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Dimanche, 19 Novembre 2017

  •   Karim Sabeur
  • mercredi 17 mai 2017 18:04

Algérie : La Bourse expliquée aux directeurs des chambres de commerce et d'industrie

La Bourse d'Alger a annoncé mercredi sur son site internet qu’elle vient de clôturer les trois journées de formations qui étaient programmées du 15 au 17 mai sur le fonctionnement du marché boursier.

 

 

La formation a eu lieu au profit des directeurs des Chambres de commerce et d'industrie au niveau du siège de la Bourse. Cette formation entre dans le cadre de la vulgarisation de la culture boursière auprès des opérateurs économiques. Une convention de partenariat a d’ailleurs été signée en avril dernier entre la Bourse d'Alger et la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI).

 Plusieurs axes ont été fixés notamment la formation, l'échange d'information et d'événements. Yazid Benmouhoub, directeur général de la Société de gestion de la bourse des valeurs (SGBV), a déclaré à des médias qu’il est confiant dans l'essor prochain de la Bourse d'Alger.

Depuis 2012, la cote officielle de la Bourse d'Alger a été restructurée en vue de permettre aux PME de pouvoir lever des fonds sur le marché boursier. Désormais, le marché des titres de capital est scindé en deux.   Un marché principal, dédié aux grandes entreprises, dont le capital dépasse les 500 000 000 DA et un second, appelé marché PME, est exclusivement dédié aux sociétés SPA, dont le capital est inférieur à 500 000 000 DA.

 Le marché obligataire demeure inchangé, avec deux marchés, l'un pour les corporate et l'autre pour les Obligations assimilées du Trésor (OAT). Les conditions d’admission et d'accès au marché PME se caractérisent par un assouplissement des conditions d’éligibilité.  Ainsi la PME doit avoir le statut de Société par actions (SPA) et doit désigner, pour une période de cinq ans un conseiller accompagnateur dénommé promoteur en Bourse.

 Il faut aussi ouvrir son capital social à un niveau minimum de 10 % au plus tard le jour de l’introduction et diffuser dans le public ses titres de capital et les répartir auprès d’un nombre minimum de cinquante actionnaires ou trois investisseurs institutionnels, au plus tard le jour de l’introduction.

 L’entreprise doit publier les états financiers certifiés des deux derniers exercices, sauf dérogation de l'autorité de marché qu’est la COSOB. Les conditions de bénéfices et de capital minimum ne sont pas exigées pour la société qui demande l’admission sur le marché PME.

 D’un autre côté, l’État émet déjà des obligations à travers la Bourse. Les obligations assimilées du Trésor sont destinées uniquement aux institutionnels pour financer le déficit budgétaire et elles tournaient au début de l’année autour de 400 milliards de dinars d’encours. Pour les sociétés cotées, le marché boursier est totalement exonéré d’impôt et ceci s’applique aux personnes physiques et morales.

 Aujourd’hui, les cinq entreprises cotées ont une capitalisation de plus de 15 milliards de dinars. En plus, le DG de la Bourse avait fondé de nombreux espoirs sur l’arrivée de la filiale du groupe cimentier GICA qui a échoué et il n’y a eu que Biopharm qui a réussi son test. Si les deux avaient abouti, la capitalisation de la Bourse d’Alger aurait été de 900 millions de dollars. La Bourse avait réussi auparavant la cotation de NCA Rouiba qui a reçu une demande de 106% par rapport à l’offre.

 


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2 Commentaires

  • Comme vous dites vrai. J’adhère a et seconde votre commentaire littéralement mot à mot.
    L’Algérie qui a été trop longtemps menée en bateau, idéologiquement a et aura beaucoup de mal à faire machine arrière ou plutôt changer de voie et revenir dans le chemin emprunté par tous et notamment par ses voisins avec un succès relatif.
    La difficulté comme tout le monde le sait est cette omniprésente équipe de dirigeants appartenant au même courant politique bien qu’ils se réclament différents aujourd’hui. Ils s’en vont graduellement mais comme ils ont fait école, ils se font remplacer par ces jeunes technocrates notamment ceux formés localement. Ceux-ci comme toute cette classe de politiquement corrects vrais ou faux révolutionnaires voulaient et veulent toujours changer le monde mais en vain. Le monde a changée depuis les années 60 mais pas l’Algérie.
    Une bourse n’est qu’une structure indépendante ou s’effectue un échange non contrôlé entre des courtiers en valeurs mobilières et ou les commerçants peuvent acheter et / ou vendre des actions (également appelées ‘Shares’), obligations et autres valeurs mobilières de toutes les entreprises activant dans le pays sans distinction de secteur privé ou public.
    Avant d’arriver là, car cette bourse n’est en fait que la culmination de tout un système ou l’Algérie doit permettre à ses entreprises quelle qu’elles soient de se représenter et se faire financer librement contre des valeurs qui se marchandent dépendamment de la performance et autres attributs connus d’une entreprise donné.
    L’argent ne ment pas d’où la difficulté qu’a cette classe dirigeante d’inventer et de faire marcher une véritable Bourse. Et pourtant c’est si simple ; prenez la London Stock Exchange LSE, ou quelques compatriotes dont moi-même avaient côtoyés il y a de cela quelques années, est d’une simplicité primaire d’où le succès mondial car il y va de sa survie. En fait ce n’est pas la LSE qui fait la différence mais plutôt les entreprises du commerce et de l’industrie qui en ont besoin pour leurs nécessites normales de leurs activités de tous les jours.
    Est-ce que les entreprises algériennes ont besoin d’une place centrale ou s’échangeraient toutes leurs valeurs, emprunts, etc ? En cas de doute, je pense qu’il est inutile de lancer une telle structure et merci.

    Rapporter Faro Laz jeudi 18 mai 2017 11:35
  • En effet, les directeurs des chambres de commerce et d'industrie sont la population idoine pour la relance de la bourse... Des fonctionnaires expliquant le capitalisme de la bourse à d'autres fonctionnaires....

    Pourquoi la bourse quand l'Etat gère jusqu'à des hôtels. A mon avis, on devrait rembourser les gogos qui se sont fait prendre dans cette arnaque et fermer ce coupe gorge et ne le rouvrir que le jour ou l'Algérie aura une économie qui fonctionne comme les autres pays qui ont des bourses...

    Rapporter Truc mercredi 17 mai 2017 18:27
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