« Le programme TEF a eu un impact direct sur 4460 entrepreneurs et nous commençons à en voir les résultats, en termes de création d’emplois, mais surtout la reconnaissance que le bien-être économique de l’Afrique est entre les mains des entrepreneurs que sont les femmes et hommes».

La 4ème édition du Forum Tony Elumelu (TEF 2018) a accueilli jeudi à Lagos au Nigeria les 1000 entrepreneurs (Startupeurs) bénéficiaires d’un programme de financement d’une valeur de 10000 dollars US chacun, a-t-on appris sur place lors d’une cérémonie rehaussée par la présence du président Ghanéen Nana Akufo-Addo et virtuellement du président Kenyan Uhuru Kenyatta et une présence record de 5000 jeunes entrepreneurs.

Le programme d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu est un engagement de 100 millions de dollars sur 10 ans visant à identifier, former, guider et financer 10.000 entrepreneurs. Son objectif est d’investir dans des entreprises générant au moins 1.000.000 de nouveaux emplois et générant au moins 10 milliards de dollars de nouveaux revenus annuels en Afrique.

Intervenant lors de la journée de lancement de la 4ème édition, l’initiateur de ce forum des futurs entrepreneurs du continent, le Nigérian Tony Elumelu, président de l’UBA (United Bank for Africa) et de la fondation qui porte son nom, a déclaré que l’objectif est centralisé sur la « démocratisation de l’esprit de l’entrepreneuriat dans tout le continent africain ». Car, jusqu’à aujourd’hui, « en Afrique, 75% des entreprises connaissent des échecs dès leur démarrage. Les 25% qui restent sont seulement celles qui portent des idées innovantes. Alors l’objectif est d’inverser la variante et d’assurer aussi que les projets sélectionnés sont ceux qui ont un impact sur le développement du continent », a-t-il assuré.

« Bientôt des PME africaines, qui ont participé au programme de la fondation Tony Elumelu auront des représentations au forum économique mondiale de Davos », a annoncé le fondateur de TEF. Une opportunité majeure pour ces entreprises d’internationaliser leurs projets et une occasion pour intégrer les plus grands réseaux d’entrepreneurs au niveau mondial.

Uhuru Kenyatta, en homme visionnaire

De son côté, le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, qui a prononcé une allocation directe en vidéo a insisté sur le fait que « l’avenir du continent ne sera pas assuré par ses dirigeants, mais plutôt par sa jeunesse ». Il a évoqué les actions entreprises par le Kenya pour devenir le premier pôle technologique du continent « grâce aux efforts que mène le pays dans l’enseignement, la formation académique et professionnelle, ainsi que l’employabilité ».

Le moins qu’on puisse dire de ce pays, c’est qu’il est à l’avant-garde du développement technologique dans le continent africain. Preuve en est qu’il est le premier pays à avoir intégré le mobile paiement comme outil de transaction commerciale. Pour le président Kenyan, « le secteur de l’informatique, et des TIC en général, est primordial pour notre économie et nous avons fourni ce dont les entrepreneurs ont besoin ».

En ouvrant le débat face à environ 5000 jeunes entrepreneurs venant des quatre coins du continent, Tony Elumelu a déclaré qu’en quatre années d’existence, « le programme a déjà porté ses fruits ». « Le programme TEF a eu un impact direct sur 4460 entrepreneurs et nous commençons à en voir les résultats, en termes de création d’emplois, mais surtout la reconnaissance que le bien-être économique de l’Afrique est entre les mains des entrepreneurs que sont les femmes et hommes».

Pour sa part, le président du Ghana a indiqué que « les PME sont le socle de toute économie. Tout le monde parle des grandes entreprises qui financent les économies des pays. Ce n’est pas vrai ! Ce sont les petites et moyenne entreprise qui contribuent directement au développement, l’exemple de l’Amérique est suffisant et nous devons également faire pareil pour construire notre continent ».