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Dimanche, 19 Février 2017

  •   Farid Farah
  • samedi 30 avril 2016 10:58

Un statut pour la presse en ligne !

En Algérie, les éditeurs de presse en ligne demeurent sans statut juridique. Ces éditeurs qui se sont tournés vers le tout numérique pour chercher de l’audience issue de l’accroissement de la connectivité de la société fournissent en temps réel des contenus journalistiques multimédia. Mais l’absence de textes juridiques les empêche d’attirer des investisseurs, de monétiser l’apport d’audience du digital à leurs marques de presse et surtout de fonctionner juridiquement sous un statut autre que la boite de communication. Certains observateurs pensent que le retard enregistré dans la régulation des technologies de la communication est à l’origine de l’absence de statut d’éditeur de presse en ligne. D’autres, à la différence, estiment que le concept de la profession de journaliste en ligne doit être préalablement définit avant de se lancer dans le juridique. Pour eux, la presse en ligne est avant tout un service de communication destiné aux utilisateurs en ligne d’un réseau de télécommunications, édité à titre professionnel par une personne physique ou morale disposant du contrôle éditorial de son contenu.

Si les avancées notables relevées dans le domaine du numérique ont facilité l’exercice quotidien du métier de journaliste de la presse écrite. En revanche, elles ont propulsé cette presse dans une crise internationale inédite. Chaque jour, elle enregistre une baisse de ses revenus publicitaires et surtout du nombre de ses lecteurs sur support papier. Le passage des supports journalistiques sur le web a provoqué une vraie mutation dans les médias. Le lecteur est au plus près de l’actualité en toute mobilité. En Algérie, l’arrivée de l’Internet mobile consolide l’audience digitale et compromet la poursuite de la cohabitation entre la presse en ligne gratuite et celle du papier. L’arrivée prochaine de la 4G et l’augmentation du nombre d’utilisateurs de la 3G compromettront le maintien de la presse écrite. Pourra-t-on parler encore de l’audience papier des quotidiens et magazines en papier lorsque le nombre d’internautes dépassera les dix millions en 2017 ? La gratuite des éditions en ligne va-elle se poursuivre avec le lancement du paiement mobile? Certainement pas. Les titres gratuits sur le Net séduiront l’internaute qui devra payer pour en savoir plus. Les annonceurs trouveront plus facilement leurs clients grâce au traitement des données consultées par les internautes.

 


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