Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Mercredi, 22 Février 2017

  •   Latifa Abada
  • dimanche 20 novembre 2016 17:28

Aux "Cafés de l'architecture" à Alger, architectes, sociologues et économistes appellent à repenser l’habitat

 Une image du groupe facebook.com/Musaika

La deuxième édition des "cafés de l'architecture" du syndicat national des architectes agréés algériens (SYNAA) organisés samedi 19 novembre 2016 au palais de la culture à Alger a vu des architectes, sociologues et économistes débattre de la grande problématique de la qualité du logement en Algérie.

 

 "Habiter... ?" oui, mais comment ? Et à quel prix ? C'est une partie des questions abordées au cours de ces cafés de l’architecture" avec un constat que le sujet est un vaste chantier au sens aussi bien physique qu'intellectuel.

 Le logement en Algérie pose un grand problème de qualité. Depuis des années voire des décennies l’approche de la réalisation de logements en Algérie se base sur une seule et même typologie : de grands ensembles d’immeubles en périphérie des villes.

Une situation qui s'explique principalement par le fait que l'Etat reste l'unique promoteur de toutes les catégories de logements envisagés selon le même archétype avec le seul objectif de réaliser un nombre de logements toujours plus importants au détriment de la qualité.

Une vue des cafés de l'architecture organisée par le SYNAA (facebook.com/Musaika)Une vue des cafés de l'architecture organisée par le SYNAA (facebook.com/Musaika)

 

 Un modèle défaillant

 Brahim Hasnaoui, entrepreneur et président du groupe Hasnaoui, souligne que les exigences du logement changent d’une époque à une autre. Le logement du 21ème siècle, estime-t-il est un logement, fonctionnel, écologique et économique.

 "Le logement de ce siècle doit disposer entre autres de l’isolation thermique et phonique. Les télécommunications, et tout ce qui concerne l’économie d’énergie pour introduire les énergies alternatives, il doit également être situé dans un environnement adéquat qui propose des services au niveau de la cité" souligne Brahim Hasnaoui. Et c'est un modèle que l'Algérie doit pertinemment déployer, ajoute-t-il.

 L’économiste Abdelkrim Boudra abonde dans le même sens en mettant l'accent sur la défaillance de la gouvernance urbaine en Algérie qui est incapable, dit-il, de produire autre chose que des "lots de logements".  Le challenge aujourd'hui pour le secteur de l’habitat aujourd’hui, est de ne plus réfléchir en "logement massif" et d’inventer un nouveau modèle.

Un modèle défaillant qui trouve ses causes dans un système "Étatiste rentier" qui construit en masse, sans aucune préoccupation d’architecture, mais avec seulement la volonté de produire du chiffre, avec beaucoup déperditions et de surcoûts, indique Abdelkrim Boudra.  Pour mettre en place un nouveau modèle de logement, Abdelkrim Boudra, propose d’ouvrir le secteur à toutes les initiatives et créer de la compétitivité.

 Intérieur-extérieur, une vision culturelle

Mourad Bouzar, maître-assistant à l'école supérieur des beaux-arts (ESBA) a fait une intervention sur la réappropriation de l’espace du logement en soulignant que les architectes devraient consulter l'individu que va l'utiliser l'espace.

 "Loggias fermées, les balcons qui ne sont pas utilisés pour leur fonction, quelle que soit la conception que l’on offre, l’individu va se réapproprier cet espace. D’où l’impératif de tenir compte de ces éventuelles transformations, lors de la construction du logement", précise Mourad Bouzar.

 Razika Adani, philosophe, renvoie l’idée du logement à des tendances culturelles et traditionnelles. Elle désigne deux types de logements : l’un orienté à l’intérieur et l’autre à l’extérieur. Le contraste entre ces deux logements est que le premier privilégie l’embellissement de l’intérieur de la maison et néglige la façade, tandis que le second est son contraire.

 En Algérie, l’architecture des maisons traditionnelles était orientée à l’intérieur, la cour était à l’intérieur, les balcons donnaient sur la cour…etc.  Si ces maisons ont de nos jours disparus, la manière de penser cet espace est restée la même. Razika Adani estime qu’il est facile de constater la prédominance des logements orientés vers l’intérieur.

 "L’habitat s’oriente vers l’extérieur, seulement le comportement de l’individu vis-à-vis de l’espace et de l’autre n’a pas changé. Cela relève de l’égoïsme de l’individu, car il estime que l’embellissement de son extérieur profite principalement à des étrangers, d’où la dégradation de nos extérieurs", précise Razika Adani.

 En conclusion, la philosophe, indique que l’amélioration du cadre bâti en Algérie, doit obligatoirement passer par le changement de cette vision que les individus ont de l’habitat. Un chantier encore plus vaste que les plans de logements...


Évaluer cet élément
(1 Vote)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

1 Commentaire

  • Le constat de la Philosophe Razika Adani est très juste. Une simple observation permet de la vérifier. A cela s'ajoute le fait que les habitants des immeubles ne veulent pas - à de rares exceptions- gérer les espaces communs( terrasses, paliers, escaliers, entrées et façades extérieures,etc;) ce qui après quelques décennies transforme des immeubles de hauts standing bien que construits dans les années 50 en presque taudis, les infiltrations d'eaux y compris usées et les dégradations dues à l'érosion étant un des principaux facteurs. Une des causes est que les organismes logeurs (OPGI et autres) ont été incompétents sur toutes la ligne en se réfugiant derrière le prétexte de la crise du logement qui est réelle mais ne peut expliquer pourquoi ils ont abandonné leurs prérogatives d'organiser la maintenance de ce patrimoine. Cela aurait pu créer des milliers d'emplois et donner aux ensembles d'habitations un confort autant visuel que réel dont l'effet sur le moral de la population aurait été très positif. En effet on tolère moins la saleté dans un immeuble bien tenu et propre que dans celui où les fuites et les dégradations ne trouvent ni réparateur ni personne responsable. L'issue est que ces "cafés' se tiennent dans les cités et impliquent les citoyens...pour que l'Algérien réapprenne à auto-gérer !

    Rapporter LAHLOU lundi 21 novembre 2016 19:56
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Sondage

Les mesures du gouvernement algérien pour bancariser l’argent de l’économie parallèle ont échoué. Vous êtes favorable à quelle autre solution :

 Changer les billets de banque comme en ce moment au Venezuela ? - 32.9%
 Proposer un taux de change favorable à ceux qui apportent leurs dinars non déclarés ? - 41.4%
 Interdire le paiement en liquide pour toute transaction supérieure à 500 000 dinars ? - 20.6%

Total votes: 1812

Vidéos

CPP : Alger, sous stress étudiant, a-t-elle déjà voté Macron ?

Vidéos

Ali Hamani, président de l’APAB: "Les prix des boissons augmenteront en 2017"

A ne pas manquer

Prev Next

L’assurance des personnes gagnerait à intégrer des produits comme l’épargne-retraite - Olivier de la Guéronnière, DG d’Amana (Audio- RadioM)

  L’assurance des personnes a un bel avenir en Algérie pour peu qu’on y intègre des produits comme l’épargne retraite, assure Olivier de la Guéronnière, DG d’Amana de passage mardi 21 février dans l'émission "l'invité du direct" de RadioM.

Le passage en force de 850 de migrants à Ceuta suscite des questions sur un "jeu marocain"

  Quelques semaines après la menace des autorités marocaines de ne plus contrôler les flux migratoire vers l'Union européenne, au moins 850 subsahariens, selon des secouristes et les autorités espagnoles, ont pénétré depuis vendredi dans l'espace européen depuis l’enclave espagnole de Ceuta.

FanZone.dz: les pages des ambassades plus fréquentées que celles des institutions culturelles

Dans le classement des institutions internationales, on découvre que les pages Facebook des ambassades sont plus fréquentées que institutions culturelles. Primauté aux visas et aux études?