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Dimanche, 19 Novembre 2017

  •   Ahmed Gasmia
  • mercredi 19 avril 2017 18:08

Algérie: Les gestionnaires des entreprises publiques sont dans une situation inconfortable -Boumediene Derkaoui (Audio)

 Boumediene Derkaoui à RadioM: les gestionnaires sont mis dans une situation de peur du risque (Ph Ahmed Belghit)

"Si nous voulons sauver les entreprises publiques du pays, il faut absolument clarifier les responsabilités et définir les pouvoirs au niveau de ces entreprises", affirme Boumediene Derkaoui, ancien dirigeant de holdings publics et consultant en matière d’actifs publics, invité mercredi de Radio M.

 

 

 

"Il existe des compétences en matière de gestion, notamment parmi les jeunes en Algérie. Mais, aujourd’hui les jeunes managers compétents n’accepteraient pas de responsabilité au niveau des entreprises publiques justement parce que les responsabilités ne sont pas définies" soutient-il.

 L’expert insiste sur la nécessité d’attribuer la mission du contrôle de l’entreprise publique à ceux qui devraient la remplir, à savoir les commissaires aux comptes et les cabinets spécialisés dans l’audit et non pas l’Inspection générale des finances (IGF) ou à la Cour des comptes.

 "L’IGF et la Cour des comptes sont supposées contrôler les comptes publics et non les entreprises publiques", rappelle-t-il pointant ce qu’il qualifie de "grande confusion" en matière de législation. La loi algérienne relative à la corruption confond, selon lui, le statut d’agent public avec celui de gestionnaire d’entreprise publique.

 "L’agent public dans la définition anglo-saxonne comme dans la définition française est celui qui émarge au Trésor public et non pas celui qui dirige une entreprise", relève-t-il. De même que "l’entreprise publique dont on parle dans la loi sur la corruption, c’est l’Etablissement public à caractère administratif et non pas l’entreprise publique qui évolue dans un environnement concurrentiel" poursuit-il.

La peur de prendre des risques

 Cette confusion, souligne-t-il, met les gestionnaires des entreprises publiques dans une situation inconfortable car ils auront toujours peur de prendre des risques alors que, dans l’absolu, un manager d’entreprises est tenu de prendre des risques.

 M. Derkaoui préconise de mettre les entreprises publiques sous la tutelle d’une structure indépendante de tous les ministères et relevant directement du Premier ministère. "Une structure qui aura pour charge, non pas de gérer les entreprises, mais de vérifier si les participations de l’Etat sont valorisées ou pas" suggère-il.


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2 Commentaires

  • tout est clair sauf pour mr Derkaoui;les gestionnaires publics ne sont pas propriétaires des actifs;c'est l' Etat qui est propriétaire et a raison de prévoir les mécanismes de controles comme cela se fait partout ailleurs dans le monde;le gestionnaires doit, avant d'entrer en fonction de préciser ce qui relève du stratégique qui revient au propriétaire de la gestion qui relève de lui;pensez-vous qu'un propriétaire privé laisserais le gestionnaire faire ce qu'il veut sans controle? c'est étonnant ce raisonnement pour un gestionnaire qui a derrière lieu des années d'expérience.Sans rancune.

    Rapporter zioui djaffar jeudi 20 avril 2017 17:22
  • A la lecture de l'interview de Mr Boumediene Derkaoui, consacrée à la gestion des entreprises publiques, Je ne peux que m'inscrire en faux pour les raisons suivantes:

    Tout d'abord, l'entreprise publique algérienne (en voie de disparition), n'est pas dans le marché et ne l'a jamais été, en ce sens qu'elle n'y est pas assujettie, c'est-à-dire soumise aux lois du marché, sinon elle aurait disparu depuis longtemps. Elle se situe encore à ce jour, en dehors de la sphère marchande.

    La finalité de l'entreprise publique algérienne, qui ne réside point dans la recherche du profit, répond à la vocation actuelle de l'Etat algérien qui est celle d'assurer la paix sociale.
    La vocation, romantique, première de l'Etat algérien à l'indépendance, constituant le fondement de sa politique et qui consistait en la socialisation des biens économiques en vue de répondre dans une logique socialiste à la satisfaction des besoins sociaux et au développement économique et social à disparu.

    L'entreprise publique, est à présent plutôt appelée à concrétiser la politique de l'Etat à travers sa volonté à se concilier la population, à acheter la paix sociale.
    L'entreprise publique instrument docile entre les mains de l'Etat a donc pour rôle actuel d'assurer une production de biens et de services accessibles au plus grand nombre, dans l'espace et dans le temps (à travers les prix, notamment) et ce, dans la phase actuelle d'insertion à la division internationale et de privatisation irréversible.
    L'Etat reste encore à ce jour le premier employeur de la sphère économique, assurant une distribution des salaires au plus grand nombre.
    L'Etat est enfin, celui qui finance les investissements et assure même le refinancement du cycle d'exploitation vu le déséquilibre chronique de la structure financière des entreprises publiques.

    L'Etat qui donne ses deniers est en droit de s'assurer que ceux-ci sont bien utilisés, à travers les institutions de contrôle dont il dispose et ce, d'autant plus que les organes de gestion et de contrôle mis en place (Conseil d'Administration et Commissariat au compte) ne sont pas en mesure d'assurer leur mission, de façon juste et courageuse pour la simple raison que le lien de propriété s'est fortement distendu et ce, à la suite des bouleversements sociaux, politiques et idéologiques intervenus, aux crises successives survenues ainsi qu'au mode de désengagement de l'Etat de la sphère économique, qui fait plutôt de l'entreprise publique un lieu de partage de la rente et d'enrichissement.
    La question fondamentale n'est pas dans le désengagement de l'Etat, qui est nécessaire, universelle et irréversible mais dans la transparence qui est mise pour ce faire et dans le timing.
    L'Etat doit au contraire, s'atteler fermement à sortir définitivement du marché, en veillant à en assurer le contrôle.
    Continuer à défendre cette vraie fausse idée de sauver les entreprises publiques, à contre courant du bon sens économique, cela relève de l'insensé.
    S'engager dans des combats d'arrière garde, n'abuse plus personne, surtout pas le peuple, cela fait un bail qu'il n'y croit plus.

    Rapporter rachid khouya jeudi 20 avril 2017 11:02
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