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Lundi, 28 Mai 2018

  •   Ahmed Gasmia
  • vendredi 6 octobre 2017 10:22

« C’est le moment d’adopter une réglementation pour l’investissement dans le renouvelable », (ex-président de la Creg)

 « On a voulu faire du renouvelable comme on faisait du conventionnel : plus le projet est gros moins, il est coûteux ».

 

« Les autorités algériennes doivent impérativement adopter des lois facilitant l’investissement dans le domaine des énergies renouvelables et profiter des avancées technologiques qui permettent désormais de réduire les coûts de production», a indiqué à Maghreb Emergent, Abdelaali Badache, ancien président de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg).

Le gouvernement algérien qui semble avoir mis de côté le dossier des énergies renouvelables, « ne doit pas oublier qu’il s’agit d’une question qui a été érigée au rang de priorité nationale par le président de la République », rappelle M.Badache.

L’ex-président de la Creg qui dit comprendre le fait que le gouvernement soit actuellement absorbé par les soucis financiers du pays, signale, néanmoins, que l’activation effective du programme nationale des énergies renouvelables ne nécessite pas de dépenses supplémentaires. « La question des énergies renouvelables ne concerne pas le Trésor public car tout ce que l’Etat algérien aura à faire c’est de mettre en place une réglementation qui facilitera aux opérateurs, qu’ils soient des entreprises ou des particuliers, d’investir dans les énergies renouvelables », explique-t-il, précisant que l’argument des problèmes financiers du pays ne tient pas la route.

« L’Egypte dont la situation financière n’est pas meilleure que celle de l’Algérie a réalisé de grandes avancées dans le domaine des énergies renouvelables. De même que l’Arabie saoudite qui produit dix fois plus d’hydrocarbures que l’Algérie n’a pas hésité à investir dans ce créneau », ajoute M. Badache. Au sujet de l’Arabie saoudite précisément, l’ancien responsable relève que ce pays est parvenu, dernièrement, à un prix considéré comme le plus bas au monde du kilowattheure en énergie solaire, un prix inférieur à deux dinars algériens. « C’est le moment de saisir l’opportunité des énergies renouvelables dont le coût est devenu beaucoup moins élevé qu’il y a quelques années », martèle-t-il.

Interrogé au sujet du projet de production de 4000 MW en énergies solaire dont l’appel d’offres n’a toujours pas été lancé alors qu’il devait l’être en janvier dernier, M. Badache pense que le problème avec ce projet c’est qu’il a été mis au point selon le schéma appliqué pour les énergies conventionnel. « On a voulu faire du renouvelable comme on faisait du conventionnel : plus le projet est gros moins, il est coûteux, alors que l’on peut produire du renouvelable sans investir beaucoup », explique-t-il.

L’idée à garder à l’esprit, souligne M. Badache, c’est que les énergies renouvelables est l’affaire de tous, puisque « même un particulier qui met un panneau photovoltaïque sur son toit peut vendre l’excédent de sa consommation à la Sonelgaz. Les entreprises, quant à elles, n’auront qu’à produire de l’énergie selon leurs capacités propres ». Tout ceci ne sera véritablement possible, dit-il, qu’avec l’ouverture de ce marché à travers l’adoption d’une nouvelle réglementation. Une démarche qui ne coûtera rien à l’Etat algérien.

 

 

 

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5 Commentaires

  • En effet, on sait ce qu'il faut faire mais on ne fait pas grand chose.

    Rapporter Auto lundi 9 octobre 2017 22:43
  • On doit faire, nous devrions faire ....bref, parler c'est facile, on sait ce qu'il faut faire mais fait-on quelque chose? et je ne parle pas uniquement de l'énergie mais de tout.

    Rapporter Algerie dimanche 8 octobre 2017 19:41
  • Pour ce qui est de la réglementation je suis d'accord qu'il y a un grand retard dans ce domaine et M Badache est le mieux placé pour le dire en tant qu'ex. président de la CREG et la petite guéguérre avec la Sonelgaz concernant certains volets techniques des textes déjà publiés. A mon avis, peut être que je me trompe sonelgaz est réticente à "ouvrir" son réseau pour recevoir des flux d'autres producteurs autonomes ou même de petits producteurs vu en premier lieu pour avoir toujours un monopole sur les flux d'électricité et secundo vu le retard technologique de son réseau qui ne peut gérer correctement des centaines de flux différents et les commercialiser dans la transparence totale (bourse de l'électricité) absence d'un opérateur marché. Dommage que l'article soit court car M Badache pourrait nous éclairer encore d'avantage, étant cadre à sonelgaz tout le monde reconnait ses compétences indiscutables dans ce domaine.

    Rapporter aLI78 samedi 7 octobre 2017 09:59
  • l'objectif national était d'atteindre 37% d'énergie d'origine renouvelable en 2030. Ensuite ce même objectif a été revu à la baisse pour 27% d'EnR ce qui dénote déjà une d'une absence totale d'un plan stratégique sérieux et viable, les chiffres sont balancés sur de simples extrapolations sans étude sérieuse des évolutions technologiques en la matière et surtout des coûts des ouvrages.
    Personnellement au vu de ce qui est réalisé et de ce qui est prévu au court terme (appel d'offres Atlas1 de 4050MW) on n'atteindra même pas les 10% en 2030.
    Et même si on l'atteiganit ça sera presque rien car 73% seront encore produites par du conventionnel (en supposant qu'il n'y aura pas de nucélaire). et en 2030 produire environ le double de GWh qu'on consomme actuellement veux tout simplement dire qu'on laissera rien à exporter en énergie fossile!! alors que normalement ces produits petroliers sont des denrées stratégiques qu'on doit préserver pour les générations futures au lieu de les dilapider pour une bouchée de pain.

    Rapporter aLI78 samedi 7 octobre 2017 09:51
  • " Les autorités algériennes doivent impérativement adopter des lois facilitant l’investissement dans le domaine des énergies renouvelables "
    "Tout ceci ne sera véritablement possible, dit-il, qu’avec l’ouverture de ce marché à travers l’adoption d’une nouvelle réglementation. Une démarche qui ne coûtera rien à l’Etat algérien."
    L'auteur est-il en train de nous dire que l'Etat ne s'interesse pas aux EnR et tarde à sortir une réglementation appropriée en vigueur dans les Etats voisins depuis une décennie?

    Rapporter respectueusement vendredi 6 octobre 2017 16:52
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