Photo/ Khaled Aboubaker

 

Le déficit de l’Afrique en ingénieurs, par exemple, s’élevait à 4,3 millions en 2016.

Selon l’ACBF (Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique), le manque de formation des acteurs de la mise en œuvre de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine risque d’entraver la concrétisation des ambitions du continent.

C’est lors d’une table ronde sur « les compétences et les mécanismes de formations requis pour la mise en œuvre de la ZLECA », au siège de la commission économique pour l’Afrique (CEA), organisée en marge de la 51ème Conférence des ministres africains des Finances, de la planification et du développement économique que des experts, hauts fonctionnaires, investisseurs, des représentants de la société civile et du secteur privé se sont accordés sur « l’urgence pour les pays africains d’évaluer et pallier rapidement le manque de formation des fonctionnaires, négociateurs et autres acteurs clés de la mise en œuvre de la ZLECA ».

Selon un document de l’ACBF, des quelques 42 traités et accords signés par l’Organisation de l’Unité Africaine puis l’Union Africaine entre 1963 et 2014, seuls 25 ont été ratifiés. Une situation qui pourrait s’expliquer par le déficit en matière de capacités pour la mise en œuvre des accords en question.

Sur uutre volet, si les études de la CEA révèlent que la mise en place d’un marché unique africain pourrait contribuer à consolider et à accélérer la croissance économique du continent et renforcer sa compétitivité dans le marché mondial, « la concrétisation de la ZLECA devra passer par plusieurs étapes, dont la négociation par les pays des règles continentales notamment en matière de concurrence, d’investissement ou de propriété intellectuelle ». Pour y parvenir, « les pays africains devront impérativement se doter des compétences qui leur permettront de tirer le plus grand bénéfice possible de la ZLECA pour leurs pays ».

Les formations nécessaires toucheraient ainsi à des domaines tels que « la négociation d’accords commerciaux, la coordination, le suivi et l’évaluation des accords commerciaux ou encore des savoir-faire techniques (le déficit de l’Afrique en ingénieurs, par exemple, s’élevait à 4,3 millions en 2016) », soulignent les experts de la CEADes formations s’imposeraient également dans des domaines tels que le leadership transformateur, l’ouverture au changement, les nouvelles technologies, l’innovation, et autres.