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Mercredi, 29 Mars 2017

  •   El Kadi Ihsane de Marseille
  • vendredi 4 novembre 2016 15:26

« L’établissement algérien d’excellence pour les contenus numériques est en bonne voie » (Mohamed Mebarki)



Le gouvernement algérien était représenté à la 10e SEM de Marseille dédié au numérique à travers Mohamed Mebarki ministre de l'enseignement et de la formation professionnelle. L’occasion d’une annonce prometteuse.

 

« On est entrain de créer avec Microsoft, Huawei, et d’autres grandes enseignes présentes en Algérie un établissement d’excellence dans les contenus numériques » a annoncé Mohamed Mebarki, le ministre algérien, de la formation professionnelle jeudi après midi à Marseille lors d’un des panels de la 10e semaine économique de la Méditerranée intitulé « développement du numérique et marché du travail en Méditerranée ». Il s’agit d’un projet d’institut co-piloté par les deux ministères de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur dont le cursus pédagogique est assuré par les entreprises partenaires. Il sera tourné vers l’enseignement des métiers du digital et la production des contenus numériques. Mohamed Mebarki a admis devant un parterre de ministres maghrébins et européens, des spécialistes, des chefs d’entreprises et des startupers de la zone PACA, que « le potentiel algérien dans la téléphonie et les contenus digitaux n’est pas totalement exploité ». Maghreb Emergent n’a pas encore obtenu plus de détails sur ce projet qui tendra à mieux alimenter l’écosystème du numérique en ressources humaines adaptés, mais a appris qu’il serait voisin du modèle, cité par le ministre, de partenariat réalisé dans la formation professionnelle entre Schneider et Sonelgaz dans la filière de l’électricité. Le ministre algérien a présenté au public le plan de numérisation de la formation professionnelle en Algérie avec, en toile de fonds, l’adaptation des ressources humaines algériennes « au nouvel environnement professionnel qui va se digitaliser »

Formation de développeurs en mode « quick »

L’Algérie forme environ 30 000 informaticiens par an, mais n’arrive pas à adapter les contenus de cette formation aux dernières évolutions du marché, notamment dans sa partie développement web, à cause d’une lourdeur dans les contenus pédagogiques inadaptés. Alain Assouline directeur de webForce3 a peut être apporté une réponse à ce travers, existant en France aussi ou « la formation d’un développeur requérait , jusqu’à peu encore, un bac+5 ». Le problème est que, depuis le Cloud, les langages changent de plus en plus vite et que le codage se fait de plus en plus dans les langages du web y compris pour les logiciels d’entreprise. Conséquences les développeurs qui n’apprennent pas les nouveaux langages sortent du marché. « Nous proposons une formation qui permet d’occuper un poste de travail, et nous continuons à former lorsque les langages changent : 490 heures équivalent à une année de cours. Mais que nous délivrons en trois mois ». Cette souplesse qu’apporte Alain Assouline dans le mode de formation des développeurs a permis à WebForce3 de former 400 personnes « placées à 90% dans les entreprises, qui reviennent vers nous pour d’autres ressources ».

Un fonctionnaire sur deux inutile après la numérisation

Plus généralement le panel dédié aux incidences du numérique sur le marché du travail a révélé un fonds de scepticisme sur la capacité de la révolution numérique à créer plus de nouveaux emplois qu’à détruire des emplois traditionnels. Jean-Hervé Lorenzi, président du cercle des économistes, bien connu en Algérie ou il conseille souvent le gouvernement, a noté que « le numérique crée surtout des emplois déqualifiés », évoquant l’exemple de Amazon ou l’essentiel des effectifs est dans la logistique. Jean Louis Reiffers, président du conseil scientifique de la Méditerranée, et autre ami de l’Algérie, a lui aussi insisté sur ce spectre du « numérique qui crée du chômage », « je ne suis pas certain du solde de la balance emploi » et « j’ai du mal à lancer une filière numérique dans les quartiers nord de Marseille » parce que les jeunes là bas pensent que cela menace les emplois réels qu’ils peuvent avoir dans la santé ou les services sociaux. Sur ce thème, le professeur franco-tunisien Adel Ben Youssef a exprimé, plus tard dans l’après midi dans un autre panel dédié celui là au numérique en Algérie, sa crainte d’une destruction massive d’emplois à cause de la numérisation qui arrive « En Algérie la e.gouvernance si elle est réellement développée va rendre un fonctionnaire sur deux inutile. Que va faire le gouvernement dans ce cas ? »


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6 Commentaires

  • c'est de n’importe quoi ce qui se dit dans ce 10e SEM.
    les vrais forum des TIC parle de la 4eme révolution industrielle
    et que c'est le domaine le plus important pour l’économie mondial dans les années à venir, et ces pseudo professeurs veulent faire de l’Algérie une autre fois un marchie pour les TIC
    et en ce qui concerne l'incapacité de nous ingénieurs à suivre les tendances technologique, c'est toute à fait normal quand on trouve trois (3) spécialités en système informatique eu sien de la même université et aucune spécialité en technologie web , génie logiciel, système embarqué
    et dans ces derniers que nos informaticiens pourront créer leurs start-up .
    il faut juste être pragmatique dans notre approche.

    Rapporter sofal samedi 5 novembre 2016 14:30
  • c'est de n’importe quoi ce qui se dit dans ce 10e SEM.
    les vrais forum des TIC parle de la 4eme révolution industrielle
    et que c'est le domaine le plus important pour l’économie mondial dans les années à venir, et ces pseudo professeurs veulent faire de l’Algérie une autre fois un marchie pour les TIC
    et en ce qui concerne l'incapacité de nous ingénieurs à suivre les tendances technologique, c'est toute à fait normal quand on trouve trois (3) spécialités en système informatique eu sien de la même université et aucune spécialité en technologie web , génie logiciel, système embarqué
    et dans ces derniers que nos informaticiens pourront créer leurs start-up .
    il faut juste être pragmatique dans notre approche.

    Rapporter sofal samedi 5 novembre 2016 14:30
  • Réponse à Mr.TRUC ( vendredi 4 novembre 2016 17:06

    Avec tout le respect que je vous dois permettez moi de vous dire que le fait d'avoir envoyé le ministre Mebarki à ce forum de MARSEILLE est très judicieux.Pourquoi?
    Le Ministère des TIC a été pollué par les ministres comme Derdouri et est devenu une bureaucratie incapable de faire quoi que soit. Pour piloter un programme TIC de numérisation,le fait de d'éviter ce GUET APPENS constitué par le MPTIC est déjà une preuve d’intelligence. Le secteur de la JUSTICE et le Ministère de l’intérieur pour numériser leur secteur l'ont compris.

    Rapporter PATRIOTE samedi 5 novembre 2016 14:08
  • Projet PROMETTEUR de Mr.le ministre de la Formation Professionnelle qui touche au vrai problème dans les TIC. Bonne continuation Monsieur le Ministre.
    Mr.Adel Ben Youcef dit que 1 fonctionnaire sur 2 sera inutile après la numérisation, je lui répond que nous voulons l'efficacité.Les gens qui perdront leur emploi suite à la numérisation iront chercher d'autres emplois.

    Rapporter PATRIOTE samedi 5 novembre 2016 13:39
  • Tout est dit dans cet article sur l'économie numérique au bled de Miki ... Puisqu'il y a le télex pourquoi le numérique ? Ceux au bled qui en ont la charge n'en connaissent ni les aspects techniques ni surtout et surtout la portée économique Ô combien importante !
    Le professeur tunisien (ami de l'Algérie !) déconseille le numérique aux algériens, tandis qu'un grand nombre d'entreprises numériques tunisiennes opèrent facilement en Algérie auprès des entreprises et des ministères alors que les portes sont fermées aux algériens.
    L'économie numérique représente 7% du Pib de la Tunisie (7 MDS $) en apport et est présente partout. En Algérie il en coûte chaque année 7 MDS $ et en dehors des administrations et de certains médias on ne la voit nulle part !
    30.000 diplômés informatiques sans pratique ni perspective, quel GÂCHIS !
    Il y a le télex et l'utopique objectif de contrôler internet avec des discours creux, linefiants et enrageants sur la diversification de l'économie ! !!

    Rapporter dz-citizen vendredi 4 novembre 2016 21:23
  • "L’Algérie forme environ 30 000 informaticiens par an...". Je me demande ce qu'on a dû ajouter pour arriver à ce chiffre, les secrétaires "maitrisant l'outil informatique" ?

    Sinon, pour représenter l'Algérie, on a envoyé la personne qu'il faut pour souligner l'avance de l'Algérie dans le domaine et surtout ce que l'on sait faire le mieux, les annonces de projets bidons...

    Je pense qu'on aurait dû aussi envoyer avec M Mebarki, Mme Derdouri l'ex ministre des TIC. A eux deux, ils représentent le mieux les TICs en Algérie....

    Rapporter Truc vendredi 4 novembre 2016 17:06
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