A l’issue de la toute récente visite de la chancelière allemande à Alger, Mme Angela Merkel, de grosses pointures de l’économie allemande se redéploient et affichent leur volonté de reconquérir le marché algérien.

Cet élan est appuyé par les plus hautes autorités allemandes qui entendent renforcer les liens, notamment économiques, entre l’Algérie et l’Allemagne.
Cette ambition a été rappelée par Son Excellence l’Ambassadrice d’Allemagne à Alger, Mme Ulrike Knotz, nouvellement en poste dans notre pays. « L’Allemagne est le cinquième fournisseur de l’Algérie, le climat d’investissement a néanmoins été tendu ces dernières années du fait de la baisse des prix du pétrole. Le pays a alors mis en place tout un éventail d’instruments et de règlements pour rééquilibrer le bilan commercial ; cela n’a pas été sans avoir d’impact sur les échanges économiques. Au premier semestre 2018, nous avons accusé une perte de valeur des exportations allemande vers l’Algérie de plus de 40 %. Des fleurons de l’industrie allemande installés en Algérie continuent pourtant à enregistrer des bilans positifs en Algérie en dépit des vicissitudes.

C’est le cas pour BASF qui affiche 23 % de croissance en 2018, soit le même taux qu’en 2017. Cela me rassure et indique que le marché algérien demeure intéressant pour les entreprises allemandes appelées à rayonner sur le Maghreb voire le continent africain. Je m’engage donc à intensifier les contacts bilatéraux à tous les niveaux. » A déclaré Mme Knotz, à l’occasion de l’inauguration du siège flambant neuf de la firme allemande spécialisée dans l’industrie chimique BASF, à Chéraga, à Alger. Propriétaire d’un investissement de cinq millions d’Euros à Sidi Moussa, BASF, est en joint venture avec Sonatrach, et participe au développement de nombreux projets comme le métro d’Alger et le port de Cherchell. Son apport est également important dans le secteur automobile et celui des énergies renouvelables. BASF est présent en Algérie depuis plus de quarante ans. L’Allemagne est un pays qui a encouragé la diversification de l’économie algérienne dès l’aube de l’indépendance.

Salim Benalia