Une première réunion du COMEFA s’est tenue en novembre 2013 à Paris

 

 

Ces partenariats, qui doivent être opérationnels dès le mois de décembre,  touchent à différents domaines, de l’agroalimentaire au bâtiment en passant par la découpe des métaux et la fabrication des radars de marine.

 

 

Impulsée à l’initiative de la Mairie de Marseille et de la Région PACA (Provence Alpes Côte d’Azur), co-organisée par le Forum des chefs d’entreprises (FCE) et le médiateur économique Jamel Kherchouche, la rencontre d’affaires entre les chefs d’entreprises françaises et algériennes, tenue à Alger, s’est soldée par une quinzaine de partenariats touchant à différents domaines, de l’agroalimentaire au bâtiment en passant par la découpe des métaux et la fabrication des radars de marine. Ils devraient être concrétisés dès le mois de décembre. « Nous avons 4 entreprises françaises qui sont issues de l’agroalimentaire. Ce sont de superbes unités de production, des PME entre 10 et 50 employés, qui rêvent aujourd’hui de venir s’installer en Algérie, a détaillé Jamel Kherchouche médiateur économique et l’un des organisateurs de la rencontre en partenariat avec le FCE. Selon notre interlocuteur, toutes les entreprises venues à Alger (une cinquantaine) se sont toutes intégrées la loi 51 /49% et se sont mises à l’idée qu’il fallait créer une société de droit algérien pour pouvoir fonctionner en Algérie, assure M. Kherchouche. « Les entreprises que nous avons approchées pour venir à Alger mais qui se sont montrées réticentes à cette idée nous les avons tout simplement dissuadées de venir en Algérie », affirme ce jeune manageur précisant que sur une centaine d’entreprises françaises approchées seules une cinquantaine se sont dites prêtes à adhérer à la règle 51/49. Avant de souligner « pour nous, les intérêts de l’Algérie priment ».  

Un gain de temps

A travers ces deux journées, les organisateurs ont voulu montrer à la délégation française que l’Algérie est un pays accessible, comme l’a souligné Kherchouche. Ce rendez-vous se veut aussi, ajoute-t-il, un gain de temps. « On veut faire gagner à tous deux, trois, quatre à cinq ans à travers toutes les connexions qu’il va y avoir, à la fois aux institutionnels (ANDI, ANIREF, FCE, Ministère), et surtout aux entrepreneurs algériens, observe M. Kherchouche. « L’objectif c’est qu’à la fin, on reparte avec une centaine de cartes de visites. Le plus difficile cependant, c’est d’amorcer la pompe, et d’avoir ses premiers quatre ou cinq clients. A la fin de ces deux journées, nous souhaitons que ces contacts soient scellés et pourquoi pas voir concrétiser dans les plus brefs délais ces relations d’affaires », a-t-il fait savoir. Le médiateur économique a qualifié les mesures gouvernementales en faveur de l’investissement d’ « extraordinaires »et de « très bien pensées ». « Il faut maintenant renforcer la capacité à les mettre en application de manière opérationnelle », suggère-t-il.