Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Dimanche, 26 Mars 2017

  •   Abed Charef
  • mardi 27 septembre 2016 16:19

La privatisation des banques publiques algériennes revient en catimini

Des démarches antérieures pour la privatisation du Crédit Populaire d’Algérie ont échoué après des années de vraies fausses tractations

Sans l’assumer publiquement, le gouvernement revient sur la privatisation des banques publiques, à travers la bourse.

 

Un dossier aussi épineux que la privatisation, partielle ou totale, des banques algériennes, peut-il être engagé de manière clandestine? Un haut responsable algérien parlant sous le couvert de l’anonymat a ouvert cette piste, en évoquant, dans une déclaration à l’agence Reuters, une possible privatisation des banques à travers une introduction en bourse. C’était suffisant pour faire réagir d’influents milieux d’affaires qui commencent à parler d’une ère nouvelle pour l’économie algérienne.

Cette méthode, qui consiste à avancer en reculant, cadre bien avec la démarche du gouvernement actuel, qui tente de trouver des expédients pour gérer une situation économique délicate. Ni le président Abdelaziz Bouteflika, ni le gouvernement, n’ont une idée tranchée sur la question. Pour l’exécutif, ce n’est donc pas une mesure qui ferait partie d’un programme élaboré. Il s’agirait plutôt d’une tentative de trouver des financements pour combler le trou budgétaire. Même si ce que pourrait rapporter la vente des banques publiques ne représenterait qu’une partie infime du déficit budgétaire.

En période de préparation de la loi de finances 2017, beaucoup de propositions, parfois totalement farfelues, sont avancées. Certaines font partie de véritables projets, mais d’autres sont de simples ballons sondes destinées à jauger l’opinion et les milieux politiques et syndicaux.

Opération délicate

Le haut responsable qui a fait cette révélation a indiqué que la vente de banques algériennes serait ouverte aux capitaux étrangers, alors que la loi algérienne interdit aux étrangers de détenir plus de 49% des actions d’une entreprise. Le gouvernement envisage de « permettre aux principales banques publiques du pays de s'introduire en Bourse afin de développer leurs activités de marchés et de diversifier leurs sources de financement pour compenser l'impact de la chute des recettes pétrolières ».

Le gouvernement aurait donc opté pour une privatisation indirecte, par étapes. Il s’agirait de privatiser à travers la bourse, une vente directe étant trop délicate à gérer : si la vente se fait au profit d’acheteurs algériens, elle serait perçue comme un simple transfert d’argent public aux amis du pouvoir. Quant aux acheteurs étrangers, il serait trop compliqué de les intéresser, des démarches antérieures, notamment avec le CPA (Crédit Populaire d’Algérie), ayant échoué après des années de vraies fausses tractations.

Bureaucratie bancaire

Beaucoup d’arguments plaident en faveur d’une privatisation. Gain immédiat pour le gouvernement : il trouverait de l’argent frais, alors que les finances publiques, au rouge, devraient subir de fortes pressions sur les deux prochaines années. De plus, les banques algériennes, malgré leur envergure, ressemblent plus à des guichets qu’à de vraies banques. Elles sont peu performantes, alors qu’elles disposaient d’un important excès de liquidités. La privatisation pourrait les dynamiser et en faire un acteur plus dynamique de la croissance.

De leurs côté, les milieux d’affaires, dans la proximité immédiate du pouvoir, font pression pour l’ouverture du capital des banques. Dans un pays où les Algériens sont interdits de banque depuis le scandale Khalifa, le chemin le plus court pour les investisseurs serait de prendre le contrôle d’une banque, avec ses structures, ses biens immobiliers et ses réseaux, plutôt que de se lancer dans un investissement coûteux et risqué.

Un système trop rigide

Ceci dit, la partie n’est pas jouée. Le gouvernement sait qu’une telle idée risque de rencontrer de fortes oppositions, y compris au sein du pouvoir. La manière dont l’annonce a été faite montre d’ailleurs que l’idée n’est pas encore mûre, et n’est pas encore assumée par le gouvernement.

Les meilleurs d’affaires algériens ne seraient, de leur côté, pas chauds pour que des étrangers entrent dans la compétition. Cela risque de donner lieu à une compétition ruineuse, qu’ils souhaiteraient éviter.

Par ailleurs, passer par la bourse risque d’être très long. La bourse d’Alger ne brille pas par ses performances : récemment, une expérience pour acheter pour 100.000 dinars d’actions d’un grand groupe privé a mis deux mois pour aboutir, alors qu’il devrait suffire d’un simple clic. La rigidité des circuits économiques, et le manque de transparence risquent ainsi de constituer des handicaps qui empêcheraient l’opération ‘aboutir dans des délais rapides.


Évaluer cet élément
(3 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

1 Commentaire

  • Dans touts les pays qui ont fait des reformes sérieuses, on a commencé par privatiser les banques car se sont elles les poumons de l'économie. En Algérie, on a soigneusement évité de privatiser les banques car elles sont la tirelire des gens et amis du pouvoir. Il suffit d'un coup de téléphone pour décrocher des crédits sans limites....

    De toutes manières, comment un pays qui n'a pas pu privatiser un hôtel en 20 ans veut privatiser ses banques ?

    Rapporter Truc mardi 27 septembre 2016 18:49
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Sondage

Le paiement électronique est en cours de lancement en Algérie depuis octobre dernier.

Est ce que vous comptez recourir rapidement à internet pour payer des factures ? - 30.8%
Est ce que vous préférez attendre de vous assurer de la sécurité des transactions avant de commencer ? - 37.4%
Vous ne vous sentez pas concerné car vous n’avez pas de carte CIB ou son équivalent des chèques postaux ? - 25.2%

Total votes: 575

Vidéos

CPP du 18.3.2017 : Combien se vend une tete de liste pour la députation ? L’après Bouteflika a-t-il déjà commencé ? Wassim Youcef et pas Kamel Daoud ?

Vidéos

"L’Opep et ses partenaires doivent reconduire leur accord de baisse de production"- N. Zouioueche

A ne pas manquer

Prev Next

Maroc-Gouvernement: El Othmani est parvenu à un accord de coalition avec 5 partis

 Le nouveau Premier ministre marocain, Saad Eddine El Othmani, a annoncé samedi qu'il était parvenu à un accord de coalition avec cinq autres partis, mettant fin à près de six mois de blocage politique.

La Russie tente de soutenir Khalifa Haftar, s'inquiète le général Thomas Waldhauser (Africom)

Un lien a été établi d'une manière "indéniable" entre la Russie et les forces du général rebelle libyen Khalifa Haftar, a déclaré vendredi le chef des forces armées américaines en Afrique, confirmant le rôle croissant joué par Moscou en Libye.

Accord Opep-Non Opep: "l'Algérie a pleinement respecté son engagement de réduire sa production"

  L'Algérie a respecté "pleinement" ses  engagements de réduction de la production pétrolière dans le cadre de  l'accord de Vienne entre les pays membres et non membres de l'Organisation  des pays exportateurs de pétrole (Opep), a souligné samedi au Koweït le  ministre de l'Energie Noureddine Boutarfa.