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Samedi, 29 Avril 2017

  •   Meliza Beghdad
  • dimanche 17 juillet 2016 14:03

La "Pokémon Go" mania arrive aussi en Algérie

Pokemon GoUn engouement planétaire pour un jeu vidéo (Ph. Niantic Labs)).

 

Depuis sa sortie le 6 juillet dernier, le jeu « Pokémon Go » compte plusieurs millions d’utilisateurs. Une mise à jour a déjà été publiée sur le site de téléchargement Google Play. En une semaine, cette application mobile Android et iOS a inondé la toile. Bien que la sortie officielle n’ait été faite qu’aux Etats Unis, en Australie et en Nouvelle Zélande, la frénésie du jeu n’a pas épargné l’Algérie.

Développée par Niantic, une ex startup de Google, et en partenariat avec Nintendo, « Pokemon Go », le jeu repose sur le système de réalité augmentée, qui consiste en différentes méthodes informatiques, qui permettent d’incruster de façon réaliste, des objets virtuels dans une image.

Le principe est simple, chaque joueur incarne un dresseur de Pokémon, qui chasse, élève et fait combattre ces monstres de poche (Pocket monsters). Le joueur doit chercher et capturer partout, les célèbres petits monstres qui peuvent se cacher aussi bien sur le bureau, dans le placard, dans une mosquée, dans un magasin, sur un arbre, bref, partout, parfois même dans des endroits insolites.

Grace à la 3G et au GPS du téléphone, le personnage que vous incarnez est situé à l’endroit exact où vous vous trouvez, à l’aide notamment de Google Maps. L’appareil photo combiné à la réalité augmentée font tout le reste. Ils bousculent réel et virtuel en insérant des Pokémons dans l’environnement du joueur. Non, ce n’est pas de la magie, mais de la technologie.

Téléchargeable en Algérie via VPN

« Qu’est-ce-que Pokemon Go ? », à cette question, Amina, sous le pseudonyme @Aminatos sur Twitter, s’est empressée de répondre aux novices que: «C’est un jeu où il faut sortir dans la rue pour chasser des Pokémons. Il faut avoir une bonne batterie, de la 3G et le GPS du Smartphone ». Cadre d’Air Algérie, Amina confie à ses followers qu’elle est tellement fascinée par le jeu, qu’elle consacre sa pause déjeuner pour dénicher des Pokémons dans son lieu de travail.

Bien que cette application mobile ne soit lancée officiellement que dans trois pays, les algériens ont pu y accéder en usant de deux petits stratagèmes. Le premier est l’utilisation de VPN auquel l’internaute algérien s’est déjà familiarisé lors de la deuxième session du baccalauréat. Le VPN (réseau privé virtuel) permet de changer son adresse IP et de ce fait, switcher sa géolocalisation vers un autre pays.

D’autre part, pour contourner le problème, certains ont eu recours au téléchargement d’APK, qui sont des fichiers d’installation du jeu. Cette version est désormais instable, et cause certains soucis, comme le réchauffement rapide du téléphone, ou encore certains bugs dont se plaignent les joueurs. Ce n’est, en tous cas, pas suffisant pour dissuader les internautes algériens de prendre part à la Pokémon mania.

Des anecdotes d’ici et d’ailleurs

L’engouement planétaire pour ce jeu vidéo, d’un genre nouveau, puisqu’il faut se déplacer à la recherche des monstres et autres créatures du célèbre dessin animé, a aussi ses travers et ses dangers. Les appels à la vigilance lancés par la société créatrice du jeu, Niantic, ancienne filiale de Google, n’ont pas été suffisants. On dénombre déjà plusieurs accidents liés à la quête des personnages du jeu. Aux Etats-Unis, la police du Missouri, a tenu à avertir les utilisateurs sur les risques de guet-apens auxquels ils pouvaient faire objet. La presse américaine et françaises rapportent plusieurs témoignages de personnes blessées lors des opérations de chasse aux Pikachu, Skitty, Bulbizarre et autres Goinfrex. En Nouvelle-Zélande, deux aventurières n’ont pas hésité à louer un kayak pour rejoindre une arène située au milieu de l’océan. En Irak, un ex-soldat américain qui combat Daech a fièrement partagé une photo du Pokémon qu’il a capturé près de Mossoul. Et aux Etats-Unis, un papa a attrapé un « Roucool » pendant que sa femme accouchait.

En Algérie, sur Facebook, plus d’un millier de mordus de l’application mobile se sont réunis en plusieurs communautés. Dans un groupe nommé "Pokémon Go Algérie" et administré par Imad Brahimi, des jeunes (et moins jeunes) des 48 wilayas échangent astuces, conseils et anecdotes. Un groupe fermé, "Pokéfans Algérie (Pokemon Go)", compte déjà 466 membres. Un autre groupe fermé, "Pokémon Go (Algérie)", en compte 892 membres.

Outre les barrières liées à la restriction d’utilisation de l’application en Algérie, la cherté de la 3G en Algérie a constitué une barrière supplémentaire de taille aux fans de Pikachu. Mais quand on aime, on ne compte pas. Un fan, répondant au nom de M’hamed le prouve avec son commentaire : « Moi je suis au boulot, j'attends midi pour sortir récupérer mon ancienne puce pour activer la 3G illimité et partir à l'aventure ce weekend »

Pendant que certains dévoilent un à un leur butin avec fierté en publiant les prises d’écrans, d’autres racontent de drôles d’anecdotes qu’ils ont vécu. Amusé, Sofyene Senouci raconte aux membres comment les policiers ont commencé à le suspecter, après qu’il se soit garé trois fois devant le commissariat pour capturer des Pokémon qui s’y trouvaient. « A Lalla Seti, c’est le seul Pokespot que j’ai trouvé ». Deux jours plus tard, le jeune Tlemcénien revient soulagé, en annonçant qu’il a enfin trouvé un second Pokespot, à proximité du monument de Mansourah.

Toujours sur "Pokémon Go Algérie", Elyes Amm, a posté une photo du portail du Jardin d’Essais fermé. Son téléphone a vibré, il indique la présence de Pokémons à l’intérieur. Il attend son ouverture pour commencer la chasse. Amine Mane de son coté, propose une rencontre entre les adhérents du groupe pour une partie commune. Il suggère de démarrer de la Grande Poste, puis de partir à la conquête de tout Alger.

Des menaces à ne pas négliger

Très peu de temps après le lancement du jeu, certains professionnels de la sécurité informatique ont relevé plusieurs anomalies dans les permissions que s’accorde le jeu sur votre smartphone Android. En effet, pour installer l’application, il faut donner l’accès entier au jeu à votre compte Google. Ce qui a alarmé les utilisateurs qui ont pris peur pour leurs mails, historiques de navigation, et leur vie privée.

La réponse des développeurs a été immédiate. Ils rassurent et assurent que ce n’était qu’une erreur, et qu’elle a été corrigée dans la nouvelle mise à jour (parue le 13 juillet). Google a confirmé qu’aucune donnée utilisateur en dehors du profil n’a été vue par l’application, qui n’a d’ailleurs pas de fonctionnalité permettant de parcourir ces données.

Cependant, il faut faire attention à l’endroit où télécharger l’APK pour l’installer sur un téléphone Android. Certains fichiers ont été infectés par un malware, logiciel malveillant qui nuit à votre téléphone à votre insu. Une entreprise spécialisée dans la sécurité informatique, explique dans un rapport que l’un des nombreux fichiers APK du jeu Pokemon Go disponibles sur le web est en fait un malware. Cette entreprise met en garde tous les utilisateurs contre des versions piratées du jeu, et leur demande prendre les précautions nécessaires avant de se lancer à l’aventure.

 


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