Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Jeudi, 19 Avril 2018

  •   Boualem Alami
  • lundi 20 juillet 2015 16:47

Maroc : Le secteur de l’immobilier déprime par "manque de confiance en l’avenir"

Maroc ImmobilierLes banques jouent la prudence en rationnant le crédit à la promotion immobilière (dr.)

 

Après plusieurs années de détente, le secteur immobilier au Maroc semble faire du surplace, où les mises en chantier de logements sont presque à l’arrêt au 1er semestre 2015.

Des promoteurs immobiliers marocains estiment que le secteur est frappé d’inertie depuis 2012. Sur l’ensemble du premier semestre 2015, seulement 83.116 logements ont été lancés, soit 15% de moins par rapport à la même période en 2014, selon des chiffres du ministère de l’habitat, repris par La Vie éco. Le lancement de chantiers a reculé de 8% en 2014 et respectivement de 15% et 24% en 2012 et 2013. Cité par La Vie Eco, Youssef Ibn Mansour, président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), estime que le secteur est encore loin d’une configuration de redémarrage. "Les professionnels reportent leurs décisions d’investissement par manque de confiance en l’avenir et cela devrait se prolonger", ajoute-t-il. Situation aggravante, les banques jouent la prudence en rationnant le crédit à la promotion immobilière, qui a chuté de 3,8% sur les quatre premiers mois de l’année. Dans le même temps, l’indice des prix des actifs immobiliers de Bank Al-Maghrib est pointé sur une baisse des ventes de 10,7% entre le dernier trimestre de 2014 et les trois premiers mois de 2015. Quant aux crédits aux particuliers, ils affichent également une progression tout juste modeste de 1,9% sur les quatre premiers mois de 2015. Bref, le scénario d’une autre année "blanche" pour les promoteurs immobiliers semble très possible.

Des retards dans le programme du gouvernement

En 2012, le gouvernement Benkirane avait mis en place un ambitieux programme de logements pour toutes les couches sociales : 20.000 logements pour la classe moyenne, 80.000 logements sociaux et 9.000 logements pour les bas salaires, ou à faible valeur immobilière, sur la période 2012-2016. A moins de deux années de l'échéance de ce programme, les réalisations ne sont pas à la hauteur des prévisions. Sur les trois dernières années, seulement 138.000 logements sociaux (logements à 250.000 DH hors TVA) ont été réalisés et livrés sur des prévisions de 240.000 logements, soit un déficit de 101.000 unités. Le déficit est encore plus prononcé pour les logements en direction de la classe moyenne, avec des salaires oscillant entre 8.000 et 16.000 DH. Pour ce type de demandeurs, le gouvernement a mis en place un programme global de 20.000 logements à réaliser chaque année.

Eviter la crise immobilière

En 2014, il n'y a eu que 13.512 logements de haut standing réalisés contre 14.200 et 12.000 logements livrés respectivement en 2013 et 2012. Le déficit de logements à réaliser pour la classe moyenne est de 203.000 logements. Quant au programme de logements "à faible valeur immobilière" (140.000 DH/unité), il accuse un énorme retard. Sur les 9.000 logements prévus annuellement, les entreprises chargées de ce programme n'ont produit que 4.700 logements en 2012, 4.350 en 2013, et 2.805 en 2014. Pour le ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, Nabil Benabdallah, il s’agit d’éviter une crise immobilière qui serait provoquée par le stock de logements réalisés et invendus. Et la relance des chantiers à l’arrêt.

 


Évaluer cet élément
(4 Votes)

Laissez un commentaire



  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

CPP du 07.03.2018: "Le 8 mars provoque un clash de civilisations sur RadioM"

Sondage

la décision d’ouvrir le capital ou de céder une entreprise publique doit remonter au président de la république ? - 6.2%
les privatisations et ouverture de capital doivent passer par la bourse d’Alger ? - 33.5%
il est plus urgent de cesser le soutien financier aux entreprises publiques que de savoir qui va les racheter ? - 34%
il faut maintenir le secteur public tel quel pour préserver l’emploi et l’égalité social ? - 20.7%

Total votes: 889

Vidéos

Le ministère du Travail veut que les syndicats respectent uneloi qu'il transgresse lui-même (N.Bouderba)

A ne pas manquer

Prev Next

Pétrole: Le prix du Brent monte à près de 75 dollars, à son plus haut niveau depuis 2014

  Les stocks de pétrole brut ont reculé selon les chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA).

L'enquête britannique pour corruption viserait un marché impliquant l'aéroport d'Alger, selon Ultra Electronics

     En mars 2018, la SGSIA a lancé un appel d’offres pour une solution informatique de gestion aéroportuaire et la société britannique, après soumission, a obtenu le marché. 

Bamako rappelle ses diplomates en Algérie pour consultation au sujet de la situation des ressortissants maliens

  Le ministre malien des Affaires étrangère a « demandé à ses concitoyens qui ne se sentent pas en sécurité de quitter l'Algérie ».