Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Jeudi, 18 Janvier 2018

  •   Oussama Nadjib
  • vendredi 2 mai 2014 19:01

Algérie – La fin de l’art 87 bis annoncée malgré son impact financier sur les entreprises

Mohamed Benmeradi, ministre du Travail

 L’annulation de l'article 87 bis du code du travail sera faite dans la loi de finances 2015, a indiqué jeudi, le ministre du Travail Mohamed Benmeradi. L’annonce qui intervient après la réélection du président Abdelaziz Bouteflika met fin aux atermoiements du gouvernement sur le sujet.

 

 L’abrogation de l’article 87 bis qui bride les bas salaires en incluant dans le SNMG (salaire minimum garanti) aussi bien le salaire de bas que « les indemnités et primes de toute nature » est une demande récurrente. Elle a été constamment au « menu » des tripartites mais le gouvernement s’est constamment refusé à la lever. L’abrogation de l’article 87 bis introduit dans le milieu des années 90 dans le cadre des mesures liées au plan d’ajustement structurel sous l’égide du FMI a été constamment repoussée en raison des appréhensions des managers publics et privés sur son impact sur les finances des entreprises.  En février dernier, la tripartite, contrairement aux attentes de l’UGTA, a reporté la question à 2015. Le gouvernement penchait plus vers une révision de l’article 87 bis que vers une abrogation pure et simple. L’économiste Abdelhak Lamiri, qui avait été invité à cette tripartite, avait mis en exergue le cout d’une éventuelle abrogation. Elle se traduira, avait-il dit, par un accroissement de l’ordre de 10 à 20% de la masse salariale des entreprises, une hausse de l’inflation pouvant aller jusqu’à 20% et une nouvelle augmentation des importations. L’économiste Abderrahmane Mebtoul a estimé, sur Radio M, les couts de l’abrogation dans une «fourchette de 9 à 11 milliards de dollars en rythme annuel ».

 Le diable et les détails

 La tripartite a de février décidé d’abroger le 87 bis tout en annonçant prudemment « une nouvelle définition, en concertation avec les partenaires sociaux, à la faveur de la loi de finances 2015 ». La formulation prudente laissait entendre que les contraintes financières du pays étaient prises en compte… Hier, Benmeradi semble avoir eu le feu vert – un effet de l’élection présidentielle ? – pour envoyer un message plus net sur cette abrogation. Les appréhensions des patrons d’entreprises publiques qui estimaient qu’une abrogation du 87 bis les contraindrait à des compressions d’effectifs ont été occultées… A moins que des « compensations » soient envisagées par l’Etat. "L'annulation de l'article 87 bis du code du travail est prévue dans la première loi qui sera soumise à l'Assemblée populaire nationale (APN), à savoir la loi de finances", a indiqué Benmeradi. Un engagement public qu’il faudra peut-être relativiser puisque, selon le ministre, « un autre article relatif à la redéfinition du Salaire national minimum garanti (SNMG) est également prévu dans cette loi". Ceux qui se battent contre un article jugé « scélérat » attendront les détails où, en général, se niche le diable. Le patron de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Said, qui a fait campagne pour le 4ème mandat de Bouteflika a enfin quelque chose à présenter. Il a salué la « la décision du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, relative à l'annulation de l'article 87 bis du code du travail » qui, selon lui, traduit « l'intérêt accordé par le président Bouteflika au monde du travail".

Lire également - La Banque d’Algérie a chahuté l’ambiance de la Tripartite

 


Évaluer cet élément
(4 Votes)

Laissez un commentaire



  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

CPP 10.01.18 "l'Alternance aux présidentielles de 2019 n'est pas impossible:en voilà les conditions"

Sondage

Quelle est parmi les mesures de la loi de finances pour 2018 en Algérie celle que vous redoutez le plus pour votre budget

Vidéos

Abderezak Dourari professeur des langues. "Le pouvoir algerianise son cosmos identitaire, tant mieux

A ne pas manquer

Prev Next

Le FMI dément vouloir imposer l’austérité à la Tunisie

Les déclarations qui se veulent rassurantes de son porte-parole aujourd’hui surviennent après les récentes protestations déclenchées par des mesures de la loi de finances 2018 ayant entraîné une hausse des prix du gasoil, des automobiles et des services de téléphonie et d'accès à internet.

De nouveaux investissements pour le secteur automobile tunisien (document OBG)

  Assembler les véhicules sur place permet aussi aux constructeurs de  contourner les quotas d’importation controversés actuellement en vigueur. Si la Tunisie a soi-disant libéralisé son régime légal des importations, la réalité est quelque peu différente, et les concessionnaires ne sont autorisés à écouler qu’un quart de leurs quotas à chaque trimestre.

Maroc - En 2017, pour la deuxième année consécutive, le déficit commercial s’est creusé

Il a progressé de 2.6%, enregistrant 189,8 milliards de dirhams, soit 6,7 milliards d’euros, contre 185 milliards en 2016. Autrement, dit, les exportations n’ont couvert que 56,3 % des importations. Le redressement des prix du brut a ainsi sévèrement pénalisé le royaume qui importe la quasi-totalité de ses besoins énergétiques.     Le déficit commercial du Maroc, selon l’indicateur préliminaire des échanges extérieurs...