Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Lundi, 25 Septembre 2017

  •   Tunis Afrique Presse
  • lundi 12 décembre 2016 14:45

En Tunisie, les PME se cachent pour mourir : 4319 entreprises fermées de 2005 à 2016

  Vue aérienne du port de Radès au nord-est de Tunis (Wikipedia)

 

4319 entreprises manufacturières de plus de 10 emplois ont fermé, entre 2005 et juin 2016, causant la perte de près de 250 mille emplois, c’est-à-dire à raison de 400 entreprises fermées et 25000 emplois perdus en moyenne par an, a montré une étude de l’APII (Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation).

 

 La fermeture des entreprises est expliquée par “le faible pouvoir compétitif des petites et moyennes entreprises” (catégorie la plus touchée par la fermeture) et aussi par “les difficultés de liquidité et des problèmes d’accès aux marchés financiers”.

 La raison de ce phénomène réside également, dans la frilosité des investissements étrangers qui se détournent du pays, sous l’effet du moindre risque économique, social ou politique.

 La plupart des entreprises fermées opèrent dans le secteur du Textile-Habillement et Cuir, soit 59% des sociétés sur la période 2005-2015, suivies par les Industries mécaniques et électriques avec 13%, précise l’étude qui a traité de deux volets : la fermeture des entreprises et les projets déclarés mais non réalisés.

 En ce qui concerne la répartition régionale, 47% des entreprises fermées sont situées dans le Centre-Est et 27% au Sud, indique l’étude, relevant que la fermeture des entreprises a touché toutes les régions et elle a concerné essentiellement, les petites et moyennes entreprises (PME).

L'impact de la révolution

 “L’impact de la révolution a été ressenti aussi, au niveau de la création des nouvelles entreprises manufacturières dont la moyenne par an en nombre est passée de 470 sur la période 2005-2011 à 292 sur la période 2012-2015 enregistrant ainsi une baisse d’environ 40%”.

 Cette baisse au niveau du nombre de création d’entreprise est accompagnée par une diminution au niveau de la moyenne annuelle des emplois créés qui est passé de 33000 emplois créés par an à 16000 emplois.

 L’étude a dégagé un résultat très marquant concernant le taux élevé (60%) de fermeture des entreprises avant d’atteindre l’âge de 10 ans. “Nous pouvons prévoir une baisse de la part de la valeur ajoutée industrielle au niveau du PIB tunisien”, constatent ses auteurs.

 Cette première phase de l’étude sera couronnée par un Benchmark avec des pays de référence (Maroc, Turquie, Roumanie et France) dans l’objectif de dégager des réformes d’amélioration du climat d’affaires et des dispositifs d’appui à la création et à la pérennité des entreprises.

  A la fin de cette étude des recommandations seront dégagées pour la mise en œuvre de cet objectif avec une feuille de route précisant les actions, le timing, le budget…

LIRE AUSSI : Tunisie : Près de 600 projets industriels par an non réalisés à cause de la complexité administrative


Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire



  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

Bentalha, thérapie de groupe au CPP pour dire l’innommable

Sondage

Ahmed Ouyahia est de retour à la tête du gouvernement dans un contexte de crise des finances publiques

Vidéos

Algérie - Les préjudices de la LFC 2009 d'Ouyahia équivalent les déficits de 2016 - Ferhat Aït Ali

A ne pas manquer

Prev Next

Algérie- Le besoin de financement du Trésor pour l'année 2017 est supérieur à 500 milliards DA

Selon le gouvernement, le maintien des prix sur les marchés pétroliers, à leur niveau actuel, "accentuera les tensions sur la trésorerie de l'Etat, à court et à moyen termes".

Algérie- L’euro frôle la barre des 200 DA au marché parallèle

Dans le marché de change officiel au niveau des banques publiques, 1 euro se vend à 140 DA et coûte 131,9 à l’achat.

Complexe El Hadjar : mise à feu du haut fourneau N°2 après un arrêt de deux semaines

Le haut fourneau N°2 du complexe sidérurgique Sider El Hadjar (Annaba) a été mis à feu dimanche après 18 jours d’arrêt à cause du problème de pénurie d’eau nécessaire au processus de production, a affirmé dimanche à l’APS le Directeur-général du complexe, Chemseddine Maâtallah.