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Jeudi, 23 Mars 2017

  •   Hani Ghoualmi
  • lundi 20 mars 2017 15:20

Algérie : 150 bureaux de consulting mis "en détresse" par des impayés de l’ANDPME depuis 2008

 Les bureaux de consulting souffrent des retards de paiement de l'ANDPME - Abderrahmane Slimani (APROMECE)

 

Une dizaine de consultants ont tenu une conférence de presse dimanche 19 mars à Alger pour faire part de leur détresse face aux créances impayées par l’Agence nationale du développement des petites et moyennes entreprises (Andpme).  Des dettes que l’Agence reconnait mais tarde à régler depuis 2008.

 

Selon les consultants il s’agit de créances allant de « 1 à 40 millions de dinars » que l’Andpme doit à 156 bureaux de consulting qui ont fourni des prestations dans le cadre des programmes de mise à niveau des petites et moyennes entreprises algériennes de 2008 et d’autres de 2015.

 Le programme national de mise à niveau des PME algériennes, débuté en 2008, a été doté d’un fond de 386 milliards de DA. L’Andpme a été désigné alors en tant que gestionnaire et organe chargé de l'exécution des activités du programme avec l’ambition d’aider quelque 20.000 PME à l'horizon 2014.

 Selon, Gérard Lambert, directeur général de Sociade, société algérienne de conseils aux entreprises, l’Andpme a délivré une attestation faisant état d’une reconnaissance de dettes envers tous les bureaux de consulting associés à ce programme national. Mais le paiement lui-même ne vient pas et les consultants concernés semblent à bout de patience.

 Au cours de la conférence de presse animée par Abderrahmane Slimani (président de l’association APROMECE) et Gérard Lambert, les consultants ont souligné que le retard de paiement des créances par l’Agence nationale du développement des PME a eu des impacts financiers sur leurs sociétés. Certaines sociétés de consulting ont été contraintes de fermer boutique, d’autres ont dû mettre en œuvre des plans d’austérité et des compressions d’effectifs.

 « Nous sommes déjà très perdants » s’est indigné un consultant concerné par ces créances impayés, «le dinar d’il y a deux ans, n’a plus la même valeur aujourd’hui ! ».  L’impact du retard du paiement s’aggrave avec l’évolution de la valeur du dinar, de l’inflation et de la hausse de la TVA. 

Au terme de cette rencontre, une cellule de crise constituée de 4 consultants a été mise en place afin de transmettre les doléances à direction générale de l’Andpme à Alger, ultime recours, selon eux, avant la saisine de la justice.

 Contacté par Maghreb Emergent, le porte-parole de cette cellule, Hocine Benmedakhene a indiqué que le Directeur général de l’Andpme, M. Rachid Moussaoui les a sollicité pour une rencontre l’après-midi même de la conférence de presse.  Le directeur général de l’Andpme a confirmé que le paiement des créances de 2008 et de 2015 « sont en phase de paiement et concernent tous les bureaux de consulting associés à ces programmes de mise à niveau » a-t-il indiqué.

 

L’échec du programme de mise à niveau des PME algériennes

 

Le programme de mise en valeur des PME a été conçu sur une faisabilité en deux phases. La première est celle d’un diagnostic établi par des consultants et des experts afin de délimiter les besoins de la PME sujettes à une mise à niveau. Elle est suivie d’une seconde phase de mise à niveau en apportant les modifications nécessaires.

 L’objectif était donc de mettre à niveau ces entreprises afin qu’elles puissent être plus compétitives et renfoncer de fait le tissu économique du pays. Selon des témoignages de chefs d’entreprises ainsi que des responsables de l’administration publique, le programme est très loin d’avoir atteint les objectifs escomptés.

 A Annaba par exemple, le directeur de l’industrie de la wilaya faisait état en, février 2016, d’un bilan sans fard.  « Pour la période 2011-2015, sur les 363 dossiers déposés (dont 240 dans le BTPH et 51 dans l’industrie), 166 seulement ont été acceptés, pour 169 refusés et 28 reportés. » rapporte le quotidien régional, l’Est Républicain. « Pour la seule année 2015, sur les 21 entreprises qui ont adhéré au programme de remise à niveau, un chiffre déjà très en deçà des attentes, 5 seulement ont réalisé leur objectif. »

 Hier, au cours de la conférence de presse, les consultants font eux aussi un constat pour le moins, très négatif en pointant le poids handicapant de la bureaucratie et la carence de compétences au niveau des directions publiques.  Et aussi les fausses déclarations des responsables : les consultants présents ont estimé à 17 le nombre total de PME qui auront accompli ce programme de mise à niveau.  Les consultants présents ont relevé par ailleurs des pratiques administratives qui faussent « la concurrence loyale entre bureaux d’études » car « il y a des bureaux qui reçoivent l’information 40 jours avant d’autres. »

 

LIRE AUSSI : L’évaluation des politiques publiques, un métier qui fait défaut en Algérie – Abderrahmane Slimani (APROMECE)


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2 Commentaires

  • C'est trés révélateur de la déliquescence totale d'un Etat qui a f...le camp depuis longtemps et qui ne respecte même pas sa signature puisque du point de vue contractuel ces bureaux de conseil devaient être payés 45 jours après la validation d'un diagnostic réalisé .Les 45 jours sont en train de devenir 45 mois et entre temps ni le Fisc ni la Casnos,ni les salariés du bureau conseil ne vous font de cadeaux.Le fisc,la CASNOS et la CNAS mettent en branle leur machine impitoyable faite de pénalités et mesures sévères et vous avez la location du siège qui cartonne de l'autre coté et des salariés qui ont des familles derrière sans oublier les autres charges locatives .Les consultants étrangers demandent jusqu'à 800 Euros/jour (soit 150 000 DA/Jour sans compter les frais d’hôtellerie,d'avion...) et les nationaux ne sont qu'à 20 000 à 30 000 DA/Jour pour des travaux dont la qualité est souvent meilleure (car les nationaux connaissent mieux l'environnement et le contexte d'évolution de la PME algérienne).Au lieu d’être content de cette aubaine ,le Ministère de Bouchouareb et l'ANDPME mettent tous les obstacles du monde et les pires bureaucraties sur le chemin des bureaux de consulting et leurs consultants-collaborateurs. L’échec de la Mise à niveau des PME algériennes est avant tout (et surtout) l’échec de l'ANDPME et de son Ministère de tutelle.Mais un peu de décence:Réglez ces bureaux de conseil au titre de la moindre des corrections .République bananière ?Non République du mensonge,du vice et du louvoiement !

    Rapporter ELHOCINE KADER lundi 20 mars 2017 21:07
  • L'ANDPME a besoin elle même d'une mise à niveau

    Rapporter momo lundi 20 mars 2017 20:11
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