Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Vendredi, 24 Février 2017

  •   La VieEco
  • mardi 19 juillet 2016 16:48

Maroc: Pour Ahmed Lahlimi, le gouvernemet doit revoir son modèle de croissance

 

 

 

 

 

 

Le PIB augmenterait de 1,5% en 2016 et de 3,5% en 2017. Ahmed Lahlimi appelle à un modèle économique axé sur l’industrialisation et où l’Etat investirait dans les secteurs productifs dont il s’est depuis longtemps retiré.

 

 

La formule paraît tout à fait adaptée pour caractériser la situation économique actuelle du Maroc, celle d’«un équilibre économique bas» dans lequel, selon Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au Plan, se trouve le Maroc depuis quelques années. Au cours de la présentation, mardi 11 juillet 2016, de son Budget économique exploratoire 2017, et dans lequel il affine ses estimations pour l’exercice 2016, le patron du HCP a utilisé cette formule pour dire que si les équilibres macroéconomiques sont désormais rétablis, la croissance économique, elle, évolue à un rythme lent, voire faible, se situant dans une fourchette de 1% à 3%. «Avec de tels niveaux de croissance, notre pays doit être interpelé sur la soutenabilité de cet équilibre bas», analyse M. Lahlimi.

Hausse du PIB, mais pas au rythme voulu

En moyenne, le PIB a en effet augmenté de 3% par an entre 2010 et 2016 au lieu de 4,5% par an durant la décennie 2000. Pour 2016, et compte tenu des données disponibles sur la première moitié de l’exercice, la croissance économique s’établirait à 1,5% sur l’ensemble de l’année, au lieu de 1,3% annoncé en janvier dernier. En 2017, et sur la base d’une campagne céréalière moyenne et d’une reconduction de la politique budgétaire de 2016, le PIB devrait progresser de 3,5% (cette prévision devant être révisée en janvier 2017 à la lumière des dispositions de la Loi de finances qui sera en votée d’ici là). Au total, la valeur ajoutée globale en 2016 serait de 0,6% au lieu de 3,1% en 2015 et de 1,9% en 2014. Peu de gens y font attention, en réalité la croissance des activités économiques, c’est bien celle-là. Et si la croissance du PIB est estimée à 1,5%, c’est en raison de l’augmentation des impôts sur les produits nets des subventions de 8,1% ; le bon comportement des impôts étant liés à la baisse des subventions, suite à la réforme de la compensation.

Revoir les grandes tendances

Pour 2017, la situation, telle que prévue par le HCP, devrait toutefois s’améliorer, mais cette amélioration proviendrait grosso modo du retournement complet de la situation du secteur primaire (agricole principalement) dont la valeur ajoutée passerait du négatif (-9,7% en 2016) au positif (+7,2%); et si les rendements venaient à être supérieurs à la moyenne prévue, la valeur ajoutée pourrait être encore plus élevée. Mis à part le secteur primaire, les activités non agricoles, prises dans leur ensemble, évolueraient faiblement : +2,6% au lieu de 2,3% en 2016. Et cette amélioration serait surtout le fait des activités du secteur secondaire (+3,5% au lieu de 3,3% en 2016), alors que celles du tertiaire augmenteraient de 2,1% au lieu de 1,9% un an auparavant. Grâce à une hausse des impôts sur les produits nets des subventions de 5%, le PIB global progresserait de 3,5%.

Face à cette croissance économique qui se situe dans «un équilibre bas», M. Lahlimi appelle à «un réajustement résolu» du modèle économique «dans le cadre d’une nouvelle ère de croissance axée sur l’industrialisation et où l’Etat se décide, au-delà des infrastructures, à investir dans les secteurs productifs, dont il s’est depuis longtemps retiré par alignement sur un principe aujourd’hui contesté même par les institutions internationales qui en ont été pendant longtemps les chantres». (La VieEco)

 


Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Sondage

Le paiement électronique est en cours de lancement en Algérie depuis octobre dernier.

Vidéos

Avec la BDL et la BADR nous développerons la bancassurance en Algérie" (DG d'Amana)

Vidéos

CPP : Alger, sous stress étudiant, a-t-elle déjà voté Macron ?

A ne pas manquer

Prev Next

Maghreb: L'Algérie et le Maroc, plus gros importateurs d'armes en Afrique, Etats-Unis premier fournisseur mondial

L'Algérie et le Maroc sont respectivement premier et second plus gros importateurs d'armes en Afrique, alors que l'Arabie Saoudite est leader mondial dans les achats d'armements, selon le dernier rapport de l'Institut national pour la paix de Stokholm (Sipri). Fait emblématique: les pays d'Amérique Latine achètent de moins en moins d'armements, tandis que les Etats-Unis, la France et la Russie...

Ooredoo Algérie clôture l’année 2016 avec des indicateurs positifs, mise sur la 4G en 2017

Pour l’année 2017, Ooredoo Algérie se fixe l’objectif de renforcer ses investissements en Algérie « afin d’augmenter rapidement la pénétration de la technologie 4G ».

Le CPP sort du piège Bengana par « la bronchite aigue » et les achats d’armes Algérie-Maroc (audio-vidéo)

L’actualité de la semaine politique a été plus fournie que d’habitude. Plus clivante aussi. Résultat un café presse politique tout feu tout flamme.