Boutarfa a affiché des «objectifs ambitieux et prometteurs». Selon lui, l’Algérie produira 4.500 mégawatts d’énergie à partie de sources renouvelables d’ici 2020, et atteindra le cap de 45 à 51 térawatts à l’horizon 2030.

 Pour l’année 2016, six stations, dont la production viendra s’ajouter aux 195 mégawatts déjà opérationnels, entreront en production dans les prochaines semaines, a-t-il annoncé. Mais cette production demeure marginale, au regard des grands objectifs fixés.

 Stratégie à deux composantes

 Et c’est sur ce terrain que M. Boutarfa piétine. Face à un secteur difficile à lancer, en raison des incertitudes réglementaires et financières, le ministre de l’Energie a encore compliqué la donne, en conditionnant la participation à des appels d’offre pour produire de l’énergie renouvelable à la nécessité d’investir dans le secteur industriel.

 Pour lui, la démarche à envisager sera «une stratégie à deux composantes, industrielle et énergétique». Dans cette logique, il est hors de question de se lancer dans la production d’électricité solaire sans produire toute l’infrastructure qui va avec. M. Bouterfa ne veut pas seulement des énergies renouvelables, il affirme aussi travailler pour « l’émergence d’une industrie nationale du renouvelable ».

 Les garanties sont acquises, dit-il. En plus de l’aide de l’Etat, les investisseurs peuvent compter sur la garantie de l’achat de l’énergie produite. A cela, il ajoute le recours aux appels d’offre pour faire baisser le prix du kilowatt/h.

 Les fabricants ne sont pas exploitants

 Un appel d’offre pour la production de 4.000 mégawatts par an, réservé aux entreprises algériennes ou en partenariat, est « en voie de finalisation », a-t-il annoncé.  Ce qui signifie que l’appel d’offre n’est pas encore prêt, malgré l’insistance du ministre, qui précise que cet appel d’offres est «conditionné à l’investissement industriel».

Comment lier, sur les plans technique et juridique, un appel d’offre pour la production d’électricité à un investissement pour fabriquer des éoliennes ? Difficile à expliquer. D’autant plus que les fabricants de panneaux solaires, les installateurs, les exploitants et les distributeurs d’électricité exercent des métiers totalement différents. Difficile de faire plus compliqué donc, au moment précisément où le prix de l’énergie conventionnelle reste au plus bas.

Seul point positif, M. Boutarfa s’est déclaré ouvert à des aides éventuelles en faveur de l’agriculture. Il n’a toutefois pas précisé les conditions et les modalités de cette aide, déjà annoncée mais toujours difficile à mettre en œuvre.

 Scepticisme des opérateurs

 Les représentants de firmes présentes au salon d’Oran sont restés sur leur faim. L’un d’eux se dit « même pas surpris » par «l’attentisme » et « les hésitations » du ministre de l’énergie. Il rappelle que M. Boutarfa ne s’est jamais montré enthousiaste pour les énergies renouvelables lorsqu’il était à la tête de Sonelgaz, et que son arrivée au ministère de l’énergie risque de figer encore davantage le secteur.

Pourtant, rappelle-t-il, il y a de vraies opportunités en Algérie. Mais celles-ci sont annihilées par le système des prix, qui rendent l’énergie traditionnelle imbattable, décourageant de fait tout recours au renouvelable. Car historiquement, le renouvelable, non compétitif pendant des décennies, s’est développé grâce à l’impulsion des pouvoirs publics.

Aujourd’hui, le renouvelable, c’est aussi des décisions, des procédures, des simplifications, des possibilités de revendre à un opérateur historique le surplus produit à un prix élevé. Nombreux sont les Algériens tentés d’installer des panneaux solaires pour éviter les coupures d’électricité.

Mais se brancher sur le réseau pour revendre à Sonelgaz le surplus éventuel relève d’un parcours impossible. Des employés de deux agences, à Alger et Blida, ont déclaré ne pas être au courant des procédures, s’il y en a.


Évaluer cet élément
(2 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

1 Commentaire

  • Il faut arrêter de dire n'importe quoi, c'est simple et brutal: il n'y aura jamais de renouvelable sans vérité des prix de l'énergie, le reste c'est du blabla...

    Et quand on voit que le ministre cherche à diminuer les prix de l'électricité pour le sud, on l'aura compris: adieu le renouvelable, ou plutôt cela restera un slogan pour les conférences et les journalistes....

    Rapporter Truc dimanche 30 octobre 2016 19:40
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

Hassen Khelifati " Des faillites ne sont plus à exclure dans le secteur des assurances "

Sondage

Le ministre du commerce algérien parle d’une réduction de 15 milliards de dollars des importations en 2017.

Vous approuvez cet objectif car il permettra d’effacer le déficit commercial ? - 28.8%
Vous considérez que c’est un objectif non raisonnable car il va créer de la pénurie et de la récession ? - 28.8%
Vous pensez que le vrai objectif du gouvernement est de maintenir coute que coute les réserves de change au-dessus de 100 milliards de dollars ? - 33.4%

Total votes: 860

Vidéos

Succession:Benyelles espère que Gaïd Salah aura la "sagesse de laisser les urnes décider"

A ne pas manquer

Prev Next

Maroc- Le Procureur du roi ordonne l’arrestation du leader du mouvement populaire d’Al Hoceima (vidéo)

Le procureur général du roi près la Cour d’appel d’Al Hoceima a ordonné, vendredi soir, l'arrestation du leader du mouvement Hirak Chaabi Nasser Zefzafi, pour enquête avant de le déférer devant le parquet, pour « entrave à la liberté du culte dans la mosquée Mohammed V à Al Hoceima ».

Algérie- Le nouveau ministre des Fiances promet de "poursuivre le développement de la fiscalité ordinaire"

Abderrahmane Raouia, qui a été nommé jeudi ministre des Finances  est né le 7 novembre 1960 à Mostaganem. Il est diplômé en sciences juridiques de l'Université d'Alger et également  titulaire d'un diplôme de l'Ecole nationale des impôts de Clermont-Ferrand  (France).

Tunisie–Lutte contre la corruption: des organisations de la société civile expriment leur soutien au Gouvernement

Un collectif d’organisations de la société civile a exprimé, dans un communiqué publié vendredi, leur soutien à la campagne d’arrestations menée par le gouvernement contre certaines personnes soupçonnées d’être impliquées dans des affaires de corruption.