Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Samedi, 18 Novembre 2017

  •   Oxford Business Group
  • samedi 3 décembre 2016 15:30

Finance islamique - une solution pour améliorer l’inclusion financière au Maroc (document OGB)


La récente réforme réglementaire lancée par les autorités marocaines pour la création de banques islamiques (ou banques participatives) a été suivie d’une hausse en demandes d’agrément. L’objectif de cette réforme est de renforcer l’inclusion financière.

 

Selon les rapports de la presse internationale en date de septembre, le gouvernement a autorisé le Crédit Agricole du Maroc (CAM), une banque publique, à ouvrir une filiale islamique avec la banque saoudienne Islamic Development Bank (IDB) par le biais d’un partenariat avec la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé de cette dernière.
La participation du CAM est fixée à 51 %. Les deux partenaires investiront initialement 200 millions de dirhams (18,5 millions d’euros), doublant ensuite leur mise à 400 millions de dirhams (37 millions d’euros).

Nouvelles réglementations

La promulgation du décret permettant l’établissement de cette filiale islamique du CAM est intervenue après l’annonce en juillet par la banque centrale Al Maghrib (BAM) du lancement des procédures d’approbation des banques islamiques en 2016, pour un déploiement opérationnel dès le début 2017.
Dans la foulée, dix dossiers d’agrément ont été déposés. Sept concernent l’ouverture de banques islamiques, et trois l’offre de produits financiers islamiques auprès des établissements existants.
Outre l’IDB, trois banques étrangères cherchent à ouvrir des filiales en partenariat avec des acteurs marocains, les autorités ayant encouragé ce type de montage plutôt que les filiales à 100 %.
Le Crédit immobilier et hôtelier va ainsi s’associer au Qatari International Islamic Bank ; la Banque marocaine du commerce extérieur à Al Baraka Banking Group du Bahreïn ; et la Banque centrale populaire (BCP) au Guidance Financial Group (GFG), implanté aux Etats-Unis.
Plus tôt dans l’année, la BCP a annoncé un investissement de 400 millions de dirhams (37 millions d’euros) dans son projet de filiale islamique, la Banque Participative du Maroc. Les participations sont fixées à 80 % pour la banque marocaine, et 20 % pour GFG.
En parallèle, deux banques du Golfe, l’Emirati NDB et le Qatari Masraf Al Rayan, ainsi que le Marocain Attijariwafa Bank, ont déposé leurs demandes pour la création de filiales à 100 %. L’Attijariwafa Bank dispose d’une unité de finance islamique depuis 2007 avec Dar Assafaa. A l’époque, la réglementation avait été modifiée afin de permettre aux banques et compagnies d’assurances de commercialiser certains produits islamiques.
Le Crédit du Maroc, la Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie (BMCI) et la filiale locale du Français Société Générale ont déposé eux aussi des demandes d’agrément pour la commercialisation de produits islamiques.

Réformes législatives

BAM a donc annoncé en début d’année le lancement des procédures d’agrément. Mais la législation autorisant la finance islamique remonte de fait à mars 2015. Elle avait notamment pour but d’améliorer l’inclusion financière et les liquidités, et d’attirer les investissements étrangers dans le secteur.
Si de nouvelles réglementations sont adoptées, elles pourraient créer de nouveaux débouchés pour les produits islamiques dans le pays. Le parlement planche actuellement sur un projet de loi portant sur l’assurance islamique ou takaful, alors que la BAM réfléchit à la création d’un marché interbancaire islamique, ainsi qu’à l’émission d’obligations islamiques ou sukuk, selon les rapports de la presse.

Améliorer le taux de bancarisation

D’autres initiatives ont été prises en parallèle afin d’améliorer la couverture bancaire au Maroc.
La part de la population ayant accès aux services bancaires conventionnels a connu une croissance rapide au cours des dernières années, passant de 50 % en 2010 à 65 % en 2015, soit l’un des taux les plus élevés du continent.
Forte de cette progression, la banque centrale travaille aux côtés du ministère de l’Economie et des Finances pour aller encore plus loin grâce à une stratégie d’inclusion financière globale sur trois ans. C’est ce qu’a indiqué en début d’année à OBG Asmaa Bennani, la responsable de la surveillance des systèmes et moyens de paiement et inclusion financière de BAM. Selon elle, le plan devrait être finalisé d’ici à la fin 2016.
Le Maroc mettra également en place un système de paiement mobile l’année prochaine. Il devrait permettre d’étendre la couverture bancaire et de réduire le nombre de transactions en espèces. En vertu des nouvelles réglementations, les entités non-bancaires et les particuliers pourront ouvrir des comptes pour régler leurs achats. Les transactions par paiement mobile seront ainsi étendues au commerce de détail, au paiement de factures de services en réseau et à l’achat de recharges téléphoniques.


Évaluer cet élément
(5 Votes)

Laissez un commentaire



2 Commentaires

  • Le message de Vangelis traduit sa mauvaise foi et sa méconnaissance de la réalité de l'économie marocaine. Comme tous les racistes et islamophobes patentés, il oublie que ces activités criminelles -du reste minimes- sont combattues par les autorités marocaines dont l'économie repose sur diverses activités légales et diverdifiees comme l'industrie l'agriculture l'extraction de minerais comme le phosphate sans oublier l'agriculture et le tourisme. De plus, les pays développés comme la France, les USA connaissent des activités criminelles comme la traite des êtres humains les trafics en tout genre.

    Rapporter Zergout dimanche 4 décembre 2016 20:33
  • Finance islamique, hahahaha, surtout au makhrib.

    Chacun sait que les dirhams (pourtant monnaie islamique tout comme le dinar) amassés proviennent en grande partie des trafics initiés et développés par ce pays.

    Drogues, prostitutions, vols de voitures, de bijoux et rackets, avec reventes au makhrib sont effectués avec la complicité des banques locales qui ramassent cet argent sales sans demander sa provenance.

    Est-ce que cette idiotie de finance islamique doit ou encore peut être créée au makhrib ? Assurément pas, surtout lorsqu'on a un amir el mouminines qui dirige tout et partout avec son makhzen y compris à l'étranger où il étend ses griffes sur l'Europe et l'Afrique.

    Rapporter Vangelis samedi 3 décembre 2016 17:10
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

Le CPP n’a pas comparé Bouteflika à Mugabe, mais n’en pense pas moins

Sondage

Le discours de Ahmed Ouyahia sur les déficits publics a provoqué une chute du dinar sur le marché parallèle de la devise. Est ce que vous avez l'intention de

Transformer en euros ou dollars votre épargne en devises ? - 31.8%
Ne pas céder à la panique car l'inflation sera encore maitrisée en 2018 ? - 11.2%
Plaider pour un changement de monnaie afin de bancariser l'argent informel ? - 50.9%

Total votes: 1822

Vidéos

«Une augmentation des tarifs d’électricité en 2018 n’est pas impossible »-Badache

A ne pas manquer

Prev Next

PLF 2018 : La Commission des finances de l'APN retire l'impôt sur la fortune

  La Commission des finances de l'APN a jugé "inutile" d'introduire un impôt sur la fortune, dont la mise en application est impossible faute d'une législation fiscale moderne et de mécanisme d'évaluation de la fortune.  

Tunisie- L'âge de départ à la retraite sera porté à 62 ans à partir de 2020

A partir de 2020, l’âge de la retraite sera porté  à deux ans de façon obligatoire et progressive et il est possible de proroger l’âge de départ à la retraite de 62 à 65 ans pour ceux qui le désirent.

Tunisie- La Banque centrale va mettre en place un laboratoire de recherche Blockchain

Une commission de réflexion a été mise en place au niveau de l’institut de l’émission qui va étudier à moyen termes le potentiel, les techniques et la place que pourrait avoir le blockchain dans le système tunisien.