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Expert en ceci, expert en cela, ils sortent comme des champignons et leurs attitudes laissent penser qu'ils disposent manifestement d'une feuille de route, se faisant les portes voix de leur commanditaires, leur ôtant toute crédibilité.
Ces mots sont un peu durs, mais il y'a de quoi car notre expert a été évasif et confus sur certains points comme sur celui relatif à la reprise du complexe sidérurgique de Piombino, en Italie.

En quoi l'acquisition du complexe sidérurgique par Cevital à Piombino, en Italie, serait un relais de croissance pour l'Algérie ou serait en mesure de donner lieu à un effet synergique?
Pourquoi voulez vous que l'Algérie intervienne pour financer la reprise d'une usine qui était en faillite alors que le gouvernement italien, autrement plus rationnel, ne fasse pas preuve de solidarité avec ses concitoyens et s'en lave les main, tant du sort économique que social de la région où se trouve implantée cette usine?

Pourquoi les causes qui ont conduit ce complexe à la faillite, se trouveraient elles volatilisées, une fois entre les mains de l'Entrepreneur algérien?

La devise est rare en ces temps, quel est l'intérêt économique, ou la rentabilité financière de l'investissement?

Autrement dit, quel serait le gain sonnant et trébuchant auquel s'attendrait notre pays d'un tel investissement (le retour d'investissement)?

Pourquoi l'Algérie financerait maintenant des projets à l'extérieur alors qu'il n'a pas pu ou voulu en son temps mettre en place des fonds souverains beaucoup plus habilités à ce genre d'actions économiques?

Pourquoi le ferait il à travers Sider, groupe public structurellement et chroniquement déficitaire?

Pourquoi financer à coup de devises rares un projet potentiellement concurrentiel à notre industrie naissante?

En quoi une plate forme à travers le port de Piombino, (qui coûtera finalement 400 millions d'euros) serait une étape cruciale pour pouvoir exporter de l'acier sur l'Europe, alors que nous sommes en phase laborieuse d'investissement de substitution, et chômage croissant?

Quelle serait sinon, la nature et la dimension du transfert technologique en faveur de l'Algérie?

Pourquoi l'Etat ferait preuve de solidarité, ce qui est en soi un non sens économique (les italiens le comprennent bien), envers un entrepreneur privé qui plus est, lui déclare sur tous les toits qu'il a été foncièrement et injustement maltraité, par lui, usant et abusant de clichés malheureux?

Ces questions demeurent sans réponse de la part de notre expert, sauf à condamner l'Algérie, comme il le fait, à l'incapacité ad aeternam de produire des aciers spéciaux.