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Vendredi, 20 Octobre 2017

  •   Ahmed Gasmia
  • vendredi 21 avril 2017 09:30

Algérie: "L’évacuation des minerais de Gara Djebilet sera trop couteuse" selon Reda Amrani (Audio)

Reda Amrani: La bonne solution est de faire de la métallurgie sur place à Gara Djebilet 

L’exploitation de la mine de fer de Gara Djebilet, à Tindouf, sera un investissement trop couteux pour l’Algérie, a indiqué jeudi sur Radio M, Reda Amrani, consultant en politiques industrielles. Favorable au complexe sidérurgique de Bellara, il estime que l'Algérie aurait du se passer du partenariat avec les qataris

  "La qualité des minerais de Gara Djebilet n’a jamais été un problème, bien au contraire, il s’agit même de minerais d’excellente qualité. Le vrai problème est celui du coût d’évacuation des métaux extraits" a-t-il souligné.

 Un coût qu’il estime trop cher en comparaison avec la concurrence dans un monde où il y a "un surplus de minerais». "L’Algérie a-t-elle les moyens d’investir 50 à 60 milliards de dollars dans la voie ferrée destinée à évacuer les métaux extraits ?" s’est-il interrogé.

"Pour réduire les coûts, il nous faudra produire les wagons, les voies ferrées et une partie des locomotives des trains de transport" relève-t-il.  La bonne solution, selon lui, serait de faire de la métallurgie sur place sans avoir à transporter les minerais bruts, ce qui réduira les charges à transporter de 50%.

 

 

 

Bellara oui, sans les qataris cela aurait été mieux

 

 "Beaucoup d’études ont été faites sur la qualité des minerais. Certains ont même été payés pour des études que d’autres ont déjà menées avant eux. Ce qu’il faut, c’est faire une étude sur la possibilité de faire de la métallurgie sur place" a-t-il souligné.  "Des études sur la possibilité de transfert de l’eau vers Gara Djebilet sur une distance de 200 km sont également nécessaires" a-t-il ajouté.

 Sur la pertinence de la réalisation du complexe sidérurgique de Bellara, dans la wilaya de Jijel, l’invité de RadioM souligne que l’Algérie aura toujours besoin d’acier.  L'Algérie est un pays où il y a encore de nombreux projets à réaliser, a-t-il relevé.

 "On ne peut pas assurer le développement économique et social d’un pays sans production interne d’acier" a-t-il relevé mais, a-t-il ajouté, l'Algérie aurait pu se passer du partenaire qatari pour réaliser ce complexe.   "Nous aurions pu réaliser le complexe de Bellara avec des entreprises des secteurs privés et publics algérien" a-t-il affirmé.   

 

LIRE AUSSI : Algérie - Le gisement de fer de Gara-Djebilet soumis à l'étude du chinois Sinosteel


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2 Commentaires

  • وَ ذَكِّرْ، فَإِنَّ الذِّكْرَى تَنْفَعُ الْمُومِنِين.
    Bis repetita placent.

    Je me permets de revenir à mon commentaire du 9 juillet 2016 concernant l’article publié sur Maghreb Emergent et intitulé ‘’L’exploitation du gisement de Gara-Djebilet, un projet aux perspectives prometteuses’’ (Voir : http://www.maghrebemergent.com/economie/algerie/61038-l-exploitation-du-gisement-de-gara-djebilet-un-projet-aux-perspectives-prometteuses.html)

    Je reprends ici le paragraphe suivant :
    ‘’Les plus cancres des épiciers d'Oran, de Jijel et d'Annaba refuseront, sas la générosité rentière éculée du gaz et du pétrole, d'acheminer des dattes de l'une des oasis de la région de Tindouf pour les vendre à Oran, à Jijel et à Annaba. Le bon sens de leurs ''Pifs'' leur inspirera, sans études de faisabilité ni de marché, qu'il vaudra mieux faire venir des deglet nour, par mer, de Sfax ou de Sousse et les revendre sans le moindre risque.’’

    J’ajoute :

    1) Les propos de M. R. Amrani ; consultant en politiques industrielles, donc expert en la matière ; collent parfaitement avec mes modestes conclusions intuitionnistes résumées dans le paragraphe ci-dessus, mais seulement en ce qui concerne les coûts de transport.

    2) Le coût avancé pour la construction de la voie ferrée de 1000 km entre Gara et Béchar est exagérément surestimé de 14 à 17 fois le coût normal moyen.

    3) Qui nous garantira que l’investissement dans la fabrication des ‘’wagons, des voies ferrées et une partie des locomotives des trains de transport’’ sera rentable, compétitif et durable ?
    Que deviendront les ateliers de fabrication après la construction et l’équipement de la voie ferrée entre Oran et Gara Djebilet ?

    4) ‘’La bonne solution …… serait de faire de la métallurgie sur place ……..ce qui réduira les charges à transporter de 50%.’’
    C’est une bonne idée mais où trouvera-t-on l’eau nécessaire pour les besoins humains et industriels ?

    A supposer qu’on veuille construire, sur place, un complexe sidérurgique intégré de seulement 2 millions de tonnes d’acier par an ; où trouvera-t-on quelques 40 millions de mètres cubes par an d’eau pour le complexe et quelques 400 milles mètres cubes par an pour la cité du complexe ?

    J’ai lu dans l’article que l’eau serait amenée au complexe sur une distance de 200 km. Quel sera le coût et le prix du mètre cube livré ?

    En outre, puiser annuellement 40.4 millions de mètres cubes d’une nappe phréatique c’est provoquer une catastrophe naturelle qui n’épargnera ni la faune, y compris les humains, ni la flore.

    Même la France colonialiste qui avait tous les trésors de ses colonies à disposition, n’avait pu exploiter à elle seule ce gisement.

    A une question posée par un parlementaire français à son ministre de l’industrie en 1965 sur la mise en valeur de ce gisement, le ministre a répondu :

    ‘’Les études techniques concernant le gisement de fer de Gara Djebilet peuvent être considérées comme achevées, et un avant-projet d’exploitation et d'évacuation du minerai vers la côte atlantique a été pratiquement mis au point. Si les difficultés d'ordre technique que soulevait la mise en valeur de ce gisement ont pu être surmontées, la société concessionnaire a maintenant à faire face à des problèmes d'ordre économique et financier : études de marché pour ce type de minerai, étude de la concurrence éventuelle d'autres gisements africains, recherche d'investisseurs susceptibles de s'intéresser à cette affaire, mise au point avec les différentes autorités politiques concernées des conditions dans lesquelles s'effectuera l'exploitation et l'évacuation du minerai, etc., toutes ces questions sont suffisamment délicates pour ne pouvoir être résolues sur le champ et justifient des études sérieuses et approfondies.’’

    On peut constater trois choses essentielles dans cette réponse :

    - Les études techniques achevées en 1965 déjà, y compris les tests et essais en usine pilote et les études de faisabilité, puisque le ministre ne parlait que des études de marché et d’une étude de la concurrence qui restaient à faire.
    Je suis, donc, d’accord avec M. Amrani sur le fait que les responsables algériens et les chinois veulent réinventer la roue en procédant à des études de faisabilité au lieu de réactualiser seulement les études nombreuses qui ont été effectuées depuis 1955.

    - Le ministre français parlait de l’évacuation du minerai vers la cote atlantique. Qu’est-ce à dire ? Tout simplement, que l’évacuation du minerai vers la cote méditerranéenne n’est pas faisable. Ces gens ne font pas dans la dentelle et quand ils veulent investir leur argent, ils ne perdent pas de vue qu’ils sont redevables et comptables.
    Le seul débouché pour le minerai de fer de Gara Djebilet est le port marocain de Tan-Tan distant du gisement de 400 à 500 km au lieu des 1650 km jusqu’au port d’Oran auxquels il faudra ajouter les centaines de km par mer pour le faire parvenir aux autres complexes sidérurgiques.
    Ceux qui rêvent ou tablent sur le port de Laâyoune peuvent attendre Godo.

    - Le ministre français parlait aussi de ‘’ recherche d'investisseurs susceptibles de s'intéresser à cette affaire’’. Remarquez que la toute puissante France de 1965 cherchait des partenaires, alors que M. Amrani veut tout faire tout seul et ne veut ni des qataris ni des marroks. Bon courage !

    Rapporter Mansour Essaïh samedi 22 avril 2017 20:54
  • Le gisement de Gara Djebilet d'après les récents accords avec le partenaire chinois sera exploité pour qu'une partie soit exportée vers la Chine, car les Chinois sont demandeurs et qu'une partie du financement sera assurée par le minerais même (nature).
    Pour l’évacuation, 1000 Km de voie ferrée pour trains lourds sera nécessaire afin de joindre Gara Djebilet à Bechar.
    Avancer le chiffre de 50 a 60 Milliards de $ pour construire 1000 km de voie ferrée même en double voies me parait
    exagéré surtout que le paysage entre les deux points est plat et ne nécessite pas des ouvrages couteux (tunnels et viaducs).

    Rapporter Djamel AIT AMRANE vendredi 21 avril 2017 13:06
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